Les retraites (en 5 points)

Les retraites (en 5 points)

• DÉFENSE ET MAINTIEN DE TOUS LES RÉGIMES DE RETRAITE
• RETRAIT DU PLAN MACRON-DELEVOYE
• RETOUR À UNE RETRAITE À TAUX PLEIN À 60 ANS


Les unions régionales Île-de-France (URIF) CGT FO FSU Solidaires réaffirment leur rejet du plan Macron-Delevoye sur les retraites, publié jeudi 18 juillet dernier, qui supprimerait les 42 régimes existants pour instaurer un «système universel de retraite par points».

Avec ce système universel par points, le montant de la retraite serait calculé selon le nombre de points acquis sur toute la carrière, multiplié par la valeur de service du point en vigueur au moment de calculer la retraite : il en découle que le calcul sur la totalité de la carrière, et non plus sur les meilleures années, entraînerait une baisse drastique du montant des retraites et imposerait aux salariés – qu’ils soient du secteur privé ou de la fonction publique – de travailler plus longtemps pour bénéficier d’une retraite leur permettant de vivre.

En outre, la valeur du point serait révisable chaque année, par le gouvernement, en fonction d’une estimation de l’espérance de vie, de la conjoncture économique, de la situation financière du système… Il en serait de même pour tous les paramètres d’ouverture des droits et les dispositifs de solidarité. En clair, le niveau des retraites n’est plus garanti : lorsque la situation économique se dégrade, le niveau des pensions baisse.

Par ailleurs, le projet ne ferait qu’aggraver les inégalités entre hommes et femmes du fait des carrières morcelées pour de nombreuses femmes (congés maternités, temps partiels subis, etc…) et de la suppression de certains droits dus à la naissance d’enfants.

Pour ces raisons, les URIF exigent le retrait du plan Macron-Delevoye, le maintien des 42 régimes existants et le retour à la retraite à taux plein à 60 ans.

Dans une période de fortes mobilisations et d’appels à la grève dans de nombreuses entreprises (RATP, SNCF, transports, EDF, fonction publique, industries chimiques, métallurgie…), les URIF appellent les salariés à s’engager massivement dans la grève à compter du 5 décembre et à tenir des assemblées générales pour reconduire le mouvement.



(1) SYSTÈME UNIVERSEL = BAISSE DU MONTANT DES PENSIONS

Aujourd’hui, les retraites en France pèsent environ 325 milliards € (tous régimes confondus), soit à peu près 14 % du produit intérieur brut (PIB).

Demain, le gouvernement voudrait réduire ce volume, dans un premier temps, à 12 % du PIB : c’est le but assigné au «système universel». En volume, cela correspondrait à une baisse moyenne du montant des pensions de 15 %. A ce titre, le rapport Delevoye avoue en page 90 : «Le Gouvernement pourra présenter au parlement les modifications ayant trait aux conditions d’ouverture des droits (âge légal, dispositifs de départs anticipés), ainsi qu’aux dispositifs de solidarité (périodes assimilées, droits familiaux, minimum de retraite), etc. […] il sera toujours libre de proposer tout projet de réforme ayant des coïncidences sur les équilibres financiers du système de retraite».

Pour ce faire, le rapport appelle à mettre en place un système à «enveloppe constante» et une «règle d’or d’équilibre», dont le seul but est de permettre au gouvernement de diminuer la valeur du point – donc de baisser le montant des pensions – pour baisser la «dépense publique» (cf. encadrés).

F. Fillon devant les patrons, alors candidat à «la primaire de la droite», 10 mars 2016 (Public Sénat)


«Le système par points, en réalité, ça permet une chose qu’aucun homme politique n’avoue : ça permet de baisser chaque année le montant des points, la valeur des points, et donc de diminuer le niveau des pensions».



(2) SYSTÈME UNIVERSEL = TRAVAIL JUSQU’À 64, 65, 66, 67 ANS… POUR TOUS

• Aujourd’hui, une salariée du secteur privé qui a deux enfants et qui a commencé à travailler à 22 ans peut partir en retraite à taux plein à 62 ans.

• Demain, avec le «système universel», un salarié devra travailler jusqu’à un âge dit «du taux plein par génération», fixé à 64 ans mais qui pourrait évoluer en fonction des «équilibres financiers du système» jusqu’à 65, 66, 67 ans… et plus ! Si cette même salariée décide de partir à 62 ans, elle subira ce qu’on appelle une «décote» de 5% par année manquante, soit une perte de 10% de sa retraite

• Les fonctionnaires relevant de la «catégorie active» (notamment les aides-soignants dans la fonction publique hospitalière ou les égoutiers dans la fonction publique territoriale) perdraient «progressivement» leurs droits à un départ anticipé. Il en serait de même pour les salariés relevant de certains régimes spéciaux (RATP, SNCF, électriciens gaziers…). Seuls les personnels en «uniforme» garderaient leurs «spécificités» (militaires, gendarmes…).

G. Darmanin, ministre de l’action et des comptes publiques, devant la commission des finances du Sénat, 15 mai 2019


«Nous avons en 2019 et 2020 des réformes qui continuent à baisser les dépenses publiques (…). Je vous rappelle que 14 points de PIB consacrés à la retraite, c’est une question de dépense publique».



(3) SYSTÈME UNIVERSEL = LES FEMMES, GRANDES PERDANTES

• Les grandes déclarations du gouvernement sur une meilleure prise en compte des femmes sont contradictoires avec les mesures du plan Macron-Delevoye.

• Ce qui est en jeu, c’est la destruction des solidarités qui ont été mises en place, en n’accordant plus aucun droit aux salariés momentanément hors travail : maternité, éducation des enfants, chômage, temps partiels imposés… Cette destruction concernerait 9 femmes sur 10 !

• Prenons un autre exemple, celui des pensions de réversion : aujourd’hui, suite au décès de son ou de sa conjoint(e), l’examen du droit d’un(e) salarié(e) du secteur privé est réalisé dès l’âge de 55 ans. Pour les fonctionnaires, ce droit est ouvert sans condition d’âge. Dans nombre de régimes spéciaux, ce droit est également ouvert avant 55 ans.

• Demain, avec le «système universel», toute pension de réversion ne pourra être versée qu’à compter de 62 ans : le gouvernement ferait donc un gain substantiel en économisant au minimum 7 ans de versement de pension de réversion. Quand on sait qu’en 2018, 4,4 millions de personnes ont perçu une pension de réversion et qu’un quart d’entre elles – soit 1,1 million de personnes, dont 96 % de femmes – ne disposent pas d’autres revenus pour vivre, on ne peut qu’être indigné par les déclarations d’Emmanuel Macron et Jean-Paul Delevoye qui affirment que le «système universel» serait «plus juste». Le combat pour l’égalité des retraites entre les femmes et les hommes, de même que le combat pour l’égalité salariale, porte un nom : cela s’appelle la solidarité !

RETRAITE PAR POINTS : L’EXEMPLE DE LA SUÈDE

Un système de retraites par points a été mis en place en Suède en 1998, remplaçant l’ancien système bâti à partir du calcul sur les 15 meilleures années.

Ce «modèle suédois» est mis en avant par le gouvernement pour accréditer son «système universel». Avec quels résultats ?

Réponse d’Alain Lefebvre, spécialiste des retraites des pays nordiques, dans une interview à Libération (12 octobre) : «Malgré les mécanismes de compensation mis en place et qui seront au cœur des discussions en France, il y a donc eu beaucoup de perdants en Suède. Une étude parue en mars 2017 a montré que 92% des Suédoises auraient eu des retraites supérieures dans l’ancien système et 72 % des hommes.»



(4) SYSTÈME UNIVERSEL = LES JEUNES, PREMIERS SACRIFIÉS

• Les jeunes qui commencent à travailler ou qui vont bientôt travailler seront ceux qui vont être pleinement touchés par la réforme des retraites.

Avec la comptabilisation de l’ensemble du temps de travail dans le calcul de la retraite, les étudiants salariés, les jeunes en insertion et les jeunes précaires verront leur pension diminuer. L’âge du premier emploi stable étant situé entre 28 et 29 ans, l’enchainement des boulots précaires, des jobs étudiants et des périodes de chômage vont réduire nos montants de cotisation alors que le système actuel prend en compte les 25 meilleures années pour les salariés du privé et les 6 derniers mois travaillés pour les salariés du public.

En plus d’être une variable d’ajustement sur le marché du travail, les jeunes verront leur pension diminuée parfois à moins de 50% de leur salaire !



(5) SYSTÈME UNIVERSEL = “JE N’ADORE PAS LE MOT PÉNIBILITÉ” … (E. MACRON)

À l’occasion de la première consultation citoyenne à Rodez, le chef de l’Etat a déclaré : «je n’adore pas le mot pénibilité car ça donne le sentiment que le travail serait pénible.» E. Macron confirme qu’il est bien déconnecté des réalités du travail. Rappelons que, selon l’INSEE, l’espérance de vie d’un ouvrier en France est de 77 ans, soit 5 ans de moins que l’espérance de vie moyenne. Et c’est bien l’usure au travail et sa pénibilité qui explique cet écart, c’est la «double peine» des ouvriers : travail pénible et vie courte.

Les régimes spéciaux, les «catégories actives» de la fonction publique, ainsi que les «carrières longues» tiennent compte de cette pénibilité : or, c’est précisément ces dispositifs que le plan Macron-Delevoye veut détruire, au prétexte qu’ils coûtent trop chers.


NOS RETRAITES, ELLES SONT À NOUS !
ON S’EST BATTU POUR LES GAGNER,
ON SE BATTRA POUR LES GARDER !


Les financements existent pourtant pour faire vivre et améliorer durablement les régimes existants, car c’est bien notre travail qui créé les richesses, et elles ont été multipliées par 4 en 30 ans !

Dans un rapport sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) publié le 8 octobre dernier, la Cour des comptes constate le coût faramineux des «cadeaux» ou exonérations de cotisations sociales en France accordés aux entreprises, d’un montant de 90 milliards d’euros ! En cause, les «mesures du pacte de responsabilité mises en œuvre entre 2014 et 2017 (9 milliards d’euros) ainsi que la transformation du CICE en allègements généraux (de cotisations) en 2019 pour 18 milliards d’euros», pointe entre autres la Cour des comptes.

Les URIF ajoutent à cela :

• un million d’emplois créés, ce sont 13 milliards € pour la protection sociale

• l’augmentation des salaires de 3,5%, c’est 6,5 milliards € dégagés immédiatement pour financer les retraites

• l’égalité femmes / hommes pour tous, ce sont plus de 10 milliards € pour la sécurité sociale en 2020

• la lutte contre le travail dissimulé, c’est 6 milliards €

Sur cette base de financement, de réelles négociations pourraient s’ouvrir afin de reconnaître, par la validation de trimestres dans chacun des régimes concernés, la fatigue au travail et sa pénibilité, la difficulté des fins de carrière, les périodes d’études et de formation… Mais pour que ces négociations puissent s’ouvrir, il y a un préalable : que tous les régimes de retraite existants soient maintenus !

Pour toutes ces raisons, les URIF CGT, FO, FSU et Solidaires, avec l’UNEF et l’UNL, revendiquent :

• MAINTIEN DES RÉGIMES DE RETRAITES : RÉGIME GÉNÉRAL, RÉGIMES SPÉCIAUX, RÉGIMES COMPLÉMENTAIRES, CODE DES PENSIONS CIVILES ET MILITAIRES !

• RETOUR À LA RETRAITE À TAUX PLEIN À 60 ANS !

• TAUX DE REMPLACEMENT DE 75% DE LA RÉMUNÉRATION D’ACTIVITÉ SUR LA BASE DES 10 MEILLEURES ANNÉES DANS LE PRIVÉ ET DES 6 DERNIERS MOIS DANS LE PUBLIC !

• INDEXATION DES PENSIONS SUR LE SALAIRE MOYEN, ET NON SUR LES PRIX !

• PAS DE PENSION INFÉRIEURE AU SMIC !

• PRISE EN COMPTE DE LA PÉNIBILITÉ ET DES PÉRIODES DE FORMATION !

• AMÉNAGEMENT DES FINS DE CARRIÈRE !

• RETRAIT DU PLAN MACRON-DELEVOYE SUR LES RETRAITES !

Rapport sur l’action de l’État en Seine-Saint-Denis

Rapport sur l’action de l’État en Seine-Saint-Denis

Communiqué de Presse

UNITÉ SGP POLICE

Mercredi 30 octobre 2019

« Les policiers de Seine-Saint-Denis attendent des annonces concrètes du Premier Ministre », déclare Erwann GUERMEUR, Secrétaire Départemental.

En mai 2018, un rapport de commission d’enquête parlementaire, conduite par les députés François Cornut-Gentille (LR) et Rodrigue Kokouendo (LREM), qui a évalué l’action de l’État en Seine-Saint-Denis était rendu public.

Demain, jeudi 31 octobre, le premier ministre Édouard Philippe se rendra en préfecture de Seine Saint Denis afin d’y présenter « ses décisions ».

Si la diffusion de ce rapport parlementaire a eu comme conséquence la création de groupes de travail qui se sont réunis à plusieurs reprises, UNITÉ SGP POLICE regrette que les policiers de la base n’aient pas été conviés à échanger sur les problématiques qui sont les leurs dans l’exercice de leurs missions au quotidien.

Reçu par le préfet en juin, UNITÉ SGP POLICE avait fait part de quelques propositions pour « promouvoir l’exercice du métier et fidéliser les agents » sur le département dont voici quelques exemples

• Création d’un effectif minimum de fonctionnement par commissariat.
• Création d’une prime spécifique d’exercice en Seine Saint Denis.
• Plan de rénovation des commissariats.
• Plan de renouvellement du parc auto
• Création d’une nouvelle bonification indiciaire pour les OPJ

Les policiers de Seine-Saint-Denis attendent maintenant des annonces concrètes au-delà des effets d’annonces.

À exercice exceptionnel, mesures exceptionnelles, le 93 doit bénéficier d’un véritable « plan Marshal » afin que les policiers aient les moyens de travailler en toute sécurité et de manière pérenne sur le département.

Les regards se tournent vers le 5 décembre !

Les regards se tournent vers le 5 décembre !


Depuis notre CCN (Comité confédéral national), j’aurai rencontré de Chaumont, à Rennes, Bordeaux, puis Strasbourg et Saint-Étienne, près de 1300 délégués des syndicats FO lors des congrès et réunions de rentrées des Unions départementales (Ille-et-Vilaine, Vendée, Gironde, Côte d’Or, Oise, Bas Rhin, Loire et Yonne) et de fédérations (territoriaux Île-de-France, Agriculture et alimentation). Plusieurs membres du Bureau confédéral ont eux – mêmes tenu des réunions dans d’autres départements.

Sur le dossier des retraites nos analyses sont écoutées avec attention. Elles portent. On en comprend les dangers tant pour le niveau des pensions que l’âge effectif.

C’est aussi le moment d’entendre les interventions et d’échanger sur la situation : là les tensions à l’hôpital, en Ehpad, ou encore chez les pompiers, ici, comme avec nos camarades de Michelin à la Roche-sur-Yon, l’annonce brutale de la fermeture d’un établissement mettant dans l’angoisse 650 salariés. À chaque fois les inquiétudes face aux réorganisations des services publics de l’État comme des collectivités territoriales, des services des finances publiques, de la Poste, ou encore la mobilisation à EDF et l’incertitude planant sur l’emploi, dont aucun secteur ne semble être épargné à l’image de la grande distribution. Les conditions de travail dégradées, les effectifs insuffisants, les bas salaires et les fins de mois difficiles sont pointés du doigt.

Ici et là, les mêmes interrogations : comment se faire entendre, comment peser efficacement pour changer le cours des choses ?

Ce qui ressort, de plus en plus, est que le dossier des retraites concentre finalement l’ensemble des sujets. Garantir un véritable emploi dès l’entrée dans la vie active jusqu’à l’âge de la retraite, éliminer la précarité qui est à l’évidence devenue, pour trop d’entreprises et maintenant pour l’administration, un mode de gestion flexible de l’emploi, augmenter les salaires, le SMIC, assurer l’égalité tant dans l’emploi que dans les rémunérations entre les femmes et les hommes, réexaminer les aides publiques et allégements de cotisations aux entreprises… c’est là l’urgence et non à la remise en cause du système de retraite et de ses régimes. Nous nous sommes d’ailleurs adressés en ce sens au Haut-Commissaire, Jean Paul Delevoye, pour lui dire encore notre refus et lui porter nos revendications, conformément au mandat du CCN.

Désormais, les regards se tournent vers le 5 décembre et la position du CCN de proposer de rejoindre les appels à la grève lancés à partir de cette date par l’unité d’action syndicale la plus large.

On comprend aussi qu’il faut maintenant donner l’impulsion. Il faut faire passer nos informations, nos analyses, notre conviction qu’ensemble, on peut gagner. Il faut réunir autour de soi, les adhérents, les collègues de l’entreprise, du service et convaincre.

Paris, 15 octobre 2019

Yves VEYRIER
Secrétaire général

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FORCE OUVRIÈRE APPELLE À LA GRÈVE ILLIMITÉE
DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS

La direction de CONFORAMA, après un simulacre de négociation, et après 7 réunions, a enfin montré son véritable visage en proposant des indemnités supra-légales indécentes et scandaleuses pour les 1905 salariés qui seront victimes du Plan “de Sauvegarde de l’Emploi” :

  • Un forfait de 1000 € pour les salariés ayant moins de 10 ans d’ancienneté.
  • Un forfait de 2000 € pour les salariés ayant de 10 ans à moins de 20 ans d’ancienneté.
  • Un forfait de 2500 € pour les salariés ayant plus de 20 ans d’ancienneté.
  • Aucune mesure d’âge qui permettrait un départ en retraite anticipée pour les salariés “seniors”.

Devant cette position intransigeante et ce mépris envers des salariés en souffrance totale et qui ont tout donné à leur entreprise, FORCE OUVRIÈRE appelle tous les salariés de tous les établissements CONFORAMA France, qu’ils soient ou non appelés à fermer, à une grève illimitée.

FORCE OUVRIÈRE rappelle que ce plan est une conséquence directe des malversations de l’actionnaire STEINHOFF dont les salariés ne sont aucunement responsables.

FORCE OUVRIÈRE revendique le retrait immédiat de ce projet dévastateur.

Lognes, le 15 octobre 2019


Contacts

Jacques Mossé-Biaggini,
Délégué Syndical Central FEC-FO Conforama France : 06 61 55 31 68
Didier Pienne,
Représentant Syndical FEC-FO
auprès du CCE de Conforama France : 06 23 11 00 45
Mouloud Hammour,
Secrétaire FO du Comité Central d’Entreprise : 06 23 79 92 25
Gérald Gautier,
Secrétaire général de la section Commerce de la FEC-FO : 06 60 86 28 29

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Débat sur la situation sociale

Le Bureau Fédéral de la Fédération Générale des Fonctionnaires Force Ouvrière (FGF-FO) réuni le 7 octobre 2019 à Paris a débattu de la situation sociale, notamment de l’avenir de la Fonction publique et de notre système de retraite.

À la suite du bureau fédéral, la FGF-FO réaffirme son opposition à la loi de Transformation de la Fonction publique. La fédération constate que les réunions discutant des décrets d’application de la loi restent un monologue gouvernemental. Aucune proposition des organisations syndicales n’étant prises en compte. Nous sommes loin des changements annoncés en matière de dialogue social pour l’acte II du quinquennat.

Concernant la contre-réforme des retraites axée sur le projet Delevoye, la FGF-FO rappelle sa totale opposition à un régime universel par points et exige le maintien et l’amélioration des 42 régimes existants.

Pour la Fonction publique

Nous revendiquons le maintien du Code des pensions civiles et militaires et le calcul des pensions sur le dernier traitement indiciaire détenu durant les 6 derniers mois d’activité.

Face à un gouvernement qui veut remettre en cause notre modèle social, la FGF-FO s’inscrit pleinement dans la résolution du Comité confédéral national FO des 25 et 26 septembre dernier qui précise que :

“Le CCN le réaffirme, FO est prête à aller à la grève. FO soumet la proposition de rejoindre, par un appel interprofessionnel, la grève unie des syndicats de la RATP et des transports à compter du 5 décembre prochain pour empêcher et mettre en échec le projet Macron/Delevoye.
Pour cela, FO entend œuvrer à l’unité d’action syndicale la plus large et demande à ses syndicats d’organiser les réunions et assemblées générales pour préparer la grève.

La FGF-FO appelle l’ensemble de ses syndicats à mettre en débat dans tous les services l’appel à la grève pour le 5 décembre prochain. Il faut rejeter le projet gouvernemental d’un régime de retraite universel par points.


Fait à PARIS, le 9 octobre 2019

http://www.fo-fonctionnaires.fr

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EN FORCE POUR NOS RETRAITES

Parce que le projet de réforme des retraites du gouvernement risque de faire baisser les pensions !

Parce que le risque est d’allonger la durée d’activité et donc de reculer l’âge de départ !

Parce que le système solidaire actuel fonctionne et mérite d’être amélioré !

FO réaffirme son opposition
au régime unique par points.

C’est pourquoi FO engage une large campagne d’information sur les conséquences de ce projet de réforme pour les salariés et les invite à se mobiliser plus largement.

C’est pourquoi FO organise réunions et assemblées générales pour préparer la grève et soumettre la proposition de rejoindre au niveau interprofessionnel les appels à compter du 05 décembre par l’unité d’action syndicale la plus large.

POUR L’AMÉLIORATION DES PENSIONS,
POUR LE MAINTIEN DES RÉGIMES EXISTANTS,
FO DIT STOP AU RÉGIME UNIQUE PAR POINTS !


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Fédération Nationale des Travailleurs des industries de l’Atome, du Caoutchouc, de la Chimie,
des Cuirs et Peaux, du Pétrole, des Plastiques, des Textiles et du Verre dite FÉDÉCHIMIE

Communiqué de presse


La Fédéchimie FO apporte tout son soutien et exprime sa solidarité à l’ensemble de la population touchée par une pollution sans précédent ainsi qu’aux travailleurs aujourd’hui au chômage partiel en raison de cet accident industriel majeur.

Alors que les autorités s’expriment dans tous les sens les plus contradictoires, la Fédéchimie FO tient à rétablir quelques vérités.

S’agissant d’un site classé Seveso, il est impensable d’entendre dire par des responsables que les produits ayant brûlés sont inconnus. Si la réglementation a été respectée, les services de secours ont dû avoir connaissance de la liste des produits avant d’intervenir.

Les sites classés Seveso sont soumis à une réglementation stricte et doivent être contrôlés, tant par la Direction du travail que par les services de la DREAL. La réduction des effectifs et les baisses budgétaires imposées à la fonction publique sont incompatibles avec la garantie de sécurité pour les populations.

La Fédéchimie FO tient à rappeler que très souvent, les accidents industriels majeurs sont le résultat de dérèglementations, d’absence de contrôles et de recours abusifs à la sous-traitance, tout cela aggravé par la liquidation des CHSCT.

La Fédéchimie FO appuie solennellement toutes les demandes exprimées par les populations, les pompiers et les salariés afin d’avoir une information complète et totale sur la nature de la pollution dont ils ont été victimes. La Fédéchimie FO soutient sans réserve toutes les actions que l’UD FO 76 engagera à cette fin.

La vérité doit être faite et les coûts sociaux et environnementaux liés à l’incendie doivent être supportés par la multinationale. Aucun emploi ne doit être supprimé.

Fait à Paris le 1er octobre 2019
Hervé QUILLET
Secrétaire Général


60 rue Vergniaud – 75640 PARIS CEDEX 13
TEL : 01 45 80 14 90 – Fax : 01 45 80 08 03
http://www.fedechimie-cgtfo.com

RETRAITES… TOUS MOBILISÉS

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POUR STOPPER LE PROJET MACRON-DELEVOYE

Toutes les luttes en cours, notamment dans les urgences, chez les sapeurs-pompiers, dans les finances publiques…, démontrent le rejet massif des contre-réformes du gouvernement par les personnels et leur volonté par-là même de défendre les services publics.

Les Unions Régionales Île-de-France (URIF) CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, et UNL constatent que les salariés du public et du privé, prenant connaissance du contenu du projet Macron-Delevoye de retraite par points, réalisent qu’ils seront perdants.

D’ores et déjà, des grèves et manifestations importantes à l’appel des organisations syndicales ont eu lieu : grève à plus de 90% des agents de la RATP vendredi 13 septembre, manifestation de 20 000 avocats, infirmiers libéraux et pilotes de ligne lundi 16 septembre à Paris, grève massive à EDF jeudi 19 septembre contre le projet Hercule qui vise à privatiser l’entreprise, à démanteler le statut des agents et à impacter en conséquence leur régime de retraite.

Les URIF soutiennent toutes les actions, grèves et manifestations à venir, notamment la manifestation des 9 organisations syndicales de retraités, mardi 8 octobre prochain, qui exigent notamment la suppression de la hausse de la CSG et la revalorisation de toutes les pensions.

Elles soulignent également la mise en demeure adressée par l’intersyndicale des fédérations de l’énergie au gouvernement et à la direction d’EDF pour retirer définitivement le projet Hercule, sans quoi des appels à la grève seront engagés à partir du jeudi 10 octobre.

Dans cette situation, et informées de l’appel à la grève illimitée des syndicats de la RATP et des transports à compter du 5 décembre prochain, pour le rejet du projet de réforme de retraite du gouvernement, elles soutiennent cette mobilisation pour que le gouvernement entende le refus de sa réforme et retire son projet.

En conséquence, les URIF appellent à tenir ensemble, et dès maintenant, dans tous les secteurs du public comme du privé, des réunions et des assemblées générales, pour renforcer les mobilisations et préparer la grève, à partir des revendications de chacun, pour exiger :

  • MAINTIEN DE TOUS LES RÉGIMES DE RETRAITE EXISTANTS !
  • RETRAIT DU PROJET MACRON-DELEVOYE SUR LES RETRAITES !
  • POUR UN DÉPART À LA RETRAITE À 60 ANS À TAUX PLEIN !

Montreuil, 26 septembre 2019

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