Un 1er mai dans l’unité

Un 1er mai dans l’unité

Pour les droits sociaux et les libertés, contre l’état d’urgence, pour la paix et la solidarité internationale.

Le 1er mai 2021, journée de lutte et de solidarité internationale, sera un rendez-vous important pour réaffirmer que les revendications et l’action syndicale ne sont pas confinées face à un gouvernement qui accélère sa politique de casse des droits sociaux.

Les Unions Régionales d’Île-de-France (URIF) CGT, FO, FSU et Solidaires, avec l’UNEF et l’UNL condamnent la prolongation sans fin de l’état d’urgence, qui vise notamment à restreindre les libertés, en particulier celle de manifester, que nous faisons valoir à l’occasion de ce 1er mai.

À ce titre, les URIF exigent l’abrogation de la loi “sécurité globale”, passée en force ces derniers jours, et l’abandon du projet de loi “séparatisme” et des décrets “sécurité intérieure”, qui confirment que ce gouvernement profite de la pandémie pour s’engager dans une fuite en avant liberticide.

De même qu’elles exigent, avec les salarié.es, notamment de la culture, en lutte le retrait de la réforme de l’assurance chômage, projet qui ne vise qu’à amputer encore davantage les droits des demandeurs.euses d’emploi.

Depuis plus d’une année, la politique libérale des gouvernements qui tire profit de la pandémie bouleverse la vie, le travail, les libertés individuelles et collectives des populations sur tous les continents.

Face à la persistance de la circulation des virus, les URIF condamnent la politique irresponsable du gouvernement en matière de santé publique, qui accélère la suppression des moyens matériels et humains particulièrement dans les services de réanimation mais aussi dans les établissements hospitaliers, médicaux sociaux.

Les URIF dénoncent les suppressions de postes dans la Fonction publique alors que les Services publics ont démontré leur rôle indispensable pendant cette crise sanitaire.

Les URIF condamnent, depuis des mois, les suppressions de moyens notamment dans les hôpitaux de l’AP-HP impactés par de multiples fermetures de lits, de suppressions de postes tous grades confondus : les URIF exigent notamment l’ouverture immédiate des 100 lits disponibles, prêts à l’emploi, à l’hôpital Hôtel-Dieu (Paris), ainsi que des 40 lits disponibles à l’hôpital Jean Verdier (93).

La casse des services publics, de l’industrie, de la sécurité sociale et des politiques sociales, du droit du travail… se sont accélérées. Au même moment, le gouvernement annonce vouloir recruter 10 000 policiers à des fins électoralistes.

Les politiques mises en place pour soi-disant faire face à cette crise sanitaire n’ont fait qu’aggraver les inégalités sociales et augmenter scandaleusement les dividendes.

Partout les politiques d’austérité sont imposées aux salarié.es, aux populations et cela généralise la précarité, le chômage, la pauvreté, la remise en cause des services publics. En même temps, les inégalités grandissent, les profits des multinationales s’envolent, la spéculation financière se généralise au détriment de l’emploi et des salarié.es…

Il faut défendre et promouvoir l’emploi, en particulier des jeunes qui souffrent et peinent à survivre avec des aides dérisoires, alors que le nombre de chômeurs.euses ne cesse d’augmenter, que les restructurations, les licenciements et les fermetures d’entreprises sont le quotidien de nombreux salariés. De plus en plus, émerge le sentiment d’une génération sacrifiée.

Il faut lutter contre la précarité qui touche un nombre croissant de salarié.es, en particulier jeunes et femmes, et provoque des situations de pauvreté intolérables.

Ce 1er mai, nous réaffirmons notre engagement déterminé pour l’emploi, les salaires, les services publics, la protection sociale, les libertés et la paix dans le monde.

Pour :

  • La levée immédiate de l’état d’urgence,
  • L’abrogation de la loi “sécurité globale”, l’abandon du projet de loi “séparatisme”,
  • L’annulation de la réforme de l’assurance chômage,
  • Le retrait pur et simple de la réforme des retraites et la revalorisation des retraites et des pensions,
  • L’abrogation de la loi sur la transformation de la Fonction publique et l’augmentation immédiate de la valeur du point d’indice pour les fonctionnaires,
  • L’augmentation du SMIC et des minima sociaux,
  • L’arrêt immédiat des licenciements,
  • L’arrêt de la distribution de dividendes,
  • Le chômage partiel indemnisé à 100%,
  • Le respect du temps de travail, vers une réduction sans perte de salaire,
  • L’égalité salariale immédiate entre les femmes et les hommes,
  • Des moyens immédiats pour la santé et l’hôpital public et l’ensemble des services publics.

Les URIF CGT, FO, FSU et Solidaires, avec l’UNEF et l’UNL, appellent à participer massivement à la manifestation unitaire le 1er mai 2021 à 14h de la place de la République à la place de la Nation.

Paris, le 22 avril 2021

Appel aux Syndicats FO de l’UD FO de Paris pour le 1er mai

Appel aux Syndicats FO de l’UD FO de Paris pour le 1er mai

Nous voulons tout d’abord vous dire combien nous sommes satisfaits d’accueillir parmi nous nos camarades UNSA de la RATP traction, nos camarades de RS (Rassemblement syndical) majoritaires à Bus et Sud Ratp.

ls ont été les « artisans » de l’appel du 5 décembre 2019 contre la réforme des retraites Macron et un élément important de la poursuite de la lutte qui était déjà engagée par notre URIF FO et par le rassemblement du 21 septembre 2019 de la CGT-FO. Ce sont sur les positions syndicales et les revendications que tous ces camarades vont dorénavant militer et s’engager avec nous.

Manifestation 21 septembre 2019 Paris
Manifestation 21 septembre 2019 Paris © F.Blanc – Photo modifiée – Licence CC-BY-NC-2.0 – Source Flickr

Les relations et les contacts que nous avons multipliés depuis quelques temps démontrent notre proximité pour conduire l’action syndicale de façon générale et de défense des services publics en particulier.
Nous leur souhaitons la bienvenue parmi nous et sommes heureux de les accueillir.

Les réunions statutaires que nous avons tenues dernièrement démontrent que nos militants sont déterminés à poursuivre les actions engagées. Tous ont bien précisé que l’exécutif ne déterminera pas ce que nous devons faire ou pas. L’action syndicale se poursuit !

C’est ainsi que nous avons décidé, à l’occasion du 150ème anniversaire de la commune de Paris, de manifester, le matin du 1er mai 2021, avec l’URIF FO, au Mur des Fédérés à 10 heures.

Le conservateur du Père Lachaise, sur ordre vient de nous indiquer que nous ne pouvions être plus de 6 au Mur des Fédérés, alors que, comme nous l’avons déjà écrit, certains « geuletonnent » dans des diners privés à 400 € et qu’à Paris des « messes de pâques » se déroulent dans des églises à plusieurs centaines sans gestes barrières et sans masques.

Deux poids deux mesures ! qui nous conduisent à préciser que nous serons bien au Mur des Fédérés et que nous organiserons un rassemblement Place Gambetta où les prises de paroles du Secrétaire Général de la Confédération FO et du Secrétaire Général de l’URIF FO auront lieu.

La demande du rassemblement Place Gambetta est adressée à la Préfecture Police, dés aujourd’hui par l’URIF FO.
Ce 1er mai à une importance particulière dans un contexte où l’exécutif voudrait avec le conseil de défense, couvre-feu et état d’urgence, empêcher le syndicalisme de se rassembler, de s’exprimer et de manifester.

Il n’y parviendra pas car ce 1er mai marque bien, avec le 150ème anniversaire de la Commune, notre volonté de nous exprimer en portant nos revendications. Le syndicalisme est suffisamment responsable pour assurer, dans tous les domaines, la sécurité des travailleurs qui manifesteront, y compris sur le plan sanitaire.

Gabriel Gaudy
Gabriel Gaudy © F.Blanc – Photo modifiée
Licence CC-BY-NC-2.0 – Source Flickr

Si l’URIF FO et donc l’UD FO de Paris décident de l’organisation du matin à partir de 10 heures où une délégation se rendra au Mur des Fédérées et sur la tombe de Léon Jouhaux et seront à 10h30 Place Gambetta pour un grand rassemblement, nous abordons les discussions sur le plan de l’URIF-FO avec les URIF CGT – FSU – SOLIDAIRES et les organisations étudiantes et lycéennes pour l’organisation d’une manifestation unitaire l’après midi qui ne sera possible que si nous réussissons à nous mettre d’accord sur un texte d’appel où les revendications seront claires !

Afin de préparer au mieux ce 1er mai 2021 l’UD FO de Paris, dès aujourd’hui, fait intervenir les membres du bureau auprès de chacun de nos syndicats pour obtenir le nombre de camarades de chaque structure qui participera au 1er mai.

Pour faire le point de la mobilisation le bureau de notre UD FO 75 a décidé de réunir nos secrétaires de syndicats de Paris le 26 avril 2021 à 14 heures dans les différentes salles de réunion de l’UD FO de Paris en présentiel, tout en sachant qu’un dispositif de visio sera également mis en place pour toucher le plus grand nombre possible de participants à la manifestation.

Chacun doit comprendre l’importance de l’enjeu :

  • Une organisation syndicale libre, indépendante doit le démontrer dans les circonstances actuelles.
  • Le 150ème anniversaire de la Commune de Paris doit nous engager pour marquer notre attachement à la lutte menée par les femmes et les hommes de la Commune sur des revendications et des positions dont nous sommes les héritiers.
  • Nous devons marquer de façon très directe, à l’égard de nos camarades de la RATP, ce grand moment du retour à l’unité dans cette grande entreprise publique.
  • Nous devons bien marquer notre volonté de retrouver “LE 1ER MAI INTERNATIONAL DES REVENDICATIONS DES TRAVAILLEURS”.

Paris, le 13 avril 2021


Visualiser / Télécharger le tract de l’UD FO 75, en PDF


Un 1er mai dans l’unité

Contre la politique destructrice du gouvernement et du patronat

Renforcer, Rassembler,
Fédérer les Luttes et les Revendications

Les unions régionales Ile-de-France (URIF) CGT, FO, Solidaires, FSU, avec l’UNEF et l’UNL, soutiennent sans réserve les dizaines de milliers de manifestant.e.s qui ont fait voler en éclat l’interdiction de se rassembler, samedi 13 juin, place de la République à Paris, pour rejeter le racisme, les discriminations, les injustices et la répression, aux cris de « Pas de justice ! Pas de paix ! ». Le mouvement syndical refuse ici comme ailleurs, que des violences, sur ordre des gouvernements, soient exercées sur des populations à cause de leur couleur de peau ou leur origine.

Les URIF ont appelé à soutenir et renforcer la mobilisation des personnels de la santé et du médico-social, mardi 16 juin, pour exiger l’augmentation générale des salaires de tous les personnels, la réouverture des lits d’hospitalisation fermés et la création des postes supprimés par ce gouvernement et tous les précédents, et pour porter également des revendications convergentes sur les services publics, l’augmentation générale des salaires, la défense et la revalorisation de tous les emplois – en particulier ceux qui ont été en première ligne durant la pandémie, la sauvegarde de la sécurité sociale, l’abandon des « réformes » de l’assurance chômage et des retraites.

Les URIF condamnent une fois de plus la répression qui s’est abattue cette fois-ci sur les personnels hospitaliers en fin de manifestation, en particulier sur Farida, infirmière de l’AP-HP du Val-de-Marne, qui a été violemment interpelée et pour laquelle nous exigeons qu’aucune poursuite ne soit engagée.

Les URIF rappellent que l’état d’urgence est là pour remettre en cause nos libertés les plus fondamentales, notamment la liberté de s’organiser librement et de manifester. À ce titre, les URIF accusent en particulier le décret du 14 juin de transformer le principe de « déclaration préalable » des manifestations en demande d’ « autorisation préalable ». Avec l’autorisation préalable, l’interdiction est le principe, la liberté de manifester l’exception : ce basculement est totalement inacceptable et remet en cause des décennies de libertés dans ce pays. Cette mesure confirme ce que nous exprimons depuis plusieurs mois, à savoir que l’état d’urgence est là pour remettre en cause le droit du travail et le droit syndical, casser les acquis sociaux, dans le but d’aller jusqu’au bout des objectifs poursuivis par ce gouvernement : précipiter la destruction des services publics, casser la sécurité sociale et les retraites, « ubériser » totalement les relations de travail.

A ce sujet, si le recours au « télétravail » peut être perçu par certains comme un moyen d’échapper à la dégradation continue des conditions de travail à l’intérieur des entreprises et administrations, associée à la détérioration des transports publics franciliens, la promotion et la généralisation de ces « nouvelles organisations de travail » par les employeurs répondent à un objectif : accroitre le chantage aux suppressions de postes et aux délocalisations, déréglementer le temps de travail, empêcher l’action syndicale. Les URIF rappellent qu’actuellement, le « télétravail » est encadré juridiquement par la loi, celle-ci loin de répondre aux enjeux, prévoit néanmoins des dispositions spécifiques – « déconnexion », moyens, volontariat… – dont les employeurs cherchent aujourd’hui à s’exonérer. Il y a plus que jamais nécessité d’une négociation nationale interprofessionnelle sur le sujet pour renforcer la protection des salariés.

Les URIF rejettent les annonces selon lesquelles la « réforme » Macron sur les retraites reste dans l’agenda du gouvernement : si le maintien de l’âge pivot à 62 ans est en discussion, il n’en demeure pas moins que le cœur de la « réforme », à savoir la mise en place d’un régime universel par points entraînant notamment la disparition des régimes spéciaux et du Code des pensions civiles et militaires, reste en vigueur. En ce sens, les URIF réaffirment leur exigence de retrait pur et simple de la « réforme » Macron sur les retraites.

Dans le privé, les plans de licenciement tombent : dans le commerce, ce sont les fermetures annoncées à Conforama, à Alinéa, la Hall, Célio… Dans l’industrie, les entreprises comme Air France ou Renault ont touché des aides publiques conséquentes (7 milliards pour Air France, 5 milliards pour Renault) : il est loin le temps où le chef de l’État ironisait sur le fait qu’ « il n’y a pas d’argent magique »… Aujourd’hui, ces mêmes entreprises annoncent des plans de licenciements de s’ milliers d’emplois (entre 8000 et 10000 à Air France, 4600 à Renault en France). INACCEPTABLE !

Dans ce contexte, les URIF considèrent que la question d’une initiative interprofessionnelle est posée pour fédérer et rassembler l’ensemble des salariés contre la politique du gouvernement. D’ores et déjà, elles appellent à renforcer toutes les luttes en cours, lors d’une nouvelle mobilisation d’ampleur le mardi 30 juin.

Paris, 23 juin 2020