Pas de trêve ! Pas d’Union Nationale !

Pas de trêve !
Pas d’Union Nationale !

Rassemblement devant la Préfecture de Région Île-de-France
(5, rue Leblanc – 75015 PARIS)
Le mardi 22 mars 2022 12H00

Crise sanitaire, guerre en Ukraine qui chasse d’ailleurs la crise sanitaire et à chaque fois le même discours : “Union Nationale”.

Les élections présidentielles et législatives auront lieu dans quelques semaines et on voudrait là-aussi nous faire oublier qu’elles auront un impact pour les travailleurs de notre pays. Pourtant, plusieurs candidats déclarés depuis quelque temps déjà, nous laissent à penser qu’un monde merveilleux est possible : “Et je te double le salaire des enseignants, et je te supprime une partie des impôts, plus de taxe audiovisuelle, des maisons de retraites ultra contrôlées, je bloque le prix des carburants etc…”

Il n’y a bien évidemment que ces derniers qui peuvent y croire !

Dans les derniers jours, le dernier candidat à se présenter a pourtant dévoilé les pistes d’une mandature de 5 ans qui le conduirait en cas d’élection à poursuivre ce qu’il a entrepris au cours des 5 dernières années.
Selon lui, c’est clair sur les retraites – il faut engager la réforme avec la nécessité dans un premier temps de déplacer l’âge de départ à 64 – 65 ou 67 ans… et de supprimer les régimes particuliers en attendant bien sûr de supprimer les 42 régimes existants et notamment le code des pensions civiles et militaires. C’est aussi le coup de brosse à reluire pour les enseignants en promettant une meilleure reconnaissance du métier, d’autres salaires…en échange d’une “libéralisation de l’éducation”.

Pas un mot cependant sur les moyens pour l’hôpital et les personnels, pas un mot sur sa contre-réforme de l’assurance-chômage, pas un mot sur les services publics en dehors d’une volonté profonde de poursuivre leur destruction avec l’ouverture à la concurrence dont on s’aperçoit aujourd’hui qu’elle est un véritable échec avec l’énergie. Pas un mot sur la sécurité sociale, pas un mot sur l’augmentation générale des salaires et des retraites ainsi que des minimas sociaux. Pas un mot si ce n’est de vagues promesses sur l’égalité hommes-femmes et sur les graves problèmes liés à la dépendance et à l’existence de maisons de retraites de plus en plus lucratives et de moins en moins attachées à l’humanisme en direction des résidents et des familles; pas un mot sur le devenir des personnels médico-sociaux, pas un mot sur tous ceux que l’on a présenté comme des salariés de la deuxième ligne et qui ont pourtant assuré tous les services pour la population souvent au détriment de leur propre existence et qui sont à nouveau oubliés dans toutes les belles promesses des uns et des autres.

La campagne électorale est donc ouverte et l’URIF FO tient à cette occasion à rappeler que comme elle l’a fait pendant toutes les périodes de restrictions de la pandémie, qu’il ne peut y avoir de trêve sociale pendant cette campagne électorale où l’on nous demandera d’entrer dans “l’union sacrée” parce que la guerre est aux portes de l’Europe.

Ce sont toujours les dirigeants qui “décrètent” les guerres, et le mouvement syndical notamment la CGT-FO sont les défenseurs de la paix et soutiennent les salariés qui en sont les premières victimes.

C’est pourquoi nous n’entrerons pas dans ces “unions sacrées” !

Au contraire, nous devons être clairs dans les revendications que nous portons et les présenter dans toutes nos actions comme nous l’avons fait pendant plusieurs années avec les URIF CGT – FSU et SOLIDAIRES.

C’est dans la clarté que nous pourrons poursuivre nos combats communs, nos grèves communes et nos manifestations communes.

Aujourd’hui, l’URIF FO tient, dans le cadre de son rassemblement devant la Préfecture de Région le MARDI 22 MARS 2022 à 12H00, à réaffirmer ses revendications sur lesquelles elle considère qu’il est possible, avec les URIF CGT – FSU et SOLIDAIRES de renouer les liens qui sont ceux que nous avions tissés au fil des années passées et que nous ne pouvons abandonner sous prétexte de syndicalisme rassemblé :

  • Augmentation générale des salaires, des retraites, des minimas sociaux,
  • Défense des services publics et renationalisation de tous ceux qui ont été privatisés. Non à l’ouverture à la concurrence,
  • Abrogation de la contre-réforme de l’assurance chômage,
  • Pas de libéralisation de l’École de la République – maintien de tous les statuts des fonctionnaires,
  • Des moyens et des effectifs pour l’hôpital, arrêt de la fermeture de lits, des services et des hôpitaux ou à leur regroupement,
  • Retour à la sécurité sociale, celle de 1945 qui prenait en charge le malade du début de la maladie jusqu’à la guérison,
  • Abrogation de toutes les lois et mesures liberticides (loi sécurité globale…),
  • Maintien de tous les régimes de retraite, du code des pensions civiles et militaires et des régimes spéciaux et non au recul de l’âge du départ en retraite.

Ce sont ces revendications que nous porterons à la Préfecture de Région 5, rue Leblanc 75015 PARIS, lors du rassemblement du MARDI 22 MARS 2022 à 12H00.
Au cours de ce rassemblement, les prises de paroles seront celles des camarades engagés dans toutes les actions de la dernière période ou celles des camarades qui appellent à la grève dans les jours et les semaines à venir ; car l’URIF FO est engagée et soutient toutes les grèves et rassemblements qui se déroulent démontrant qu’il n’y a pas de trêve sociale.

NOUS SAVONS POUVOIR COMPTER SUR CHACUN D’ENTRE VOUS !
VOUS POUVEZ COMPTER SUR VOTRE URIF FO !

SALAIRES – RETRAITES SERVICES PUBLICS – ASSURANCE CHOMAGE Manifestation du 27 janvier 2022

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PRÉPARONS LA GRÈVE | POUR LE RETRAIT DU PSE/PACT

PRÉPARONS LA GRÈVE | POUR LE RETRAIT DU PSE/PACT

Communiqué N°32 - 01 JUIN 2021 – 11h20

Les agents ont reçu la lettre de la direction informant des conséquences du PSE/PACT. À juste titre, la majorité d’entre nous exprime la colère et l’indignation.

Comment cela pourrait-il être autrement avec :

Remise en cause de l’application de l’art. 26 du statut du personnel portant sur le 13eme mois
= Baisse de + de 10% du 13ème mois

Remise en cause de l’application de l’art. 27 du statut du personnel portant sur la prime complémentaire de juin
= Suppression de la prise en compte de l’ancienneté dans le calcul de la prime.

Remise en cause de l’application de l’art.23 du statut du personnel portant sur la prime de productivité (prime d’assiduité)
= Suppression du paiement de la prime à partir du 1er jour d’absence contre 3 jours auparavant.

Remise en cause de l’application de l’art. 21 du statut du personnel portant sur la rémunération variable des cadres.

Remise en cause de l’application de l’art. 25 du statut du personnel portant les primes de sujétion
= Suppression de 23 primes et 10 avec montant revu à la baisse et forfaitisé en lieu et place du point de sujétion permettant l’égalité dans le calcul du montant.

Remise en cause de l’application de l’art. 17 du statut du personnel avec la remise en cause du paiement des heures majorées et la remise en cause des indemnités différentielles

  • Heures majorées
    = suppression de la prise en compte de l’ancienneté et c’est sans compter les réorganisations qui impacteront les tableaux de service avec baisse du nombre d’heures majorées.
  • Indemnités différentielles
    = remise en cause de l’indemnité différentielles pour accompagner la mobilité professionnelle.

Mobilité géographique qui pourra être imposé à tous les agents.

Remise en cause des IKu
= suppression du dispositif égalitaire remplacés par une indemnité forfaitaire inégalitaire et baisse de 25% des IKn (heure de service)

Suppression des cartes retraité permettant la gratuité des parkings et suppression des billets d’avions.

La pandémie et la baisse de trafic servent d’argument et de prétexte pour remettre en cause l’application du statut du personnel alors que celui-ci avait permis l’augmentation de 10% des salariés à sa création à l’après-guerre.

Se réfugier derrière la baisse du trafic tel que le fait la direction pour justifier son plan est une escroquerie.

Après l’achat de GMR Airport en Inde, après l’investissement dans la restauration des aérogares ou dernièrement dans le nouveau trieur bagage pour le S4, démontre très bien que le trafic va reprendre et que la direction le sait.

L’Association du transport aérien international (IATA) prévoit une reprise du trafic en 2021 avec un nombre total de passager qui devrait atteindre 52% de ce qu’il était en 2019, 88% en 2022, et 105% en 2023 c’est-à-dire 5 points de plus que 2019 qui était une année record.

Soucieux de l’action commune, FO a signé avec la CGT, CGC, UNSA et CFDT un communiqué de presse se prononçant “pour le retrait du PSE et l’arrêt des modifications des contrats de travail”.

En conclusion, FO appelle à préparer la grève sous toutes les formes sur les revendications suivantes :

  • ➢ Retrait du PSE/ PACT
  • ➢ Maintien du statut du personnel – Maintien de toutes les notes d’application
  • ➢ Pas un centime de moins sur nos salaries et nos rémunérations
  • ➢ NON aux licenciements – Non à la mobilité géographique imposée

Et dès à présent, FO soumet cette proposition à l’ensemble des syndicats et des personnels : organisons partout en commun les assemblées générales pour préparer la grève, associer l’ensemble des personnels et décider collectivement.

Consulter-télécharger le “COMMUNIQUÉ” (PDF)

Contre le PACT et le PSE – Grève et manifestation

Contre le PACT et le PSE – Grève et manifestation

COMMUNIQUE DE PRESSE, le 1er juin 2021

Les organisations syndicales d’ADP appellent les salariés à se mobiliser du 1er au 5 juillet 2021 pour le retrait du PSE et l’arrêt des modifications des contrats de travail qui vont supprimer définitivement plus d’un mois de salaire à tous les salariés et les obliger à accepter des mobilités géographiques génératrices de temps de trajets supplémentaires et donc contraire aux objectifs RSE que prône la direction d’ADP.

Comment l’État, actionnaire majoritaire, qui a validé au Conseil d’Administration l’achat pour 1,2 milliard d’euros en 2020 des aéroports indiens (GMR) par ADP, peut-il laisser son PDG engager un plan social destructeur et sans aucune justification économique, alors que 1150 salariés partent déjà dans le cadre d’une Rupture Conventionnelle Collective !

L’unanimité des Organisations Syndicales d’ADP ont rejeté le projet de la direction et ont interpellé la direction régionale du travail, mais la direction d’ADP veut passer en force !

Afin de faire entendre la colère des milliers de salariés d’ADP face à cette injustice sociale et ce mépris, les syndicats CFE-CGC, CGT, UNSA SAPAP, CFDT et FO appellent tous les salariés à se mettre en grève du 1er au 5 juillet 2021 pour se faire entendre.

Des manifestations auront lieu sur les plateformes de CDG et d’Orly.

Consulter-Télécharger “Communiqué de presse” (PDF)

Appel aux Syndicats FO de l’UD FO de Paris pour le 1er mai

Appel aux Syndicats FO de l’UD FO de Paris pour le 1er mai

Nous voulons tout d’abord vous dire combien nous sommes satisfaits d’accueillir parmi nous nos camarades UNSA de la RATP traction, nos camarades de RS (Rassemblement syndical) majoritaires à Bus et Sud Ratp.

ls ont été les « artisans » de l’appel du 5 décembre 2019 contre la réforme des retraites Macron et un élément important de la poursuite de la lutte qui était déjà engagée par notre URIF FO et par le rassemblement du 21 septembre 2019 de la CGT-FO. Ce sont sur les positions syndicales et les revendications que tous ces camarades vont dorénavant militer et s’engager avec nous.

Manifestation 21 septembre 2019 Paris
Manifestation 21 septembre 2019 Paris © F.Blanc – Photo modifiée – Licence CC-BY-NC-2.0 – Source Flickr

Les relations et les contacts que nous avons multipliés depuis quelques temps démontrent notre proximité pour conduire l’action syndicale de façon générale et de défense des services publics en particulier.
Nous leur souhaitons la bienvenue parmi nous et sommes heureux de les accueillir.

Les réunions statutaires que nous avons tenues dernièrement démontrent que nos militants sont déterminés à poursuivre les actions engagées. Tous ont bien précisé que l’exécutif ne déterminera pas ce que nous devons faire ou pas. L’action syndicale se poursuit !

C’est ainsi que nous avons décidé, à l’occasion du 150ème anniversaire de la commune de Paris, de manifester, le matin du 1er mai 2021, avec l’URIF FO, au Mur des Fédérés à 10 heures.

Le conservateur du Père Lachaise, sur ordre vient de nous indiquer que nous ne pouvions être plus de 6 au Mur des Fédérés, alors que, comme nous l’avons déjà écrit, certains « geuletonnent » dans des diners privés à 400 € et qu’à Paris des « messes de pâques » se déroulent dans des églises à plusieurs centaines sans gestes barrières et sans masques.

Deux poids deux mesures ! qui nous conduisent à préciser que nous serons bien au Mur des Fédérés et que nous organiserons un rassemblement Place Gambetta où les prises de paroles du Secrétaire Général de la Confédération FO et du Secrétaire Général de l’URIF FO auront lieu.

La demande du rassemblement Place Gambetta est adressée à la Préfecture Police, dés aujourd’hui par l’URIF FO.
Ce 1er mai à une importance particulière dans un contexte où l’exécutif voudrait avec le conseil de défense, couvre-feu et état d’urgence, empêcher le syndicalisme de se rassembler, de s’exprimer et de manifester.

Il n’y parviendra pas car ce 1er mai marque bien, avec le 150ème anniversaire de la Commune, notre volonté de nous exprimer en portant nos revendications. Le syndicalisme est suffisamment responsable pour assurer, dans tous les domaines, la sécurité des travailleurs qui manifesteront, y compris sur le plan sanitaire.

Gabriel Gaudy
Gabriel Gaudy © F.Blanc – Photo modifiée
Licence CC-BY-NC-2.0 – Source Flickr

Si l’URIF FO et donc l’UD FO de Paris décident de l’organisation du matin à partir de 10 heures où une délégation se rendra au Mur des Fédérées et sur la tombe de Léon Jouhaux et seront à 10h30 Place Gambetta pour un grand rassemblement, nous abordons les discussions sur le plan de l’URIF-FO avec les URIF CGT – FSU – SOLIDAIRES et les organisations étudiantes et lycéennes pour l’organisation d’une manifestation unitaire l’après midi qui ne sera possible que si nous réussissons à nous mettre d’accord sur un texte d’appel où les revendications seront claires !

Afin de préparer au mieux ce 1er mai 2021 l’UD FO de Paris, dès aujourd’hui, fait intervenir les membres du bureau auprès de chacun de nos syndicats pour obtenir le nombre de camarades de chaque structure qui participera au 1er mai.

Pour faire le point de la mobilisation le bureau de notre UD FO 75 a décidé de réunir nos secrétaires de syndicats de Paris le 26 avril 2021 à 14 heures dans les différentes salles de réunion de l’UD FO de Paris en présentiel, tout en sachant qu’un dispositif de visio sera également mis en place pour toucher le plus grand nombre possible de participants à la manifestation.

Chacun doit comprendre l’importance de l’enjeu :

  • Une organisation syndicale libre, indépendante doit le démontrer dans les circonstances actuelles.
  • Le 150ème anniversaire de la Commune de Paris doit nous engager pour marquer notre attachement à la lutte menée par les femmes et les hommes de la Commune sur des revendications et des positions dont nous sommes les héritiers.
  • Nous devons marquer de façon très directe, à l’égard de nos camarades de la RATP, ce grand moment du retour à l’unité dans cette grande entreprise publique.
  • Nous devons bien marquer notre volonté de retrouver “LE 1ER MAI INTERNATIONAL DES REVENDICATIONS DES TRAVAILLEURS”.

Paris, le 13 avril 2021


Visualiser / Télécharger le tract de l’UD FO 75, en PDF


Contre la politique destructrice du gouvernement et du patronat

Contre la politique destructrice du gouvernement et du patronat

Renforcer, Rassembler,
Fédérer les Luttes et les Revendications

Les unions régionales Ile-de-France (URIF) CGT, FO, Solidaires, FSU, avec l’UNEF et l’UNL, soutiennent sans réserve les dizaines de milliers de manifestant.e.s qui ont fait voler en éclat l’interdiction de se rassembler, samedi 13 juin, place de la République à Paris, pour rejeter le racisme, les discriminations, les injustices et la répression, aux cris de « Pas de justice ! Pas de paix ! ». Le mouvement syndical refuse ici comme ailleurs, que des violences, sur ordre des gouvernements, soient exercées sur des populations à cause de leur couleur de peau ou leur origine.

Les URIF ont appelé à soutenir et renforcer la mobilisation des personnels de la santé et du médico-social, mardi 16 juin, pour exiger l’augmentation générale des salaires de tous les personnels, la réouverture des lits d’hospitalisation fermés et la création des postes supprimés par ce gouvernement et tous les précédents, et pour porter également des revendications convergentes sur les services publics, l’augmentation générale des salaires, la défense et la revalorisation de tous les emplois – en particulier ceux qui ont été en première ligne durant la pandémie, la sauvegarde de la sécurité sociale, l’abandon des « réformes » de l’assurance chômage et des retraites.

Les URIF condamnent une fois de plus la répression qui s’est abattue cette fois-ci sur les personnels hospitaliers en fin de manifestation, en particulier sur Farida, infirmière de l’AP-HP du Val-de-Marne, qui a été violemment interpelée et pour laquelle nous exigeons qu’aucune poursuite ne soit engagée.

Les URIF rappellent que l’état d’urgence est là pour remettre en cause nos libertés les plus fondamentales, notamment la liberté de s’organiser librement et de manifester. À ce titre, les URIF accusent en particulier le décret du 14 juin de transformer le principe de « déclaration préalable » des manifestations en demande d’ « autorisation préalable ». Avec l’autorisation préalable, l’interdiction est le principe, la liberté de manifester l’exception : ce basculement est totalement inacceptable et remet en cause des décennies de libertés dans ce pays. Cette mesure confirme ce que nous exprimons depuis plusieurs mois, à savoir que l’état d’urgence est là pour remettre en cause le droit du travail et le droit syndical, casser les acquis sociaux, dans le but d’aller jusqu’au bout des objectifs poursuivis par ce gouvernement : précipiter la destruction des services publics, casser la sécurité sociale et les retraites, « ubériser » totalement les relations de travail.

A ce sujet, si le recours au « télétravail » peut être perçu par certains comme un moyen d’échapper à la dégradation continue des conditions de travail à l’intérieur des entreprises et administrations, associée à la détérioration des transports publics franciliens, la promotion et la généralisation de ces « nouvelles organisations de travail » par les employeurs répondent à un objectif : accroitre le chantage aux suppressions de postes et aux délocalisations, déréglementer le temps de travail, empêcher l’action syndicale. Les URIF rappellent qu’actuellement, le « télétravail » est encadré juridiquement par la loi, celle-ci loin de répondre aux enjeux, prévoit néanmoins des dispositions spécifiques – « déconnexion », moyens, volontariat… – dont les employeurs cherchent aujourd’hui à s’exonérer. Il y a plus que jamais nécessité d’une négociation nationale interprofessionnelle sur le sujet pour renforcer la protection des salariés.

Les URIF rejettent les annonces selon lesquelles la « réforme » Macron sur les retraites reste dans l’agenda du gouvernement : si le maintien de l’âge pivot à 62 ans est en discussion, il n’en demeure pas moins que le cœur de la « réforme », à savoir la mise en place d’un régime universel par points entraînant notamment la disparition des régimes spéciaux et du Code des pensions civiles et militaires, reste en vigueur. En ce sens, les URIF réaffirment leur exigence de retrait pur et simple de la « réforme » Macron sur les retraites.

Dans le privé, les plans de licenciement tombent : dans le commerce, ce sont les fermetures annoncées à Conforama, à Alinéa, la Hall, Célio… Dans l’industrie, les entreprises comme Air France ou Renault ont touché des aides publiques conséquentes (7 milliards pour Air France, 5 milliards pour Renault) : il est loin le temps où le chef de l’État ironisait sur le fait qu’ « il n’y a pas d’argent magique »… Aujourd’hui, ces mêmes entreprises annoncent des plans de licenciements de s’ milliers d’emplois (entre 8000 et 10000 à Air France, 4600 à Renault en France). INACCEPTABLE !

Dans ce contexte, les URIF considèrent que la question d’une initiative interprofessionnelle est posée pour fédérer et rassembler l’ensemble des salariés contre la politique du gouvernement. D’ores et déjà, elles appellent à renforcer toutes les luttes en cours, lors d’une nouvelle mobilisation d’ampleur le mardi 30 juin.

Paris, 23 juin 2020