QUEL AVENIR POUR SUPMÉCA ?

QUEL AVENIR POUR SUPMÉCA ?

Face au projet de village OLYMPIQUE et PARALYMPIQUE

L’assemblée générale des personnels et usagers de Supméca, école publique d’ingénieurs, s’est réunie le 24 janvier à l’initiative d’un collectif de personnels soutenu par FO-ESR et l’UNSA.

Elle a débattu des conséquences du projet de village OLYMPIQUE et PARALYMPIQUE et adopté une résolution en Assemblée Générale des personnels et usagers de SUPMÉCA.

Les projets impactent fortement notre établissement :

  • Destruction de la résidence étudiante Pierre AZOU (capacité 97 logements, attribués sur critères sociaux), les étudiants sont expulsés au 31/08/19 sans solution de remplacement.
  • Le restaurant universitaire est rasé, sans solution de remplacement
  • Ouverture définitive au public de la rue Francis de Pressencé, qui coupe le campus en deux
  • Expropriation d’une parcelle significative de terrain pour construction d’un bâtiment privé sur notre campus.

Ces différents aspects du projet de ZAC mettent en péril les activités de notre école, qui vient de fêter ses 70 ans (plus de 6000 diplômés à ce jour), et qui représente 130 personnels, 600 élèves et plus de 40 doctorants, fortement appréciés des secteurs aéronautique, énergie et transports.

L’ouverture définitive du campus et la construction d’un bâtiment privé en son sein pose un problème grave de sécurité des personnels, usagers et des bâtiments et s’oppose à toute possibilité de développement futur de l’école. Cet aspect du projet nous semble inacceptable.
Nous demandons l’ouverture de négociations sans délai, pour trouver des solutions pérennes concernant le périmètre de Supméca, le logement et la restauration de nos étudiants.

Pour ce faire, nous nous adressons à :

  • Notre tutelle, le MESRI,
  • Le préfet de Seine-Saint-Denis
  • Le CG93,
  • La Région IdF
  • La Société du Grand Paris
  • La communauté de communes « Plaine Commune »
  • La Mairie de Saint-Ouen
  • Président du Sénat, Gérard Larcher
  • Association des Maires de France
  • Conférence des Grandes Ecoles

Qui tous, sont représentés au C.A. de la SOLIDEO (Société de Livraison des Ouvrages Olympiques).

Cette résolution, approuvée à l’unanimité, a vocation à être diffusée à l’ensemble des organes de presse.

PROJET DE LOI DE FINANCES 2019

PROJET DE LOI DE FINANCES 2019

DE LA CONSTANCE DANS L’IMPASSE ÉCONOMIQUE

Après une première année passée à servir les intérêts des “premiers de cordée” notamment en diminuant la fiscalisation sur le capital, le projet de loi de finances pour 2019 s’attaque de front aux “derniers de corvée”. Dans un contexte d’inflation élevée sans effet de rattrapage sur les salaires, augmenter toujours plus le coût de la fiscalité énergétique sans compensation ou encore désindexer certaines prestations sociales sont des mesures qui, en plus de porter atteinte au pouvoir d’achat d’une partie des ménages, vont contribuer à augmenter les inégalités entre ceux-ci, des inégalités que les mesures fiscales du PLF 2018 auront déjà largement contribué à faire repartir à la hausse.

Pour autant, ce sont toujours les mêmes qui se retrouvent épargnés : 140 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises sans conditionnalité en matière d’emplois, couplés à la transformation du CICE en allègement de cotisations, avec pour conséquence et ligne de mire l’affaiblissement du financement de la Sécurité sociale collective.

Alors que le besoin se fait toujours plus criant d’un véritable État stratège porteur d’une vision pour les politiques d’emploi, industrielles, environnementales et d’innovation, le PLF 2019 illustre à nouveaux le choix de la rigueur et de la destruction.

Force Ouvrière dénonce l’ampleur de l’austérité annoncée en matière de dépenses publiques : 4164 postes de fonctionnaires supprimés en 2019, 20% de crédits en moins pour la mission Travail et Emploi via notamment la nouvelle baisse du nombre de contrats aidés, 7% de crédits en moins pour la mission Cohésion des territoires via la réforme du mode de calcul des aides personnelles au logement. Il fallait bien ça pour assurer 20 nouveaux milliards de baisse de prélèvements obligatoires aux entreprises et contenter Bruxelles …

Un prix bien élevé pour une impasse économique.

Paris, le 25 septembre 2018


Nathalie HOMAND,
(Secrétaire confédérale Département de l’Économie et du Service public)
01 40 52 84 47

Pascal PAVAGEAU,
(Secrétaire général)
01 40 52 86 01