Jeunes, étudiant.e.s, salarié.e.s, retraité.e.s, ça continue

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Tous ensemble pour défendre notre système de retraite solidaire par répartition

Les organisations syndicales de la Seine-Saint-Denis réaffirment leur rejet du plan Macron sur les retraites, qui souhaite casser le régime existant pour instaurer un “système universel de retraite par points”.

Cette réforme porte la baisse généralisée des pensions, comme le démontre le système suédois, modèle de la réforme Macron. Nous sommes face à un projet Injuste et dangereux pour la cohésion sociale, particulièrement dans notre département, qui connaît le plus faible niveau de vie en France métropolitaine et ou la population subit le chômage et la précarité.

Ce projet entraînerait un recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans et des pensions amputées, des conditions plus drastiques pour bénéficier d’une pension de réversion diminuée, les périodes de maladie, chômage, maternité qui sortiraient des droits à la retraite, l’augmentation des inégalités Femmes/Hommes, la fin des régimes spéciaux. En outre, la valeur du point serait révisable chaque année, par le gouvernement. Le niveau des retraites ne serait en clair plus garanti. Une incertitude et une casse des droits qui ouvriraient en grand la porte de la retraite par capitalisation. Le texte Macron est donc bien au service de la finance, dont les dernières crises ont pourtant démontré toute la nocivité économique et sociale.

Le gouvernement tente de décourager la montée de la mobilisation, dans une sorte d’aveu de la nocivité de cette réforme, en proposant de basculer dans le nouveau système uniquement les générations nées à partir de 1975 ! II fait clairement le choix de sacrifier la jeunesse déjà durement frappée par la précarité ! La clause du “Grand-père” est la clause de la honte ! Ce pouvoir projette ainsi de fragmenter notre société et de briser la solidarité intergénérationnelle en faisant supporter la régression sociale aux futures générations ! Un pouvoir qui n’assume pas ses choix puisqu’aucun représentant de LREM de la Seine-Saint-Denis n’a osé répondre à notre demande de débat public contradictoire !

À rebours de ces logiques il y a plus que jamais besoin de renforcer notre système de retraite par répartition à la fois contributif et solidaire !

Les moyens existent mais supposent de privilégier les politiques d’emplois, des salaires, de solidarité, d’investissements, au détriment du service de la finance comme s’y emploie ce pouvoir dont les liens avec des fonds de pensions ont été révélés par la presse.

Pour ces raisons, les organisations syndicales de la Seine-Saint-Denis exigent le retrait du plan Macron, le maintien de tous les régimes existants et le retour à la retraite à taux plein à 60 ans. L’ampleur des mobilisations, des grèves enclenchées depuis le 5 décembre, des manifestations départementales des 11 et 19 décembre démontrent que les salariés rejettent massivement cette réforme. Aussi les organisations syndicales départementales appellent à renforcer et élargir encore la mobilisation par la grève et la reconduction de celle-ci, et pour ce faire à organiser dans les entreprises et les administrations des Assemblées Générales dans l’unité.

Elles décident d’impulser des initiatives pour que le souffle populaire de la Seine-Saint-Denis contribue à l’élévation du rapport de force et appellent :

jeudi 23 janvier 2020 •••

••• Marche unitaire départementale aux flambeaux 18H de la Bourse départementale du travail (1 place de la Libération à Bobigny) vers le parvis de la Préfecture (Esplanade Jean Moulin à Bobigny).

vendredi 24 janvier 2020 •••

Jour du Conseil des ministres

••• Manifestation unitaire régionale à 11H à Paris, Place de la République vers la Place de la concorde (RER E Bondy).

Bobigny, le 17 janvier 2020

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Tous ensemble pour défendre notre système de retraite solidaire par répartition

Les organisations syndicales de la Seine-Saint-Denis réaffirment leur rejet du plan Macron sur les retraites, qui souhaite casser le régime existant pour instaurer un “système universel de retraite par points”.

Cette réforme porte la baisse généralisée des pensions, comme le démontre le système suédois, modèle de la réforme Macron. Nous sommes face à un projet Injuste et dangereux pour la cohésion sociale, particulièrement dans notre département, qui connaît le plus faible niveau de vie en France métropolitaine et ou la population subit le chômage et la précarité.

Ce projet entraînerait un recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans et des pensions amputées, des conditions plus drastiques pour bénéficier d’une pension de réversion diminuée, les périodes de maladie, chômage, maternité qui sortiraient des droits à la retraite, l’augmentation des inégalités Femmes/Hommes, la fin des régimes spéciaux. En outre, la valeur du point serait révisable chaque année, par le gouvernement. Le niveau des retraites ne serait en clair plus garanti. Une incertitude et une casse des droits qui ouvriraient en grand la porte de la retraite par capitalisation. Le texte Macron est donc bien au service de la finance, dont les dernières crises ont pourtant démontré toute la nocivité économique et sociale.

Le gouvernement tente de décourager la montée de la mobilisation, dans une sorte d’aveu de la nocivité de cette réforme, en proposant de basculer dans le nouveau système uniquement les générations nées à partir de 1975 ! II fait clairement le choix de sacrifier la jeunesse déjà durement frappée par la précarité ! La clause du “Grand-père” est la clause de la honte ! Ce pouvoir projette ainsi de fragmenter notre société et de briser la solidarité intergénérationnelle en faisant supporter la régression sociale aux futures générations ! Un pouvoir qui n’assume pas ses choix puisqu’aucun représentant de LREM de la Seine-Saint-Denis n’a osé répondre à notre demande de débat public contradictoire !

À rebours de ces logiques il y a plus que jamais besoin de renforcer notre système de retraite par répartition à la fois contributif et solidaire !

Les moyens existent mais supposent de privilégier les politiques d’emplois, des salaires, de solidarité, d’investissements, au détriment du service de la finance comme s’y emploie ce pouvoir dont les liens avec des fonds de pensions ont été révélés par la presse.

Pour ces raisons, les organisations syndicales de la Seine-Saint-Denis exigent le retrait du plan Macron, le maintien de tous les régimes existants et le retour à la retraite à taux plein à 60 ans. L’ampleur des mobilisations, des grèves enclenchées depuis le 5 décembre, des manifestations départementales des 11 et 19 décembre démontrent que les salariés rejettent massivement cette réforme. Aussi les organisations syndicales départementales appellent à renforcer et élargir encore la mobilisation par la grève et la reconduction de celle-ci, et pour ce faire à organiser dans les entreprises et les administrations des Assemblées Générales dans l’unité.

Elles décident d’impulser des initiatives pour que le souffle populaire de la Seine-Saint-Denis contribue à l’élévation du rapport de force et appellent :

mercredi 15 janvier 2020 •••

••• Manifestation unitaire départementale 11h00 Place de la Gare à Bondy (RER E Bondy). Pour une arrivée devant la permanence de la députée LREM de Madame Sylvie Charrière à Villemomble (2 rue Montel).

Bobigny, le 10 janvier 2020

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Arrestation du Secrétaire général de la CGT93

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les organisations syndicales CGT 93, FSU 93, CFDT 93, FO 93 et CFE-CGC 93 dénoncent l’attitude des forces de l’ordre dans la gestion du rassemblement à l’appel de la CGT 93 sur le parvis de la préfecture de Bobigny.

Ce rassemblement visant à interpeller le premier ministre Édouard Philippe sur l’insuffisance des premières annonces parvenues par le biais médiatique a été réprimé avec violence. La CGT 93, alertant sur l’état des services publics en Seine-Saint-Denis venait porter la parole de nombre de salariés qui réclament réparation de leurs conditions de travail.

C’est par la force et l’arrestation de notre camarade Hervé Ossant, Secrétaire Général de la CGT 93, que le premier ministre a répondu !

Rien ne devait troubler le show médiatique gouvernemental dont les organisations syndicales avaient été écartées !

Pour les organisations syndicales CGT, FSU, CFDT, FO et CFE-CGC de la Seine Saint Denis, qui exigent l’arrêt des poursuites contre Hervé Ossant, convoqué au tribunal le 8 février 2021 et qui a subi une garde à vue de 7 heures pour avoir déployé une banderole contre la casse du service public, le respect des syndicats passe par le respect des prérogatives de leurs représentants !

La répression syndicale et la criminalisation du mouvement social ne sont pas acceptables ! Le droit de manifester est constitutionnel et rien ne doit le remettre en cause !

Bobigny, le 31/10/2019.

Rapport sur l’action de l’État en Seine-Saint-Denis

Rapport sur l’action de l’État en Seine-Saint-Denis

Communiqué de Presse

UNITÉ SGP POLICE

Mercredi 30 octobre 2019

« Les policiers de Seine-Saint-Denis attendent des annonces concrètes du Premier Ministre », déclare Erwann GUERMEUR, Secrétaire Départemental.

En mai 2018, un rapport de commission d’enquête parlementaire, conduite par les députés François Cornut-Gentille (LR) et Rodrigue Kokouendo (LREM), qui a évalué l’action de l’État en Seine-Saint-Denis était rendu public.

Demain, jeudi 31 octobre, le premier ministre Édouard Philippe se rendra en préfecture de Seine Saint Denis afin d’y présenter « ses décisions ».

Si la diffusion de ce rapport parlementaire a eu comme conséquence la création de groupes de travail qui se sont réunis à plusieurs reprises, UNITÉ SGP POLICE regrette que les policiers de la base n’aient pas été conviés à échanger sur les problématiques qui sont les leurs dans l’exercice de leurs missions au quotidien.

Reçu par le préfet en juin, UNITÉ SGP POLICE avait fait part de quelques propositions pour « promouvoir l’exercice du métier et fidéliser les agents » sur le département dont voici quelques exemples

• Création d’un effectif minimum de fonctionnement par commissariat.
• Création d’une prime spécifique d’exercice en Seine Saint Denis.
• Plan de rénovation des commissariats.
• Plan de renouvellement du parc auto
• Création d’une nouvelle bonification indiciaire pour les OPJ

Les policiers de Seine-Saint-Denis attendent maintenant des annonces concrètes au-delà des effets d’annonces.

À exercice exceptionnel, mesures exceptionnelles, le 93 doit bénéficier d’un véritable « plan Marshal » afin que les policiers aient les moyens de travailler en toute sécurité et de manière pérenne sur le département.

Une hérésie !

Une hérésie !

21 octobre 2019

La gestion de l’association Vivre Autrement


La direction générale fait porter aux expertises, et donc aux élus, le fait que les coûts font couler l’association ! Une hérésie !

Alors que la direction ne cesse de répéter que les expertises ont pesé lourd sur le budget de l’association, nous avons la preuve du contraire ! La direction, dissimule la réalité !!!
Car la réalité est tout autre !

En voici les détails :

  • Le cout des seules expertises (69,2 K€) ont pesé sur l’année 2017.

Ce n’est donc pas cela qui explique la hausse des dépenses en 2018, mais plutôt les frais d’avocats, les frais de recrutements et les projets de l’association !

On constate :

  • Que le coût comptable de l’ensemble Honoraires et autres Charges était en fait de 147,9 K€
  • les frais d’avocats s’élèvent à 66,4 K€ dont :
    • 50,5 K€ pour l’avocat engagé dans le cadre du CHSCT
    • 15,9 K€ concernant un avocat en droit social. Dont 10 K€ de dépense de crédit non renouvelable pour la mise en place du nouvel accord associatif à 37H !
  • les coûts liés aux obligations comptables sont de 81 K€ (à savoir 40,3 K€ chaque année). Notons cependant l’intervention de 2 cabinets d’expertise et audit comptable…
  • les dépenses de formation et coaching des managers se sont élevés à 57,6 K€ :
    • Une partie dans le cadre de la formation Altedia sur le management, dispensée par le président bénévole de l’association.
      Cette dépense aurait été remboursée intégralement.
    • Une part importante par l’intervention de Team Decide sur Bobigny en 2017 (pour 43,6 K€). Ainsi, contrairement à ce qui nous avait été annoncé, cette dépense n’est pas liée au cabinet CTR pour rechercher des exonérations de charges…
  • les projets lancés par VA ont couté 51,3 K€ avec les projets Google Adwords (pour 20,7 K€) et démystifions le handicap (14,8 K€)
  • enfin les frais de recrutements ont généré un coût de 63,9 K€ sur 2018. L’essentiel (soit 57 K€) concerne 7 responsables et directeurs.

Voilà ce qu’ils ont omis de nous révéler !!!

Néanmoins, nous ne pouvons retirer à la direction
l’art et la maitrise
d’une communication mensongère et falsifiée
auprès des financeurs et des salariés !

#ilfautrendreacesarcequiestacesar

Samira LAALOU
Déléguée Syndicale FO

Sylvie MÉNAGE
Déléguée Syndicale CGT

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Alerte rouge !

Amiante dans les collèges du 93

Cela fait maintenant plus d’un an que nos organisations syndicales alertent le Conseil Départemental et la DSDEN des risques graves que la présence d’amiante dans les locaux fait courir aux personnels des collèges du département et aux élèves qui les fréquentent.

Tout a commencé en février 2018 lorsque les personnels du collège Balzac de Neuilly-sur-Marne se sont rendu compte qu’il y avait de l’amiante dans leurs bâtiments, notamment dans les locaux de la SEGPA.

Il a fallu six longs mois de bagarre pour que le Rectorat se décide enfin à fermer ces locaux. Dans le même temps, une des agentes d’entretien de ce collège a connu de très graves problèmes de santé, notamment respiratoires, directement liés à son exposition à de l’amiante : elle avait été en charge, en effet, et pendant des années, du décapage des sols de la SEGPA, en contravention avec une circulaire départementale de 2012 – publiée en application d’une circulaire ministérielle du 28 novembre 2000 – interdisant, par précaution, aux chefs d’établissement de faire décaper les sols des collèges. Même scandale à la même époque à Politzer-Bagnolet.

Nos organisations syndicales ont alors décidé de tirer la sonnette d’alarme. Nous avons réuni en Assemblées générales intersyndicales des centaines d’agent·es et de professeurs du département. Nous nous sommes adressés en leur nom au Conseil Départemental et à la DSDEN pour exiger qu’ils prennent leurs responsabilités. Le 3 juillet 2019 le Conseil Départemental nous a reçues sur ce sujet.

Lors de cette audience, nos craintes ont reçu confirmation : « Oui, il y a des gens qui travaillent dans des collèges amiantés » puisque « l’amiante il y en a dans tous les collèges construits avant 1997 ». Tous les collèges construits avant 1997 ? Cela signifie 80 % des collèges du département. Cela veut dire que 80 % des collégiens de ce département, 80 % des personnels qui travaillent dans ces collèges sont potentiellement exposés à de l’amiante car les fibres peuvent se trouver partout : dans les toits, les sols, les murs…

Le plan de rénovation/reconstruction du Conseil Départemental a permis de désamianter quelques établissements mais les mesures prises sont très insuffisantes. L’accès aux DTA (Dossier Technique Amiante), qui expliquent où se trouve l’amiante dans les collèges, reste trop souvent compliqué. Une partie de ces DTA se révèlent incomplets pour la simple raison que certains espaces des collèges ont échappé aux analyses…
Pour une majorité d’entre eux, ces DTA n’ont d’ailleurs pas été remis à jour depuis 2012 ! La campagne de réactualisation actuelle ne sera pas terminée avant fin 2020. En attendant, le Conseil Départemental se révèle incapable de nous dire quels travaux ont été faits et à quels endroits.

Le Conseil départemental livre les informations au compte-gouttes, et sous la pression. Les familles, elles, ne sont tout bonnement pas mises au courant !

Les employeurs prennent-ils en charge au moins la santé des personnels concernés ? Pas le moins du monde ! Alors même que le Conseil Départemental et la DSDEN connaissent le déroulé de carrière de chacun·e des agent·es et enseignant·es du département, ce sont à ces dernier·es de se manifester et de demander une fiche d’exposition ! Or comment savoir que l’on a été exposé en fréquentant un établissement dans lequel on ne travaille plus depuis des années, si ce n’est par une alerte de notre employeur ? Quant aux personnels qui demandent rendez-vous auprès de la médecine de prévention, on les prévient souvent qu’ils devront patienter plusieurs mois !

Au moins la pratique du décapage a-t-elle cessé dans tous les collèges ? Beaucoup de collègues peuvent attester qu’il n’en est rien malgré les risques officiellement reconnus !

C’est à l’employeur de garantir a priori que toutes les conditions de santé et de sécurité sont réunies pour permettre aux personnels et aux élèves de travailler dans des conditions sereines.

•••

Nous exigeons un diagnostic clair et réactualisé, transmis à tous les personnels, collège par collège.

Nous exigeons, une fois ce diagnostic établi, que les matériaux amiantés, qu’ils appartiennent à la liste A, B ou C, soient tout simplement retirés : nous ne voulons plus d’amiante dans nos collèges.

Nous exigeons que des mesures d’empoussièrement soient effectuées après désamiantage et qu’elles soient transmises aux personnels.

Nous exigeons que tout collègue soit suivi par la médecine du travail, dès lors qu’il a travaillé dans un collège amianté et que ses droits lui soient rappelés et qu’ils soient respectés.

Nous exigeons qu’au moindre doute, toutes les mesures nécessaires soient prises pour garantir la santé des élèves et des personnels.

Contact Presse :
Mme HAMED (FO-CD) : 06 21 04 08 61
M. MOUNIER (SUD Éducation 93) : 06 72 41 37 56


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Amiante au collège

Assemblée générale des agent·es techniques et des enseignant·es des collèges de Seine-Saint-Denis

Le 3 juillet 2019, nos organisations syndicales ont été reçues par le Conseil Départemental quant au problème de l’amiante dans les collèges de Seine-Saint-Denis. La réponse qui nous a été fournie, est la même que celle fournie jusqu’à présent : “Tout va bien, on gère ! Oui, il y a des gens qui travaillent dans des collèges amiantés, l’amiante il y en a dans tous les collèges construits avant 1997.
Cela ne veut pas dire que tou·tes les collègues sont en danger”
.
Cette réponse est loin de nous satisfaire, car, en approfondissant au cours de l’audience, nous nous sommes vite aperçus des limites de celle-ci :

L’accès aux DTA (Dossier Technique Amiante),

  • qui explique où se trouve l’amiante dans les collèges, reste compliqué. Une majorité d’entre eux n’a pas été remis à jour depuis 2012 et si une campagne de réactualisation est bien lancée, celle-ci ne sera pas terminée avant fin 2020. En attendant, le Conseil Départemental se révèle incapable de nous dire quels travaux ont été faits et à quels endroits : “ce serait nous mentir que nous dire cela !”. Par ailleurs, une partie des DTA se révèlent incomplets pour la simple raison que des lieux n’ont jamais été analysés…

L’information aux personnels et usager·es est insuffisante :

  • le Conseil Départemental ne prévoit qu’une seule réunion en octobre 2019 pour informer les 1200 ATTEE. Concernant les consignes sur le décapage, les autorités départementales avouent ne pas savoir le nombre d’agent·es ayant eu connaissance de celles-ci. Concernant les autres catégories de personnels (enseignant·es, AED…), il s’en remet à la DSDEN pour les informer. Pour ce qui est des usager·es, rien n’est prévu.

La prévention de la santé des personnels est négligée :

  • alors même que le Conseil Départemental sait le déroulé de carrière de chacun·e de ses agent·es, c’est à ces dernier·es de se manifester et de demander une fiche d’exposition. Et ce n’est que la première étape du parcours du combattant que le Conseil Départemental impose : les agent·es considéré·es comme les plus à risque (les agent·es de maintenance et les équipes mobiles territoriales) seront traîté·es en priorité. Les autres (les agent·es polyvalent·es) peuvent attendre : “on ne peut pas tout faire d’un coup, car nous ne sommes pas assez nombreux·ses”.

Face à ces réponses qui n’en sont pas, nous nous devons de maintenir la pression pour en parler.

Nous vous proposons donc de nous retrouver le :

Mercredi 16 octobre à partir de 9h
à la bourse du travail de Bobigny :
salle Oreste
tram T1 : arrêt “libération”


Pour participer à cette Assemblée Générale, votre syndicat peut vous faire une Autorisation Syndicale d’Absence.

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Motions du Congrès de l’UD FO93
L’amiante dans les collèges du 93
Consternation, sidération et colère !

Consternation, sidération et colère !

Suite au suicide de notre collègue Christine, directrice à Pantin.

Cette affaire sera traitée avec toute la dignité qu’elle réclame, toute la détermination qu’elle nécessite

Lundi matin une de nos collègues, Christine, directrice à Pantin, a été retrouvée décédée sur son lieu de travail. L’ensemble des salariés de l’école, les parents mais aussi tous ceux qui la connaissaient sont tristes et consternés.

Le Snudi FO adresse toutes ses condoléances à la famille avec qui il est en contact et s’associe à sa douleur.

Nous sommes tous sidérés par ce geste dramatique.

Les directeurs ont reçu une lettre de cette collègue expliquant les raisons de cette décision. Vous trouverez, ci-joint, l’intégralité de celle-ci. C’est édifiant. Ce sont bien les conditions de travail qui ont fait craquer Christine. Au “pas de vague” très institutionnel, Christine a répondu par sa lettre. Nous vous invitons à la lire et à en parler autour de vous.

Christine a envoyé au Snudi F0 93 un dossier avec un mot manuscrit. Par là elle veut que, tous ensemble, dans l’unité, nous menions le combat pour dire : Plus jamais !

Ce qu’a vécu Christine, ce que nous vivons, nous, directeurs, professeurs des écoles, contractuels, AESH est scandaleux ! Pour le Snudi FO 93 il y aura désormais un avant et un après !

Une intersyndicale est prévue demain jeudi.

Avec dignité et détermination, nous organiserons dans l’unité la plus large des hommages pour Christine et les mobilisations à venir.

Nous vous tiendrons au courant des suites rapidement.

Bobigny, le 25 septembre 2019
Pour le bureau du Snudi FO 93
César Landron
Secrétaire départemental


Ci-dessous, la lettre de Christine RENON à l’inspecteur d’académie de Créteil, le samedi 21 septembre 2019 soit deux jours avant son décès


Pantin, le 21/09/2019

Monsieur l’inspecteur, Mesdames et Messieurs les Directeurs,

Aujourd’hui, samedi, je me suis réveillée épouvantablement fatiguée, épuisée après seulement trois semaines de rentrée.

Les soucis depuis bien avant la rentrée se sont accumulés, c’est le sort de tous les directeurs malheureusement.

Il n’y a que les inspecteurs/trices générals qui annoncent en réunion la voix légère que les directeurs ont de très lourdes responsabilités et qu’il vaut mieux être à leur place qu’à la nôtre, mais comment pensent-ils à améliorer nos conditions d’exercice ?

Encore du travail avec le RGPD, et encore je ne vais pas me plaindre, cette année, j’ai retrouvée une décharge complète.

La succession d’Inspecteurs qui passe à Pantin ne se rend pas compte à quel point tout le monde est épuisé par ces rythmes. Personne ne s’interroge sur les gens qui partent ! Sur le temps que travaille les directeurs !

A la rentrée, les personnels non nommés qui se présentent dans les écoles sans que les inspections locales soient au courant, la course aux enseignants faite par l’inspecteur et moi-même pour mon école le samedi après midi pour le lundi, j’imagine que pour les autres cela a été pareil, le risque écarté le vendredi de fermeture de classe (A la maternelle Méhul il y a eu trois fois des changements de structures après la rentrée) tout cela concourt au stress des directeurs

Les remontées de tableau de structure !!!! mais à quoi sert onde ? Faut il donner de l’argent des coopératives pour que les inspecteurs aient une clé OTP !

Le travail des directeurs est épuisant, car il y a toujours des petits soucis à régler, ce qui occupe tout notre temps de travail et bien au-delà du temps rémunéré, et à la fin de la journée, on ne sait plus trop ce que l’on a fait.

Pour ma part, j’ai toujours fait pour le mieux pour les élèves, les enseignants, les parents j’ai essayé de me rendre disponible au maximum pour chacun, toujours répondu positivement à un service que l’on me demandait.

Je dois dire que l’accumulation de faits mineurs dont le plus grave de mon point de vue s’est passé à l’extérieur de l’école, la réception des parents concernés, les concertations avec la psychologue scolaire, les entrevues ou échanges avec l’inspecteur m’ont plus qu’éprouvée !

En rien l’école n’est responsable de cela, mes collègues et moi même faisons de notre mieux pour la sécurité des enfants.

Mais les Directeurs sont seuls ! Seuls pour apprécier les situations, seuls pour traiter la situation car les parents ne veulent pas des réponses différées, tout se passe dans la violence de l’immédiateté. Ils sont particulièrement exposés et on leur en demande de plus en plus sans jamais les protéger.

La semaine après la rentrée, ils sont déjà épuisés.

Le nombre de personnel dans des collèges qui reçoivent le même nombre d’élèves que nos école montre le degré de l’exposition et du stress dans les situations tendues quand on est seul.

C’est une honte qu’il y ait des directeurs non déchargés.

La perspective d’appeler une famille pour leur dire que leur enfant (alors qu’on est sûr qu’il ne l’a pas fait) est soupçonné d’avoir mis le doigt dans l’anus d’un autre (ils ont 3 ans tous les 2) dans la classe, l’école ou le centre ! IMPOSSIBLE ! Je ne peux pas le faire, c’est la goutte d’eau qui ce matin m’a anéanti, mais franchement, j’étais déjà très éprouvée,

La perspective aussi de devoir organiser des APC avec les horaires que l’on a. Franchement, prendre les enfants sur le temps méridien, cela peut les faire progresser ? au pire ils ont faim, au mieux ils digèrent !
Les prendre après, les prendre avant ? En quoi les rythmes de l’enfant à Pantin sont ils raisonnables ? Presque les même qu’avant avec le mercredi en plus.
Pourquoi notre ministre n’impose-t-il pas aux villes les même horaires ?
Et que pense-t-il des horaires de Pantin ?

La perspective de devoir faire le tableau des réunions,

La perspective de devoir faire les élections de parents d’élèves ,

La perspective de devoir faire les plans de sécurité,

La perspective d’aller expliquer aux nouveaux le carnet de suivi des apprentissages premiers, alors que l’État nous a laissé faire tout seuls ce « truc », car selon les circonscriptions, départements, personne n’a le même, certains ont un livret qu’ils tamponnent ce qui a le mérite d’être pratique et moins chronophage, d’autres collent des vignettes, écrivent, prennent des photos… ceci prend un temps monstrueux aux enseignants. Certains s’en sortent mieux avec l’application sur tablette sur apple, bien sûr tout équipement est sur les deniers personnels des enseignants.

La perspective de devoir faire avec la nouvelle direction du centre de loisirs qui nous envoient des animateurs à 12 heures 10 pour enquêter sur la probabilité que l’enseignante ait appelé la famille d’un enfant qui est tombé et qui dénie une fois qu’elle a la réponse, et le lendemain pareil à midi pour un autre enfant alors qu’il n’est pas inscrit au centre de loisirs!! cela augure des relations futures !

La perspective de devoir attendre pour voir mon médecin pour la toux qui m’empêche de dormir depuis plusieurs jours

La perspective de dire encore en conseil d’école que les enseignants sont les seuls à qui l’employeur (l’État qu’il s’agisse de l’Education Nationale ou de la collectivité locale) ne fournit pas leur outil de travail, et même avec leurs outils personnels, ils ont du mal à travailler, franchement 2 heures de pause méridienne et pas d’ordinateur pour 11 classes, la clé USB pour le service informatique de la ville de Pantin est un danger digne de déclencher une guerre !

La perspective de tous ces petits riens qui occupent à 200 % notre journée

Je dois dire aussi que je n’ai pas confiance au soutien et à la protection que devrait nous apporter notre institution, d’ailleurs, il n’y a aucun maillon de prévu, les inspecteurs de circonscription ont probablement encore plus de travail que les directeurs, et la cellule de crise quelle blague !.

L’idée est de ne pas faire de vague et de sacrifier les naufragés dans la tempête ! Pourvu que la presse ne s’en mêle pas ! J’ai vu mon amie XXXXXXXXX se relever difficilement de ce manque de soutien.

En l’occurrence, je ne vois pas de quoi la presse se mêlerait ! Personne dans l’école n’a rien à se reprocher, j’ai des collègues formidables qui font très bien leur travail, les enfants sont en sécurité dans un cadre rassurant.

Je laisse à la cellule de l’éducation nationale le soin de gérer au mieux le mal être qui va suivre suite au choix du lieu de ma fin de vie, et je suis particulièrement désolée pour XXXXXXXXX qui se remet à peine du décès de ses parents.

Et pour finir, je me demande si je ne ferai pas une petite déprime !!! je n’ai pas l’habitude, j’en ai jamais fait, mais j’ai une boule dans la gorge depuis ce matin et envie de pleurer et je suis tellement fatiguée !

Je remercie les parents d’élèves élus qui ont toujours été là,
Je remercie les parents en général
Je remercie mes collègues directeurs
Je remercie mes collègues pour leur travail avec leur classe, particulièrement à XXXXXXXXX , XXXXXXXXX , XXXXXXXXX , et bravo les nouveaux arrivants
Je remercie les enfants qui ont fréquenté et qui fréquentent l’école
Je remercie aussi les nombreux animateurs avec qui nous échangeons des bonjours cordiaux Je remercie l’institution de ne pas salir mon nom,

Christine Renon
Directrice épuisée



ACADÉMIE DE CRETEIL

Les organisations syndicales SNUipp-FSU, Snudi-FO, Sud Education, CGT Educ’action, Se-UNSA, CNT et Sgen-CFDT de Seine-Saint-Denis réunis ce jour, jeudi 26 septembre 2019 présentent leurs condoléances à la famille, aux collègues, au personnel municipal et aux proches de Christine Renon.

Le geste de Christine témoigne d’une situation d’extrême souffrance au travail qui fait écho au mal être de l’ensemble de la profession.

Cette marche forcée de réformes rejetées par la profession dans la rue comme dans les instances paritaires ministérielles comme académiques ou départementales, contraint de nombreux collègues à mettre en œuvre sous la pression hiérarchique des mesures qui heurtent leur professionnalité, voire qui bafouent leurs valeurs humaines et professionnelles.

L’institution est responsable. Il faut des réponses concrètes pour garantir la santé, l’intégrité morale et physique des personnels. A cette fin, les organisations syndicales proposent :

  • Une marche blanche afin de rendre hommage à Christine.
  • En lien avec sa famille, une marque de symbolique sera proposée aux collègues pour manifester leur solidarité le jour des obsèques de Christine.
  • D’ores et déjà les organisations syndicales ont demandé la tenue d’un CHSCT départemental extraordinaire spécifique sur cette question. Une journée de grève et un rassemblement seront proposés à cette date.

Nous construirons avec les collègues les perspectives de mobilisations sur le long terme afin que cela ne se reproduise plus jamais.