CONFORAMA en grève illimitée

CONFORAMA en grève illimitée

FORCE OUVRIÈRE APPELLE À LA GRÈVE ILLIMITÉE
DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS

La direction de CONFORAMA, après un simulacre de négociation, et après 7 réunions, a enfin montré son véritable visage en proposant des indemnités supra-légales indécentes et scandaleuses pour les 1905 salariés qui seront victimes du Plan “de Sauvegarde de l’Emploi” :

  • Un forfait de 1000 € pour les salariés ayant moins de 10 ans d’ancienneté.
  • Un forfait de 2000 € pour les salariés ayant de 10 ans à moins de 20 ans d’ancienneté.
  • Un forfait de 2500 € pour les salariés ayant plus de 20 ans d’ancienneté.
  • Aucune mesure d’âge qui permettrait un départ en retraite anticipée pour les salariés “seniors”.

Devant cette position intransigeante et ce mépris envers des salariés en souffrance totale et qui ont tout donné à leur entreprise, FORCE OUVRIÈRE appelle tous les salariés de tous les établissements CONFORAMA France, qu’ils soient ou non appelés à fermer, à une grève illimitée.

FORCE OUVRIÈRE rappelle que ce plan est une conséquence directe des malversations de l’actionnaire STEINHOFF dont les salariés ne sont aucunement responsables.

FORCE OUVRIÈRE revendique le retrait immédiat de ce projet dévastateur.

Lognes, le 15 octobre 2019


Contacts

Jacques Mossé-Biaggini,
Délégué Syndical Central FEC-FO Conforama France : 06 61 55 31 68
Didier Pienne,
Représentant Syndical FEC-FO
auprès du CCE de Conforama France : 06 23 11 00 45
Mouloud Hammour,
Secrétaire FO du Comité Central d’Entreprise : 06 23 79 92 25
Gérald Gautier,
Secrétaire général de la section Commerce de la FEC-FO : 06 60 86 28 29

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Débat sur la situation sociale

Le Bureau Fédéral de la Fédération Générale des Fonctionnaires Force Ouvrière (FGF-FO) réuni le 7 octobre 2019 à Paris a débattu de la situation sociale, notamment de l’avenir de la Fonction publique et de notre système de retraite.

À la suite du bureau fédéral, la FGF-FO réaffirme son opposition à la loi de Transformation de la Fonction publique. La fédération constate que les réunions discutant des décrets d’application de la loi restent un monologue gouvernemental. Aucune proposition des organisations syndicales n’étant prises en compte. Nous sommes loin des changements annoncés en matière de dialogue social pour l’acte II du quinquennat.

Concernant la contre-réforme des retraites axée sur le projet Delevoye, la FGF-FO rappelle sa totale opposition à un régime universel par points et exige le maintien et l’amélioration des 42 régimes existants.

Pour la Fonction publique

Nous revendiquons le maintien du Code des pensions civiles et militaires et le calcul des pensions sur le dernier traitement indiciaire détenu durant les 6 derniers mois d’activité.

Face à un gouvernement qui veut remettre en cause notre modèle social, la FGF-FO s’inscrit pleinement dans la résolution du Comité confédéral national FO des 25 et 26 septembre dernier qui précise que :

“Le CCN le réaffirme, FO est prête à aller à la grève. FO soumet la proposition de rejoindre, par un appel interprofessionnel, la grève unie des syndicats de la RATP et des transports à compter du 5 décembre prochain pour empêcher et mettre en échec le projet Macron/Delevoye.
Pour cela, FO entend œuvrer à l’unité d’action syndicale la plus large et demande à ses syndicats d’organiser les réunions et assemblées générales pour préparer la grève.

La FGF-FO appelle l’ensemble de ses syndicats à mettre en débat dans tous les services l’appel à la grève pour le 5 décembre prochain. Il faut rejeter le projet gouvernemental d’un régime de retraite universel par points.


Fait à PARIS, le 9 octobre 2019

http://www.fo-fonctionnaires.fr

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Parce que le projet de réforme des retraites du gouvernement risque de faire baisser les pensions !

Parce que le risque est d’allonger la durée d’activité et donc de reculer l’âge de départ !

Parce que le système solidaire actuel fonctionne et mérite d’être amélioré !

FO réaffirme son opposition
au régime unique par points.

C’est pourquoi FO engage une large campagne d’information sur les conséquences de ce projet de réforme pour les salariés et les invite à se mobiliser plus largement.

C’est pourquoi FO organise réunions et assemblées générales pour préparer la grève et soumettre la proposition de rejoindre au niveau interprofessionnel les appels à compter du 05 décembre par l’unité d’action syndicale la plus large.

POUR L’AMÉLIORATION DES PENSIONS,
POUR LE MAINTIEN DES RÉGIMES EXISTANTS,
FO DIT STOP AU RÉGIME UNIQUE PAR POINTS !


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Fédération Nationale des Travailleurs des industries de l’Atome, du Caoutchouc, de la Chimie,
des Cuirs et Peaux, du Pétrole, des Plastiques, des Textiles et du Verre dite FÉDÉCHIMIE

Communiqué de presse


La Fédéchimie FO apporte tout son soutien et exprime sa solidarité à l’ensemble de la population touchée par une pollution sans précédent ainsi qu’aux travailleurs aujourd’hui au chômage partiel en raison de cet accident industriel majeur.

Alors que les autorités s’expriment dans tous les sens les plus contradictoires, la Fédéchimie FO tient à rétablir quelques vérités.

S’agissant d’un site classé Seveso, il est impensable d’entendre dire par des responsables que les produits ayant brûlés sont inconnus. Si la réglementation a été respectée, les services de secours ont dû avoir connaissance de la liste des produits avant d’intervenir.

Les sites classés Seveso sont soumis à une réglementation stricte et doivent être contrôlés, tant par la Direction du travail que par les services de la DREAL. La réduction des effectifs et les baisses budgétaires imposées à la fonction publique sont incompatibles avec la garantie de sécurité pour les populations.

La Fédéchimie FO tient à rappeler que très souvent, les accidents industriels majeurs sont le résultat de dérèglementations, d’absence de contrôles et de recours abusifs à la sous-traitance, tout cela aggravé par la liquidation des CHSCT.

La Fédéchimie FO appuie solennellement toutes les demandes exprimées par les populations, les pompiers et les salariés afin d’avoir une information complète et totale sur la nature de la pollution dont ils ont été victimes. La Fédéchimie FO soutient sans réserve toutes les actions que l’UD FO 76 engagera à cette fin.

La vérité doit être faite et les coûts sociaux et environnementaux liés à l’incendie doivent être supportés par la multinationale. Aucun emploi ne doit être supprimé.

Fait à Paris le 1er octobre 2019
Hervé QUILLET
Secrétaire Général


60 rue Vergniaud – 75640 PARIS CEDEX 13
TEL : 01 45 80 14 90 – Fax : 01 45 80 08 03
http://www.fedechimie-cgtfo.com

RETRAITES… TOUS MOBILISÉS

RETRAITES… TOUS MOBILISÉS

POUR STOPPER LE PROJET MACRON-DELEVOYE

Toutes les luttes en cours, notamment dans les urgences, chez les sapeurs-pompiers, dans les finances publiques…, démontrent le rejet massif des contre-réformes du gouvernement par les personnels et leur volonté par-là même de défendre les services publics.

Les Unions Régionales Île-de-France (URIF) CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, et UNL constatent que les salariés du public et du privé, prenant connaissance du contenu du projet Macron-Delevoye de retraite par points, réalisent qu’ils seront perdants.

D’ores et déjà, des grèves et manifestations importantes à l’appel des organisations syndicales ont eu lieu : grève à plus de 90% des agents de la RATP vendredi 13 septembre, manifestation de 20 000 avocats, infirmiers libéraux et pilotes de ligne lundi 16 septembre à Paris, grève massive à EDF jeudi 19 septembre contre le projet Hercule qui vise à privatiser l’entreprise, à démanteler le statut des agents et à impacter en conséquence leur régime de retraite.

Les URIF soutiennent toutes les actions, grèves et manifestations à venir, notamment la manifestation des 9 organisations syndicales de retraités, mardi 8 octobre prochain, qui exigent notamment la suppression de la hausse de la CSG et la revalorisation de toutes les pensions.

Elles soulignent également la mise en demeure adressée par l’intersyndicale des fédérations de l’énergie au gouvernement et à la direction d’EDF pour retirer définitivement le projet Hercule, sans quoi des appels à la grève seront engagés à partir du jeudi 10 octobre.

Dans cette situation, et informées de l’appel à la grève illimitée des syndicats de la RATP et des transports à compter du 5 décembre prochain, pour le rejet du projet de réforme de retraite du gouvernement, elles soutiennent cette mobilisation pour que le gouvernement entende le refus de sa réforme et retire son projet.

En conséquence, les URIF appellent à tenir ensemble, et dès maintenant, dans tous les secteurs du public comme du privé, des réunions et des assemblées générales, pour renforcer les mobilisations et préparer la grève, à partir des revendications de chacun, pour exiger :

  • MAINTIEN DE TOUS LES RÉGIMES DE RETRAITE EXISTANTS !
  • RETRAIT DU PROJET MACRON-DELEVOYE SUR LES RETRAITES !
  • POUR UN DÉPART À LA RETRAITE À 60 ANS À TAUX PLEIN !

Montreuil, 26 septembre 2019

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Convergeons tous dans la grève dès le 5 décembre !

À l’initiative de l’Union Départementale FO75, nous nous sommes réunis pour amorcer une coopération entre les différents secteurs des services publics parisiens SNCF, RATP, EDF, etc…

Le constat est effarant :

À la SNCF, c’est l’ouverture généralisée à la concurrence, la privatisation, la fin du recrutement au statut, le transfert obligatoire des personnels tout cela dès le premier janvier 2020. Les réorganisations et découpes détruisent des dizaines d’emplois. Depuis l’année dernière c’est un véritable plan social qui s’applique sur l’opérateur historique avec comme objectif de séparer administrativement chaque ligne d’Île-de-France afin de les transférer aux filiales. Les retombées pour les cheminots sont désastreuses puisque le “sac à dos social” tant vanté lors de la réforme se révèle, comme nous le disions déjà à l’époque, vide de contenu et surtout aucunement garanti.

À la RATP, le succès de la grève du 13 septembre a été un tsunami qui a permit de lancer un message fort à nos dirigeants : « NE TOUCHEZ PAS A NOS RÉGIMES DE RETRAITES SINON PARIS SERA PARALYSÉ ! » D’ores et déjà vos représentants FO-RATP travaillent, avec les cheminots, les représentants de l’Énergie, et d’autres secteurs, afin de créer la convergence unitaire qui fera plier le gouvernement Macron. Seule cette position de force, que nous devons obtenir, nous permettra de faire retirer la contre-réforme des retraites et ses effets dévastateurs.

Un simple rappel : la fin du calcul sur les 6 derniers mois c’est 35 % en moins sur votre retraite mensuelle ! Faites le calcul !

Au sein du Groupe EDF (incluant ENEDIS), la mobilisation a pris un premier élan le 19 septembre contre le projet « dit Hercule » de démantèlement des services publics de l’énergie. Outre la volonté de séparer (“nationaliser”) les secteurs qui coûtent et privatiser ceux qui rapportent, les salariés des Industries Électriques et Gazières ont parfaitement compris qu’il s’agit d’une volonté de mise à mort des services publics de l’énergie et des statuts juridiques et du personnel découlant de la loi de nationalisation de 1946. Le pourcentage de grévistes, lors de cette première étape, a dépassé les 50% pour atteindre les 100% dans certains secteurs. La volonté de résister est incontestable ! Il s’agit d’organiser la mobilisation pour la suite de ce mouvement, dans l’intérêt des usagers comme de tous les salariés, y compris les gaziers qui voient le spectre de la privatisation se profiler rapidement.

La menace pèse sur le statut, sur nos retraites et sur l’égalité de traitement de toute la population.

La colère qui monte dans le pays depuis des années prend de plus en plus forme et annonce un conflit historique. D’ores et déjà vos militants FO travaillent à préparer des actions conjointes. Les services publics concernent autant leurs salariés que tous citoyens. Il nous faudra nous coordonner, TOUS, pour frapper en même temps et entrainer avec nous tous les secteurs professionnels.

Nos trois secteurs d’activités ont la particularité d’être chacun lié à un régime spécial de retraites sans oublier nos camarades contractuels bénéficiant du régime général.

La contre-réforme, c’est la destruction des 42 régimes existants et liés à nos métiers et notre histoire, hors de question d’y toucher !

La retraite par points qui de facto remettra en cause le calcul sur les 6 derniers mois aboutira à des pensions amputées de plusieurs centaines d’euros pour chaque retraité(e).

Nous savons que pour faire céder ce gouvernement il nous faudra frapper ensemble, comme en 1995 ; nos trois structures y sont prêtes. C’est pourquoi nous nous félicitons de la décision prise lors du Comité Confédéral National de Force Ouvrière, qui regroupe toutes les Unions Départementales et toutes les fédérations :

« Le CCN le réaffirme, FO est prête à aller à la grève. FO soumet la proposition de rejoindre, par un appel interprofessionnel, la grève unie des syndicats de la RATP et des transports à compter du 5 décembre prochain pour empêcher et mettre en échec le projet Macron/Delevoye. Pour cela, FO entend œuvrer à l’unité d’action syndicale la plus large et demande à ses syndicats d’organiser les réunions et assemblées générales pour préparer la grève. » Nos adhérents d’Ile de France FO Cheminots, FO Ratp et FO Énergie reprennent ensemble la position de notre Confédération :

Pas touche à nos régimes de retraites !
Maintien des 42 régimes !
Non à la retraite par points !

Tous ensemble,
Préparons le blocage de la capitale, et du pays !

Dès le 5 décembre,
grève jusqu’au retrait !

EN FORCE POUR NOS RETRAITES

Résolution du Comité confédéral national

Le CCN condamne les réformes successives de l’État qui détruisent le modèle social français au profit d’un nouveau modèle dogmatique vers une économie ultra libérale portant à chacun la responsabilité de sa santé, de son travail, de sa formation, de sa retraite.

Le CCN rappelle que la grève reste toujours le seul moyen d’expression du rapport de force pour les salariés par l’arrêt total de l’économie quand leurs revendications restent lettre morte.

Aussi le CCN appelle l’ensemble de ses structures à réunir des assemblées générales afin d’informer sur l’ensemble des contre-réformes et à préparer la grève interprofessionnelle dans l’unité la plus large pour les bloquer.

Résolution adoptée le 26 septembre 2019 à l’unanimité.


Texte complet de la résolution : 8 pages en PDF A4
en téléchargement ci-dessous :


Confédération Générale du Travail Force Ouvrière
141 avenue du Maine – 75680 Paris Cedex 14
www.force-ouvriere.fr
CCP – Paris 5889 99 x – SIRET : 784 578 247 00040- Code NAF 912 Z

Lettre ouverte au Premier Ministre

Lettre ouverte au Premier Ministre

Roissy, le 27 septembre,

Objet : sauvetage du pavillon français, il y a urgence

Monsieur le Premier Ministre,

En l’espace de trois semaines, deux acteurs majeurs du Transport aérien français, les Compagnies Aigle Azur et XL Airways ont demandé ou été placées en redressement judiciaire. Cette simultanéité n’est pas une coïncidence.

Le SNPNC-FO représente depuis plus de 65 ans les Hôtesses et Stewards des Compagnies françaises ou disposant d’une base d’exploitation en France. Il est aujourd’hui présent dans près d’une vingtaine de Compagnies. Il n’a cessé depuis des années de tirer le signal d’alarme quant aux menaces qui pèsent sur le pavillon français.

Le Transport aérien français est malade depuis longtemps et les symptômes sont connus : une taxation excessive des Compagnies aériennes françaises qui crée une distorsion de concurrence avec celles d’autres États, lourds investissements de sûreté aéroportuaire assuré par les seules Compagnies aériennes françaises, l’implantation “facilitée” des Compagnies étrangères – Compagnies low-cost, mais aussi Compagnies du Golfe qui obtiennent sans aucune difficulté les droits de trafic au départ du territoire national, et surtout un dumping social pratiqué notamment par les Compagnies low-cost étrangères.

C’est ainsi que la tristement célèbre Compagnie ex-irlandaise, aujourd’hui maltaise RYANAIR impose à son personnel des conditions de travail et de rémunération scandaleuses. Nous disposons de feuilles de paye d’Hôtesses et de Stewards exerçant leur activité à temps plein variant entre 270 et 780 euros nets mensuels.

Nous constatons avec regret que l’État français n’a rien fait pour ne serait-ce que corriger cette situation. À l’inverse, il a contribué à sa dégradation. On pourrait attendre de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), autorité de tutelle du Transport aérien français qu’elle défende l’application de la législation nationale en matière de temps de travail, contenue dans notre Code de l’aviation civile, contre l’application des normes européennes, cela au nom du principe de Droit français (et international) de l’Ordre public social. Il n’en est rien et toute Compagnie low-cost – dernier exemple en date la Compagnie espagnole Volotea, demandant une dérogation pour appliquer les règles européennes FTL se voit accorder sans réserve une autorisation.

L’Administration française crée ainsi une distorsion de concurrence avec les Compagnies françaises, au premier rang desquelles le Groupe AF, qui respectent le Code de l’aviation civile. S’agissant de la Compagnie RYANAIR, nous avons sollicité début juin un rendez-vous auprès de Mesdames BORNE et PENICAUD, Respectivement Ministre chargée des Transports et Ministre du Travail. Madame PENICAUD nous a dirigés vers le Directeur Général du travail (que nous venons de relancer). Quant à Madame BORNE, nous attendons toujours sa réponse. Et ce ne sont que quelques récents exemples.

Nous avons la conviction que l’État a fait le choix de sacrifier le Transport aérien français en ne jouant pas son rôle protecteur.

Mais aujourd’hui, il ne s’agit plus de parts de marché, ou de marge d’exploitation. Ce sont, à travers l’avenir d’Aigle Azur et de XL Airways, près de 2000 emplois qui sont en jeu dans les prochains jours. En conséquence, nous vous demandons d’inciter les actionnaires de ces deux Compagnies ayant décidé de se retirer, de prendre toutes leurs responsabilités, et que l’État français utilise toute sa puissance pour trouver les moyens financiers pour permettre à ces deux Compagnies de poursuivre leur activité.

La chose n’est pas impossible : ainsi lit-on aujourd’hui que l’État fédéral allemand et le gouvernement de l’État du Hesse ont octroyé à la Compagnie aérienne Condor un prêt de 380 millions d’euros pour prévenir l’insolvabilité de sa maison-mère, le Groupe britannique Thomas Cook, en faillite. N’oublions pas la recapitalisation récente de Norwegian, à coup de plusieurs centaines de millions par des banques publiques. C’est bien la preuve qu’une volonté politique permet de préserver l’emploi et l’entreprise nationale.

C’est pourquoi, nous vous demandons aujourd’hui le même volontarisme pour sauver ces deux Compagnies et leurs personnels. Une telle action de l’État constituerait un geste fort pour les acteurs du Transport aérien français.

Nous vous remercions de votre attention et vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de notre respectueuse considération.

Christelle AUSTER
Secrétaire Générale

David LANFRANCHI
Président

https://snpnc.org/