LA COLÈRE !

31 Jan 2020 | Actu FO régionale et nationale

Pour la 8ème fois les salariés, les retraités, les chômeurs, les jeunes étaient dans la rue pour dire non au projet Macron – Philippe – Berger et réclamer le retrait de celui-ci.

Dès le moment où le nombre de manifestants était moindre que lors de la manifestation du 24 janvier le message du gouvernement adressé aux journalistes était “ça s’essouffle”.

Pourtant 180 000 participants pour un mouvement qui s’essouffle c’est pas mal, quand même. Depuis le 5 décembre aucune manifestation n’a été de même nature, avec des populations différentes et surtout avec des actions, notamment des retraites aux flambeaux qui se sont déroulées tout au long des semaines qui viennent de s’écouler et qui s’additionnent à tous les temps forts.

En réalité depuis 2 ans et demi, il n’y a pas en un jour sans que le mécontentement soit exprimé dans des actions diverses, c’était le cas pour la lutte engagée contre la loi travail qui était celle concoctée par un ministre nommé Emmanuel Macron et qui a plus que “détérioré” le code du travail, puis ce fut le grand mouvement des gilets jaunes qui s’opposait à la précarité, au chômage, aux conditions de vie toujours plus dégradées pour une large partie de la population, puis ce formidable combat engagé par les agents de la RATP et les cheminots rejoint aujourd’hui par des corporations de plus en plus nombreuses comme les avocats, les experts comptables etc. démontrant qu’il existe un véritable mouvement syndical déterminé, indépendant, face à toute la destruction et à l’inexistence des partis politiques.

En tous les cas un dénominateur commun à 2 ans ½ de manifestations : le Président de la République et ses contre-réformes.

Si la manifestation parisienne s’est déroulée dans le calme, le constat est fait que la colère s’exprime parmi les travailleurs et les jeunes qui comprennent tous aujourd’hui qu’aucun n’échappera a des “coupes sombres” sur les feuilles de retraite.

La colère s’exprime également lorsqu’on aborde la “conférence de financement” où tout le monde sait que la “feuille de route” est écrite par le premier ministre et chacun s’accorde à dire dans la manifestation qu’on n’a pas grand-chose à en attendre.
Nous partageons bien évidemment cet avis !

Si la manifestation s’est déroulée correctement ce ne fut pas le cas, notamment dans un lycée parisien “Paul Valéry” envahit par la Police. De quoi s’agit-il, si ce n’est que les lycéens voulaient par leur simple présence devant le lycée, démontrer leur volonté de s’opposer à la réforme du bac et aux épreuves se déroulant dans des conditions inacceptables ? De quoi s’agit-il, si ce n’est en entrant dans les couloirs de “leur lycée” démontrer qu’ils ne veulent pas que la mise en œuvre soit celle qui détruira toutes les réalités de la nécessité d’un diplôme national.

Il est affligeant de constater qu’une simple manifestation non violente ne peut être gérée localement par les responsables de l’établissement auxquels ils ont fait appel, mais par les forces de police, qui dorénavant pénètrent dans le lycée “harnachées comme lors des manifestations les plus violentes”.

Après des événements de même nature qui se sont produits à Hélène Bouchet, Gabriel Fauré etc. la répression est bien ce que choisit ce gouvernement pour répondre au mouvement syndical et aux revendications des jeunes et des salariés.

L’URIF FO soutient sans réserve les enseignants et les lycéens engagés dans toutes les actions.

Toutes ces raisons nous conduisent à soutenir les positions prises hier soir, par l’intersyndicale nationale dont chacun d’entre vous possède le communiqué.

L’URIF FO participera dès cet après-midi à l’interrégionale et appellera comme les autre URIF à un nouveau temps fort de manifestations, qui soutiendra toutes les grèves engagées et toutes les assemblées générales qui continuent à se développer.

Le 6 février 2020,

l’URIF FO appelle d’ores et déjà
à se mobiliser dans la rue.

L’URIF FO s’engagera avec les UD d’Ile-de-France dans tous les mouvements qui se dérouleront dans les départements et dans les villes.

Elle soutiendra et s’engagera dans les actions conduites auprès des groupes parlementaires et des parlementaires.

ON NE LÂCHE RIEN !

CEUX QUI S’ESSOUFLENT SONT CEUX
QUI COMPTENT SUR
“LE POURRISSEMENT”

Quelle drôle de conception du dialogue social.

Une circulaire vous parviendra après l’interrégionale de cet après-midi. Heure de manifestation – Parcours – et autres actions engagées dans les départements.

Paris, le 30 janvier 2020