Contrat de Sécurisation Professionnelle

7 Juil 2021 | Actu FO Nationale

FORCE OUVRIÈRE signe l’avenant prolongeant le Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) 

Trois séances de renégociations ont été nécessaires pour trouver un accord entre les interlocuteurs sociaux. Voici les principaux points :

Motivations : Il y avait urgence à renégocier cet avenant car, d’une part, il arrivait à terme le 30 juin et, d’autre part, il fallait sécuriser le calcul du salaire journalier de référence (SJR).

En effet, compte tenu de la décision du Conseil d’Etat du 22 juin de suspendre la réforme de l’assurance chômage et d’ajourner le « nouveau » calcul du SJR, (qui avait pour effet de diminuer l’allocation chômage des plus précaires, les jours non travaillés étant pris en compte), FO voulait faire inscrire officiellement le calcul du SJR aux bénéficiaires du dispositif dans cet avenant de prolongation. Pour rappel, le CSP propose un accompagnement personnalisé et renforcé des formations, une indemnisation supérieure (pour les bénéficiaires ayant plus d’un an d’ancienneté dans l’entreprise : 75% du SJR – contre 57% avec l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) classique et des aides à la reprise d’emploi pour les salariés ayant subi un licenciement pour motif économique. Il s’agit d’un dispositif créé par les interlocuteurs sociaux en 2011, prorogé, amendé et amélioré depuis cette date.

FO a décidé de signer cet avenant car le syndicat estime que cet accord sécurise les parcours professionnels des licenciés pour motif économique et renforce leur formation dans un objectif de retour rapide à un emploi durable et de qualité, c’est-à-dire en CDI. Le dispositif du CSP est ainsi sécurisé par cet avenant jusqu’au 31 décembre 2022. En revanche FO, qui réclame l’égalité de droits entre Mayotte et la métropole, n’est pas signataire de l’avenant n°2 qui comporte toujours des dispositions spécifiques applicables à Mayotte.

FO conteste, argumente, négocie et signe les accords quand ils sont valables. Elle ne pratique pas la politique du « niet à tout ».

Toutefois, elle reste toujours prête à mobiliser les salariés quand cela s’avère nécessaire.