POUR UNE MISE EN ŒUVRE RÉUSSIE DU TÉLÉTRAVAIL

3 Mai 2021 | Actu FO Nationale

EXTENSION DE L’ANI DU 26 NOVEMBRE 2020

Chères et chers camarades,

Objet

Extension de l’ANI du 26 novembre 2020 « pour une mise en œuvre réussie du télétravail » (ANI 2020).

Pourquoi

Un arrêté ministériel en date du 2 avril 2021 et publié le 13 avril dernier au journal officiel a étendu cet accord national interprofessionnel.

Principaux points

Avec l’extension, et en l’absence d’accord collectif dans l’entreprise, l’ANI 2020 devient une base applicable à tous les salariés du secteur privé. Pour rappel, il conforte l’ANI télétravail de 2005 (ANI 2005) tout en renforçant la période d’adaptation, la réversibilité, le droit syndical ainsi que la prise en charge des frais professionnels.

L’arrêté d’extension ne comporte qu’une seule réserve relative à l’article 3.1.5 portant sur les frais professionnels. Ainsi, cet article est étendu sous réserve du respect du principe général de prise en charge des frais professionnels selon lequel la validation de l’employeur doit être interprétée comme étant préalable, et non postérieure, à l’engagement des dépenses par le salarié.

FO a évité une deuxième réserve visant à exclure les télétravailleurs réguliers 1 non couverts par un accord collectif ou une charte (dits de « gré-à-gré ») du bénéfice de la période d’adaptation. Loin d’être moins favorable, comme le soulignait le ministère du travail, celle-ci leur permet de tester le télétravail tout en ayant l’assurance de retrouver leur poste de travail dans les locaux de l’entreprise (et non plus « un poste ») s’ils décident finalement de ne pas prolonger ce mode d’organisation du travail. C’est une précision de taille que nous avons obtenue lors de la phase de négociation. Ainsi, la période d’adaptation garantit un véritable volontariat aux télétravailleurs réguliers (y compris en « gré-à-gré »).

La réserve n’étant pas retenue dans l’arrêté ministériel, force est de constater que nous avons obtenu gain de cause. Les télétravailleurs réguliers en « gré-à-gré » bénéficieront donc de la période d’adaptation. Nous pouvons nous en féliciter.

Cela étant, il faudra demeurer vigilant. Du fait de l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords nationaux interprofessionnels mais aussi les accords de branche portant sur le télétravail ont un caractère « supplétif », permettant d’avoir des accords d’entreprises moins-disant que ces derniers.
Les négociateurs devront donc comparer tout projet d’accord d’entreprise avec les ANI 2005 et 2020 avant de signer pour éviter toute régression. En l’absence d’accord, les ANI 2005 et 2020 seront applicables avec ou sans charte de l’employeur.

Enfin, et pour rappel, nous continuons de revendiquer que des dispositions soient prises par les pouvoirs publics afin de garantir le maintien des titres restaurant en cas de télétravail, dès lors que les salariés sur site en bénéficient. Conformément à la décision du tribunal judiciaire de Paris du 30 mars, nous considérons que c’est l’interprétation à adopter, elle est d’ailleurs en cohérence avec la réponse contenue dans le questions-réponses du ministère « Télétravail en période de COVID ».

Annexe

Consulter-télécharger l’Arrêté du 2 avril 2021
portant extension de l’accord national interprofessionnel
pour une mise en œuvre réussie du télétravail.
(PDF 145 Ko)


Avec toute notre amitié syndicaliste.

Béatrice CLICQ
Secrétaire confédérale

Yves VEYRIER
Secrétaire général

( 1 : Ayant un rythme fixe de télétravail, par exemple ; 1 jour par semaine)