Loi « Transformation de la Fonction Publique » Mesdames, Messieurs, les employeurs locaux, nous n’en voulons pas !
À l’occasion du rassemblement départemental organisé le 10 février dernier, les organisations syndicales de Seine-Saint-Denis ont été reçues par le préfet de la Seine-Saint-Denis, Monsieur Georges-François Leclerc.
Les représentants des Unions Départementales présentes (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, FSU, UNSA et Solidaires) s’attendaient à un temps républicain de dialogue social afin d’aborder le fond du sujet concernant la Loi de transformation de la Fonction Publique du 6 Août 2019 dont les conséquences néfastes commencent à s’abattre sur les fonctionnaires ainsi que les 23 mesures prises par le Gouvernement en réponse à la rupture d’égalité Républicaine constatée pour notre Département.
Or, le préfet, au-delà de son monologue d’auto-satisfaction, n’a pu que nous apporter de la déception dans ses réponses. Hors de question de réunir des États Généraux du Service Public en Seine-Saint-Denis, il serait trop tôt pour juger des effets de la Loi de transformation de la Fonction Publique sur les 3 versants (État, Hôpital, Collectivités Territoriales) et de l’impact des 23 mesures, même s’il nous a avoué ressentir un “frémissement” sur les non-mutations qu’il semble être le seul à avoir perçu.
Voilà une conception du dialogue social qui ne peut que nous convaincre de poursuivre nos actions !
Les organisations syndicales de Seine-Saint-Denis exigent la non application de cette loi et son abrogation au gouvernement.
Les organisations syndicales de la Seine-Saint-Denis soutiennent la mobilisation des agent·e·s de l’inspection du travail pour obtenir des recrutements.
Depuis plus de cinq ans, des communes de la Seine-Saint-Denis sont privées d’agent-e de contrôle de l’inspection du travail faute de recrutements suffisants au Ministère du travail. Pendant des années, les agent.es de contrôle du département ont accepté d’occuper “par intérim” ces postes vacants, en plus de leur section d’inspection, accroissant leur charge de travail tout en n’offrant pas de service public digne de ce nom aux salarié.es de ces secteurs. Cette pratique est illégale, l’intérim de postes de service public devant être temporaire (pour une maladie, un congé de formation ou de maternité) et non structurel (c’est-à-dire lié à l’insuffisance des recrutements).
Constatant le caractère chronique de ce sous-effectif, après avoir manifesté et fait grève, les agent·e·s de l’inspection du travail de Seine-Saint-Denis ont pris collectivement la décision en novembre 2019 de refuser d’effectuer ces « intérims structurels », avec le soutien des organisations syndicales de leur administration. Cette mobilisation vise à mettre en évidence l’abandon par les autorités du service public de l’inspection du travail et à contraindre le ministère du travail à recruter à hauteur des besoins, au lieu de pallier sans cesse le manque de postes au détriment de la santé des agent.es et du service rendu aux usager.es.
Depuis un an et demi les travailleurs·euses des sections d’inspection laissées vacantes par les pouvoirs publics ne reçoivent donc plus aucune réponse à leurs sollicitations. Leurs entreprises ne sont plus contrôlées. Leurs signalements ne sont plus entendus. A Saint-Denis, Montreuil, Les Lilas, Bobigny, Drancy, Le Blanc-Mesnil et dans une partie de l’aéroport de Roissy l’inspection du travail n’a plus les moyens de répondre.
La mobilisation des agent·e·s de l’inspection du travail, et la détresse des travailleurs·euses de Seine-Saint-Denis reste à ce jour sans réponse de la part du Ministère du travail. Aucun engagement n’a été pris en vue du recrutement d’agent·e·s de contrôle et de secrétariat sur les postes vacants du service public de l’inspection du travail.
De rapports parlementaires en rapports d’inspections la précarité de la Seine-Saint-Denis est pointée du doigt sans que les pouvoirs publics ne prennent leurs responsabilités en recrutant les fonctionnaires chargé·e·s de faire appliquer le droit du travail. Cette situation insupportable pour les travailleurs·euses doit donner lieu à un plan d’urgence du Ministère du travail.
Au vu de la crise économique qui a d’ores et déjà débuté, avec des faillites et de nombreux licenciements à la clé, des recrutements à la hauteur au sein du service Emploi, Entreprises et Solidarité afin de favoriser le maintien dans l’emploi des travailleurs·euses de notre département doivent aussi avoir lieu.
Nous, organisations syndicales de travailleurs·euses de la Seine-Saint-Denis, nous associons à la révolte des agent·e·s de l’inspection du travail de notre département.
Nous refusons le délabrement des services publics en Seine-Saint-Denis, et a fortiori de ce service public indispensable à la protection des travailleurs·euses.
Nous réclamons du Ministère du travail un plan massif de recrutement d’agent.es en charge des services participant au maintien des emplois et d’agent.es de contrôle et de secrétariat de l’inspection du travail. Un courrier a été envoyé à la ministre du travail le 12 avril 2021. N’ayant toujours pas de réponse nous organisons un :
Rassemblement jeudi 3 juin 2021 à 11h30
devant la DGT 39 – 43 quai André Citroën Paris 15ème
Rentrée 2020 : Les services publics mis à mal dans les écoles et les établissements scolaires de Seine-Saint-Denis.
En cette rentrée 2020, le contexte sanitaire a aggravé les inégalités sociales en Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de métropole, délaissé de longue date par les pouvoirs publics. Cette mise à mal ne concerne pas uniquement l’éducation mais l’ensemble des services publics du territoire, dont toutes et tous, nous subissons actuellement la dégradation.
Dans les écoles, collèges et lycées, tous les métiers sont en tension : enseignant.e.s, assistantes sociales, AESH, AED, technicien.ne.s ATTE, infirmier.e.s, PsyEN, médecins, ATSEM, … C’est tout le service public auquel ont droit les élèves et jeunes qui est malmené. Les personnels, eux, ne sont toujours pas protégé.e.s correctement face à la COVID-19 par leurs employeurs et leurs conditions de travail ne cessent de se dégrader (État, Région, Département et Mairies) !
Après des années de coupes budgétaires, nous pouvons affirmer qu’en Seine-Saint-Denis comme ailleurs, rien n’était prêt pour affronter la crise sanitaire que nous connaissons.
Les élèves ont été les premier.e.s victimes du confinement qui a profondément creusé les inégalités scolaires, plus particulièrement dans les zones de l’éducation prioritaire et dans l’enseignement professionnel. Nombreux.ses sont les élèves et leurs familles confronté.e.s à la précarité, à la misère, aux risques psycho-sociaux qui auraient dû bénéficier d’un accueil particulier en cette rentrée exceptionnelle. Les besoins en assistant.e.s sociaux.les pour tous les établissements du second degré du département avaient été reconnus en 1998. Ainsi, une couverture exhaustive a été actée par le plan de rattrapage.
Depuis, les trop faibles créations de postes (inexistantes depuis plusieurs années) au regard de l’augmentation du nombre d’élèves et de l’ouverture de nouveaux établissements ont entraîné le passage en réseau de plusieurs établissements. Ainsi des élèves, des familles et des équipes éducatives se trouvent privés de la présence, des conseils et de l’accompagnement d’une AS malgré l’aggravation de la précarité dans notre département. Et pendant ce temps Jean-Michel Blanquer, profitant de la crise sanitaire pour imposer son agenda, préfère ouvrir toutes grandes les portes des établissements aux officines de l’Edtech sous couvert d’utopie numérique et programmer dans le même temps l’éclatement de l’éducation prioritaire.
Depuis la rentrée, les cas de COVID se multiplient de manière inquiétante. De plus en plus d’élèves et de personnels sont placé.e.s en isolement et pour certain.e.s, atteint.e.s de la COVID-19. Ainsi, on protège les personnels et les élèves lorsque c’est possible ! Dans de nombreuses écoles, dans de nombreux collèges et lycées du département, rien n’est possible : pas de distanciation sociale, un respect difficile des gestes barrière dans des locaux exigus, et sans les personnels des pôles psycho-santé-sociaux ou de vie scolaire en nombre suffisant, pour assurer une campagne de prévention à la hauteur des enjeux, en plus de leur travail habituel, déjà trop lourd ; De même, l’entretien, le nettoyage ou l’aération réguliers des locaux est souvent
rendu impossible par le manque d’agent.e.s, la vétusté, le coût des produits d’entretien. Pour le gouvernement, il s’agit de fermer le moins de classes possibles avec pour seul but de renvoyer les parents d’élèves, les travailleur.se.s au travail ! Dans le 1er degré, alors que la situation du remplacement est déjà très compliquée en cette rentrée dans les écoles, il est indispensable de recruter les collègues de la liste complémentaire dans le 93, quand bien même la DSDEN a recruté un grand nombre de contractuel.le.s dès juin. Étant donné le nombre de places perdu au premier concours, il est incompréhensible de laisser des personnels en attente alors que les besoins sont très importants dans ce contexte exceptionnel.
Dans le 2nd degré, plusieurs collèges et lycées de Saint-Denis se sont déjà mobilisés pour réclamer des pôles psycho-santé-sociaux là où l’on manque cruellement d’infirmier.e.s, de PsyEN et d’assistant.e.s sociaux.ales, un vivier de remplacement pour les personnels en isolement ou en arrêt de travail, ainsi que des moyens humains supplémentaires pour affronter la surcharge de travail. Dans plusieurs établissements également, nos collègues ont fait valoir leur droit de retrait.
À chaque fois, la réponse de l’administration a été lapidaire, pour ne pas dire méprisante : circulez, il n’y a rien à voir ! Partout, ce sont les mêmes rustines, souvent posées au détriment des personnels les plus précaires : lorsque des équipes de vie scolaire sont mises en éviction, la Direction académique coordonne l’organisation d’un grand marché aux personnels d’assistance éducative que s’échangent en urgence, par coups de fl interposés, les chef.fe.s d’établissement : les autorités académiques évoquent le volontariat de nos collègues AED mais ces personnels sont-ils.elles réellement en mesure de refuser une mission lorsqu’ils.elles espèrent un
futur renouvellement de leur contrat ou lorsqu’ils.elles sont encore en période d’essai ? À tous les niveaux, il y a un manque criant d’AESH, laissant sans solutions de trop nombreux.ses élèves qui pourtant ont des prescriptions de la MDPH. On « mutualise » donc ces collègues au détriment de leurs conditions de travail. Alors qu’ils.elles revendiquent un vrai statut et un vrai salaire, on leur répond par la multiplication des prises en charge qui rend leur travail impossible !
Pour toutes ces raisons, les organisations syndicales SNUipp-FSU, SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNUTER-FSU, SNICS-FSU, SNASUB-FSU, SNUDI-FO, SNFOLC, FO-CD, FNEC-FP-FO, CGT Éduc’action, CGT OE, SUD éducation, SE-UNSA et CNT Éducation demandent la satisfaction des revendications et un plan de rattrapage pour les services publics dans le 93 et appellent les personnels éducatifs, territoriaux et des pôles psycho-santé-sociaux à :
=> réunir des assemblées générales dans les établissements associant toutes les catégories de personnels pour lister les revendications ; => préparer une journée de GRÈVE et de MANIFESTATION le 17 novembre
Avec la crise sanitaire la situation des agents des collèges de Seine st Denis s’est considérablement aggravée. Depuis des années nous ne cessons de répéter que nous ne sommes pas assez nombreux pour prendre correctement soin des 130 collèges du département et assure notre travail correctement. Le manque d’agents se fait au détriment des conditions d’accueil des élèves et des autres personnels.
La quantité de travail, déjà nettement accrue avec la mise en place des règles sanitaires en juin, a explosé depuis la rentrée de septembre avec l’accueil de tous les élèves ! Même si l’application du protocole sanitaire varie d’un établissement à l’autre, le respect de la santé de chacun nécessite davantage de gestes à réaliser, davantage de temps à prendre pour nettoyer… et ceci avec des moyens humains insuffisants !
Deux mois après la rentrée, les équipes sont épuisées, les congés maladie se succèdent et les absences ne sont pas systématiquement remplacées. Pour rétablir des conditions de travail correctes il faut au moins
1 poste d’agent titulaire supplémentaire dans chacun des 130 collèges du département,
le renforcement de l’équipe mobile.
Deux revendications qui sont nécessaires et urgentes. Nous étions déjà usés, la crise est en train de nous achever.
Pour le Remplacement immédiat des agents absents, le réemploi et la titularisation de tous les agents contractuels Pour la création de 150 postes. Grève mardi 17 novembre à l’appel d’une large intersyndicale départementale professeurs-agents Rassemblement devant l’hôtel du département à 10h
C’est pourquoi nous devons construire la grève du mardi 17 novembre dans nos collèges :
en participant et en organisant des Assemblées Générales professeurs/agents
en étant le plus nombreux possible, devant l’hôtel du Conseil Départemental à Bobigny à 10h.
Monsieur le Ministre, vous devez recruter immédiatement les milliers de personnels nécessaires ! Non à la dislocation de l’école ! Non à la mise en danger de la santé des personnels et des élèves !
Depuis lundi dernier, jour de rentrée des vacances d’automne, c’est la sidération, l’indignation et la colère qui s’expriment à juste titre sous toutes les formes dans les collèges et lycées du département.
Colère contre un ministre et ses représentants (recteur et directeur académique) qui, loin de prendre leurs responsabilités depuis le début de la crise sanitaire au mois de mars dernier, ont refusé de répondre aux légitimes revendications des collègues pour prendre toutes les mesures sanitaires indispensables et garantir que les cours se tiennent dans de bonnes conditions.
Colère contre un ministre et ses représentants qui, n’étant guidé que par l’austérité budgétaire, ont refusé d’annuler les suppressions de postes en septembre 2020, refusé de recruter sans attendre tous les admissibles aux Capes internes, refusé de réemployer tous les contractuels sur des contrats d’un an, refusé ne serait-ce que de remplacer les professeurs absents, refusé de créer les postes pourtant indispensables d’assistantes sociales, d’infirmières, d’assistants d’éducation, refusé d’exiger des collectivités territoriales un plan de recrutement massif d’agents techniques pour faire face au surcroît de travail, refusé ainsi d’organiser l’allègement généralisé des effectifs dans les classes.
Aujourd’hui, en écrivant dans son protocole sanitaire « renforcé » que « si la situation sanitaire locale le justifie ou si un établissement au regard de sa taille et de son organisation n’est pas en mesure de respecter les règles posées par le présent protocole, un enseignement à distance pourra être partiellement mis en oeuvre, avec l’accord et l’appui du rectorat “, le ministre tend un piège à la profession dans lequel le SNFOLC 93 refuse de tomber. Il s’agirait selon lui, sous peine de fermeture probable des établissements scolaires, que les personnels décident, lycée par lycée, collège par collège, de pallier à son refus de débloquer les moyens nécessaires à une gestion de la crise conforme aux intérêts unis des enseignants et des élèves, en décidant des modalités locales organisant la suppression d’une partie significative des cours. Même le ministre Véran n’ose pas encore aujourd’hui demander officiellement au personnel soignant de trier ceux à qui les soins seront prodigués, sous prétexte d’hôpitaux surchargés !
Cette gestion désastreuse de la crise sanitaire a une racine : l’austérité, la politique de l’enveloppe fermée. Il y aurait donc, pour le président et ses ministres, légitimité à déverser des centaines de milliards d’euros pour les banquiers et les patrons, mais pas à dépenser un centime supplémentaire pour défendre l’Ecole !
Le SNFOLC 93 l’affirme clairement : il n’y a qu’un moyen de protéger les élèves et les personnels face à la pandémie, un moyen de garantir que les collèges et lycées restent ouverts pour tous les élèves sur tout le temps scolaire : recruter immédiatement et massivement, tout de suite, les milliers d’enseignants, d’agents techniques, de CPE, d’assistants d’éducation, d’infirmières, d’assistantes sociales, de Psy-EN nécessaires ; réquisitionner tous les locaux vides nécessaires pour multiplier les salles de cours.
C’est le seul moyen viable pour alléger les effectifs dans les classes sans pénaliser les élèves.
C’est le seul moyen viable pour que les locaux et le mobilier soient régulièrement nettoyés et désinfectés.
C’est le seul moyen de permettre à tous les élèves de bénéficier du rattrapage scolaire dont ils ont tant besoin après les mois de confinement du printemps dernier.
C’est sur ces revendications que le SNFOLC 93 propose aux enseignants et aux parents de s’unir. C’est sur ces revendications que nous serons présents partout où les collègues, à juste titre indignés et révoltés, décident de se mobiliser.
Section départementale de Seine-Saint-Denis SNFOLC93 – Union locale FO Bourse du travail, 24 rue de Paris, 93100 Montreuil Tél./fax : 01 55 86 24 47 ou 06 82 35 15 71 Mail : moc.l1756478018iamg@175647801839clo1756478018fns1756478018
Le transport aérien traverse une crise sans précédent. Air France, qui a reçu 7 milliards de prêts, annonce la suppression de 7 500 emplois. (Un emploi supprimé chez Air France entraine la suppression de 3 à 5 postes dans la sous-traitance). Les directions d’ADP, de SERVAIR, d’ONET… envisagent de supprimer plusieurs milliers d’emplois sur la zone aéroportuaire de Roissy.
Loin des engagements qu’il a pris pendant la crise sanitaire, le gouvernement n’entend pas tirer les leçons des politiques d’austérité menées ces dernières décennies. Par ses premières décisions, il persiste à vouloir emprunter le même chemin et imposer de nouveaux sacrifices sociaux et environnementaux comme solutions indépassables d’une relance économique. OUI, nous travaillons dans des entreprises différentes mais nous sommes liés par un même destin.
S’il en fallait une preuve, les suppression d’emplois qui se profilent dans de nombreuses entreprises en attestent.
Il n’y a pas de fatalité, cette pandémie révèle les conséquences néfastes pour l’intérêt général de la logique financière et du profit à court terme.
Agissons, ne nous laissons pas entraîner dans L’impasse d’une 2e vague antisociale I Nous sommes les créateurs de la richesse. Nous sommes donc légitimes pour imposer d’autres choix et exiger que les richesses créées servent à rompre avec le passé, affronter le présent et bâtir l’avenir I
La lutte contre le réchauffement climatique est incontournable. Il s’agit donc de construire un transport aérien propre, avec des moyens humains et financiers.
Le plan de soutien doit s’inscrire dans cet objectif. En premier lieu, il s’agit de garantir la sécurisation de l’emploi et des compétences et de former les salariés pour la reprise de l’activité. D’autre part, il doit imposer et renforcer l’investissement pour relever les défis de transitions écologiques, sociaux et environnementaux du XXIe siècle pour gagner une relance plus rapide et pérenne sur le long terme.
Pour la sauvegarde des emplois et l’avenir de la plateforme de Roissy, les organisations syndicales appellent les salariés à participer à une :
“Marche pour l’emploi”
Jeudi 15 octobre 2020
Rendez-vous à 10h30 devant la gare RER CDG 1. Demande de rencontre avec la préfecture.
Face à l’enfumage du “Grenelle” de Blanquer : 183€ pour tous dès maintenant sans contrepartie !
Le ministre Blanquer annonce qu’il lance “un Grenelle des professeurs”. Cette musique n’est pas nouvelle. Elle était apparue en pleine mobilisation contre la réforme de retraites, qui a certes été pour le moment retardée mais qui reste inscrite au calendrier ministériel.
Alors que les enseignants pouvaient perdre en moyenne 36 % de leur pension, le ministre mettait 500 millions sur la table pour « revaloriser » les enseignants dont 200 millions pour les salaires et 300 millions pour travailler plus en finançant les stages pendant les vacances et les heures supplémentaires dans le second degré.
Les propositions présentées à ce moment-là aux organisations syndicales excluaient la quasi-totalité des personnels de cette pseudo-revalorisation ! Alors que le point d’indice est gelé pour une nouvelle année, et de façon presque ininterrompue depuis 10 ans, de quelle revalorisation parle le ministre ?
Dans une interview accordée le 30 août au JDD, il détaille ses projets :
Il ne s’agirait plus maintenant que de 400 millions ;
Il s’agirait de définir à partir de novembre une loi de programmation pluriannuelle ;
Cela passerait par une transformation profonde du système éducatif et des carrières ;
1,5 millions d’heures supplémentaires en plus ;
Le dispositif « devoirs faits » passerait de 2 à 3 heures par semaine ;
Des stages de réussites seraient programmés dès la Toussaint ;
Renforcement de l’accompagnement personnalisé (parcours scolaire spécifique pour les élèves de 6ème les plus en difficultés jusqu’à 6 heures hebdo) ;
Renforcement du « plan mercredi » pour accueillir les enfants le mercredi et en fin de journée.
Il apparait ainsi évident qu’une part conséquente de l’enveloppe de 400 millions sera consacrée à financer ces projets, à remettre en cause les statuts des personnels, en les contraignant à travailler plus, y compris pendant les congés.
Et quand bien même ces 400 millions par an seraient consacrés uniquement à une revalorisation (ce qui ne sera donc pas le cas), ils correspondraient, rapportés au nombre d’agents de l’Éducation nationale, à une augmentation de 30€ par mois par agent.
Les personnels hospitaliers, mobilisés depuis mai dernier, ont montré la voie en arrachant 183 € d’augmentation indiciaire pour tous.
C’est cette revendication que portera la FNEC FP-FO au ministre :
183 euros d’augmentation indiciaire pour tous dès maintenant sans contrepartie et l’ouverture immédiate de négociations en vue d’un rattrapage de la perte de pouvoir d’achat subie depuis 2000 !
La FNEC FP-FO invite tous les personnels à se réunir pour en discuter, revendiquer de vraies augmentations salariales sans contreparties, et préparer la mobilisation, comme l’ont déjà commencé les personnels hospitaliers, pour gagner.
Fédération Nationale de l’Enseignement de la Culture et de la Formation Professionnelle Force Ouvrière 6/8 Rue Gaston Lauriau 93513 – Montreuil Cedex 01 56 93 22 22 – rf.pf1756478018cenf-1756478018of@pf1756478018cenf1756478018
Vous n’êtes pas sans savoir que la crise sanitaire a heurté de plein fouet le secteur du transport aérien. Le groupe Air France, présent sur vos territoires, déjà fragilisé par le dumping social et fiscal, se retrouve dans une situation critique.
Le gouvernement est venu au secours du groupe avec une garantie de prêt (90% sur 4 milliards) et un prêt direct (prêt d’actionnaire à hauteur de 3 milliards). Néanmoins, cette aide ne s’est pas assortie de garantie de protection de l’emploi. Au contraire, l’état a conditionné son soutien à des normes environnementales drastiques (-40% d’émission de CO2 d’ici à 2024 !) qui ont de lourdes conséquences sur nos activités et donc sur nos emplois. En effet, il est prévu de supprimer environ 7500 emplois sur tout le territoire. Sur vos territoires !
Aujourd’hui, « la transition écologique » occupe le débat public et devient un enjeu politique. Cependant, aucun dispositif « de transition et de mutation des emplois » n’est associé à cette volonté de changement de modèle. Le groupe Air France en est le parfait exemple. Après les dégâts de la désindustrialisation dans nos territoires, la puissance publique néglige les emplois qui appartiennent à des activités en cours de « verdissement ». Mobilités contraintes qui se traduiront irrémédiablement en départs contraints sont les seuls outils en vue dans notre groupe. Au regard de l’impact d’un emploi Air France sur les emplois indirects, le tissu économico-social dont vous avez la responsabilité sera durement affecté.
Tout le monde a bien compris que le modèle low-cost est un modèle qui se nourrit doublement de la paupérisation des classes moyennes. Dans un premier temps, c’est dans ces classes sociales qu’il trouve une main d’œuvre très bon marché et que dans un deuxième temps, il y trouve ses clients. Une savante ingénierie de captation des flux de passagers en France s’est mise en marche où l’optimisation fiscale et le dumping social sont la norme. Certains ont même reçu des subventions de nos régions !
Au final, les profits sont redistribués à des actionnaires à Londres, Dublin ou autres. Nos recettes fiscales, la qualité et le nombre de nos emplois sont en berne. Le gain à court terme pour nos régions (une connectivité accrue), se révèle être un cauchemar à moyen et long terme. De nombreuses études et rapports parlementaires sur ces sujets existent mais rien de sérieux n’a jamais été entrepris pour protéger le pavillon national et ses emplois.
Tous les syndicats de l’entreprise (excepté le SNPL) ont entrepris de solliciter une entrevue auprès du Ministre de l’économie et du Secrétaire d’état aux transports. Aucune réponse à ce jour ne nous est parvenue. Pourtant, nous avons des solutions concrètes à proposer. Elles ont pour but la création d’un système protecteur pour le transport aérien français. La souveraineté économique doit se construire au plus vite dans notre secteur. Les différents élus doivent se saisir du sujet emblématique qu’est le transport aérien. En effet, transition écologique et concurrence sauvage sont les défis que beaucoup de secteurs d’activité auront à relever d’ici peu. Le transport aérien les concentre en plus d’être précocement et gravement touché.
Nous continuerons sans relâche à faire la promotion de solutions pour protéger notre activité et de nos emplois. Sachez qu’elles sont synonymes de protection pour l’activité et l’emploi dans nos territoires.
Le gouvernement, dans ses déclarations, a fait de l’emploi l’une de ses premières priorités. Or nous faisons le constat amer que dans le groupe Air France KLM où il est actionnaire et pour lequel il a engagé des aides significatives, les contreparties sociales sont inexistantes. L’emploi reste le grand oublié. Au travers de notre groupe, c’est un débat plus large dont il faut impérativement se saisir. La sollicitation des contribuables doit être aussi au service du tissu économique et social du pays. Il appartient aux élus des assemblées nationales et territoriales de s’emparer de cette question. Dans ce contexte de crise économique aiguë, nous pensons que nos élus doivent être en appui des forces sociales qui tentent de jouer leur rôle protecteur. Si nous échouons à construire ce chemin, la crise fabriquera une colère dont personne ne peut mesurer les conséquences, mais dont nous serions collectivement responsables. Nous restons à votre disposition si vous souhaitez un éclairage particulier.
Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs nos sincères salutations.