Motions du Congrès de l’UD FO93

Motions du Congrès de l’UD FO93

Le Congrès de l’union départementale du 13 juin 2019 a voté les 3 motions ci-dessous.

MOTION D’ACTUALITÉ SUR LES RETRAITES

Le Congrès de l’union départementale FO de Seine Saint Denis réuni le 13 juin 2019, s’inscrit pleinement dans la décision de la CE confédérale d’amplifier la campagne en direction des salariés pour les informer des enjeux, des positions et revendications de FO sur les retraites.

“Cette campagne prend la forme de réunions multiples dans les départements, d’ores et déjà engagée et aura pour point d’orgue un rassemblement d’ampleur nationale dès la rentrée de septembre, dans l’objectif de préparer le rapport de force interprofessionnel et si nécessaire la grève pour défendre les retraites et de mettre en échec le projet gouvernemental (déclaration CE du 16 mai 2019)”.

La date du rassemblement vient d’être arrêtée par la confédération. Ce sera le samedi 21 septembre 2019.

Le Congrès appelle tous les syndicats et sections syndicales du département à s’engager sans tarder à construire dès maintenant la mobilisation la plus large, à préparer la grève :

  • Pour la défense de nos 42 régimes de retraites,
  • Pour le retrait du projet Macron-Delevoye.

TOUS à PARIS le 21 SEPTEMBRE 2019 !

Votée à l’unanimité
le 13 juin 2019


MOTION DE SOUTIEN

Le Congrès de l’union départementale, réuni le 13 juin 2019, tient à apporter son soutien plein et entier à notre camarade FO, enseignante à Paris, membre de la Commission Exécutive du SNFOLC Paris, et à son conjoint, arrêtés et placés en garde à vue à la fin d’une manifestation des gilets jaunes le samedi 11 mai dernier pour le retrait du projet de loi Blanquer. Le Congrès demande l’arrêt des poursuites à leur encontre.

Votée à l’unanimité
le 13 juin 2019


MOTION DE SOUTIEN AU CAMARADE Lila HAMED

Le Congrès de l’union départementale FO de Seine Saint Denis, réuni le 13 juin 2019 à Bobigny à la bourse départementale du travail, alerté sur la situation de la responsable du syndicat FO du Conseil Départemental de Seine Saint Denis :

Apporte : un soutien total et entier à notre camarade Lila HAMED, secrétaire générale du syndicat FO qui mène un combat contre son administration laquelle refuse de reconnaître sa maladie professionnelle causée par un travail au quotidien dans son établissement au contact de l’amiante,
Exige : que le président du conseil départemental reconnaisse la maladie professionnelle de notre camarade Lila HAMED,
Mandate : le secrétaire général de l’union départementale pour obtenir un rendez-vous avec le président du conseil départemental afin de trouver une issue favorable pour notre camarade,
Affirme que si d’aventure, le conseil départemental faisait la sourde oreille, tous les moyens d’action pouvant influer dans ce dossier seront mis en place par l’union départementale (campagne médiatique, manif, grève…)

Votée à l’unanimité
le 13 juin 2019

L’assemblée du XIe CONGRÈS de l’UD FO93
XIe CONGRÈS de l’UD FO93

XIe CONGRÈS de l’UD FO93

RÉSOLUTION DU XI ème Congrès

Le XIe CONGRÈS de l’Union départementale Force Ouvrière de Seine-Saint- Denis, réuni le 13 juin 2019 s’inscrit pleinement dans les résolutions du congrès confédéral de la cgt-FO d’avril 2018.

Préambule

Le congrès constate que depuis maintenant plusieurs mois la colère des salariés et fonctionnaires, jeunes et retraités s’exprime sans discontinuité en particulier par les grèves qui dans notre département se sont déroulées dans la plupart des secteurs. Au-delà des grèves, l’augmentation des inégalités, le développement de la précarité, l’austérité salariale, les remises en cause des droits des salariés, la désertification des services publics et les attaques que subissent salariés et fonctionnaires, retraités et demandeurs d’emploi ont touché toutes les couches de la population, engendrant une véritable révolte populaire. Dans ce contexte, le congrès dénonce la mascarade du “Grand Débat” utilisé pour réaffirmer la politique gouvernementale en cours tout en agitant l’immigration comme épouvantail.

Tout comme le Comité Confédéral National (CCN), le Congrès considère que

“la crise actuelle et le mouvement des “gilets jaunes” sont le produit des politiques économiques et sociales menées depuis de nombreuses années privilégiant les revenus du capital au détriment du pouvoir d’achat des salariés et retraités, de la protection sociale et des services publics, cela rejoint l’exigence de justice sociale portée par FO”.

Le congrès rappelle que les seules réponses acceptables sont la remise en cause des inégalités et une juste redistribution des richesses par l’augmentation des salaires, une protection sociale et des services publics de qualité accessibles à tous. Dans ce contexte, le congrès condamne fermement l’escalade répressive mise en œuvre par le gouvernement. Il dénonce les violences physiques et morales subies par celles et ceux qui exercent leur droit de manifester pacifiquement. Il considère que l’arsenal “sécuritaire” mis en œuvre depuis l’état d’urgence jusqu’à la “loi anticasseurs” porte atteinte aux libertés fondamentales.

Dernièrement, alors que les grèves se multiplient dans différents secteurs et notamment dans les services des urgences des hôpitaux, le pouvoir présidentiel, par arrêté préfectoral envoie les gendarmes réquisitionner les urgentistes à leur domicile.

FO, un syndicat indépendant

Conformément à la Charte d’Amiens, le congrès rappelle l’exigence pour l’organisation syndicale d’être indépendante de toute influence que ce soit d’un parti, d’un courant de pensée ou de toute organisation quelle qu’elle soit, extérieure au syndicat.

Le congrès rappelle que FO n’est pas un “corps intermédiaire”. Le rôle du syndicat, c’est d’aider les travailleurs à se regrouper, s’organiser pour porter leurs revendications et les faire aboutir.

Au même moment, ce gouvernement qui réprime, voudrait transformer les syndicats en subsidiaires de sa politique. Ainsi le président de la République entend faire travailler les syndicats “sous l’autorité” du premier ministre. Il les convoque dans ses concertations, conférences sociales et autres tables-rondes pour tenter de les associer à la mise en œuvre de ses contre-réformes.

En ce sens, le congrès partage l’appréciation du CCN de FO qui

“dénonce la méthode des concertations qui viserait à légitimer les réformes régressives par la présence des organisations syndicales sans pour autant prendre en compte leurs revendications” – “réaffirme que le progrès social ne peut être fondé que sur la négociation libre, sans contrainte et la prise en compte des revendications portées par le syndicat. Celles-ci ont été adressées tant au gouvernement qu’au patronat dans le cadre du 19 mars”

C’est pourquoi le congrès se félicite de la décision de la confédération de refuser de participer au “grand débat” mis en place par Macron. Il prend acte de la décision mise en œuvre par la confédération de quitter les concertations Delevoye sur les retraites et d’engager une campagne d’information et mobilisation pour faire échec aux projets du gouvernement. De la même manière, le Congrès appuie la décision de l’Union Régionale Ile de France (URIF FO) à ne pas se rendre à l’invitation du Préfet de région.

C’est aussi pourquoi le congrès appuie toutes les mobilisations en cours pour faire aboutir les revendications. Le congrès invite tous les syndicats FO de l’UD à prendre toutes les initiatives possibles permettant de réunir les salariés ; réunion d’information syndicale, assemblées générales… afin d’informer et d’aider les salariés à lister les revendications et à décider de l’action à même de les faire aboutir.

Pour la défense du code du travail, des conventions collectives, de la hiérarchie des normes

Dans une situation caractérisée par un “isolement” sans précédent de l’exécutif, le congrès constate que ce gouvernement poursuit avec les ordonnances Macron la destruction du code du travail engagée par la loi El Khomri et entend désormais faire table rase de tout ce qui fonde la République et la protection sociale issue de 1945.

Le congrès revendique, le rétablissement de la hiérarchie des normes, de la séparation des pouvoirs, du principe de faveur, des moyens de représentation et de défense des droits des salariés, ainsi que l’annulation des mesures facilitant les licenciements collectifs et individuels. 

Le congrès, comme le CCN revendiquent l’abrogation des lois et ordonnances travail. Le congrès rappelle le principe selon lequel les travailleurs licenciés, sans motif valable, ont droit à une indemnisation qui répare de manière intégrale le préjudice qu’ils ont subi. 

Avec la confédération, le congrès réaffirme son opposition à la fusion des branches comme il s’oppose, dans le public, à la fusion des corps.

Pour la défense de la Sécurité Sociale et des Retraites

Le congrès se prononce pour le retour à la Sécurité Sociale de 1945 : on cotise selon ses moyens, on reçoit selon ses besoins.Le congrès dit Oui au salaire différé, Non à la CSG ; Oui aux cotisations sociales ; Stop aux exonérations patronales. 

Comme l’a expliqué le dernier CCN

“Le mouvement continu de transfert du financement vers la CSG au détriment de la cotisation sociale, dont le corollaire est l’étatisation de la Sécurité sociale, la mise à l’écart des représentants des travailleurs et la soumission des droits des assurés et des allocataires aux politiques d’austérité budgétaire”.

Nous défendons “les principes fondateurs de la Sécurité sociale fondés sur la cotisation et le salaire différé, ce qui permet aux salariés et à leur famille d’être solidairement couverts contre tous les aléas de la vie, de bénéficier de prestations d’assurance et non d’assistance, et d’assurer la gestion par leurs représentants”.

Le président Macron a confirmé et précisé les objectifs de la réforme des retraites : la mise en place du régime universel de retraites par points, des décotes au-dessous de 64 ans ; dès 2020, un nouvel allongement de la durée de cotisation et une baisse du montant global des retraites (en moyenne de 15% et jusqu’à 30%). En outre, ce projet remet en cause tous les droits acquis dans les différents régimes de retraite, notamment les avantages familiaux et les pensions de réversion.

Le congrès rappelle son opposition au système des “coefficients de solidarité bonus-malus” ouvrant la voie à un recul de l’âge de la retraite à 63 ans et à une baisse des pensions. Le congrès s’inscrit pleinement dans la décision de la CE confédérale d’amplifier la campagne en direction des salariés pour les informer des enjeux, des positions et revendications de FO sur les retraites. “(…) Cette campagne d’information et de mobilisation prend la forme de réunions multiples dans les départements d’ores et déjà engagée et aura pour point d’orgue un rassemblement d’ampleur nationale, dès la rentrée de septembre, dans l’objectif de préparer le rapport de force interprofessionnel et, si nécessaire, la grève pour défendre les retraites et mettre en échec le projet gouvernemental.” (Déclaration de la CE confédérale du 16 mai 2019)

Il appelle tous les syndicats FO du département à continuer cette campagne et à l’amplifier dès maintenant : Non au régime universel de retraites par points ! Maintien des 42 régimes !

Pour l’augmentation générale des salaires, des traitements, pensions et des minima sociaux

Le congrès constate la baisse générale du pouvoir d’achat que subissent les salariés, actifs et retraités ainsi que leurs familles.

Force Ouvrière est historiquement le syndicat de la fiche de paie. C’est pourquoi, le congrès revendique une augmentation générale des salaires, pensions et minima sociaux, pour les fonctionnaires le déblocage et l’augmentation de la valeur du point d’indice à hauteur de ce qui a été perdu depuis 2000.

Le congrès revendique l’abandon total de la CSG, le rétablissement de la Sécurité sociale sur la base du salaire différé, l’abandon des exonérations de cotisations et la restitution des détournements effectués au profit du patronat et de l’état depuis des années. Il revendique une revalorisation du SMIC à hauteur de 1450 euros nets mensuels, soit 80 % du salaire médian et exige l’ouverture de négociations dans les branches afin de relever l’ensemble des grilles. De la même manière, le congrès revendique l’égalité entre les femmes et les hommes, (salaires, carrières, conditions de travail, …).

Pour la défense des services publics et des entreprises publiques

Le projet de loi de “transformation de la fonction publique” par la destruction du statut des fonctionnaires est en fait une gigantesque entreprise de destruction de ces mêmes services publics. Il a été adopté en première lecture à l’assemblée nationale.

Le congrès rappelle sa revendication de défense du service public et de l’ensemble des missions qui lui sont attachées. À la DGFIP, à l’Hôpital public et notamment aux urgences, dans l’enseignement, pour ne prendre que ces exemples, la légitime colère des personnels s’exerce depuis des mois.

Le congrès rejette l’accélération de la mise en œuvre de la territorialisation de l’Éducation nationale et la volonté gouvernementale de remettre en cause l’école publique dans son ensemble, notamment l’école maternelle publique.

Le congrès rappelle son opposition aux lois Blanquer qui représentent une attaque sans précédent contre l’Éducation Nationale et les statuts des personnels. Il apporte tout son soutien aux personnels de l’Éducation nationale mobilisés pour obtenir le retrait de loi dite “École de la confiance”. Le congrès fait sienne cette revendication, cette loi étant une déclinaison du projet de la loi de transformation de la Fonction publique.

Le congrès revendique l’abrogation des réformes du Baccalauréat, des lycées, de Parcoursup et de la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (ORE). Ces réformes organisent une véritable sélection sur critères géographiques et sociaux dont les jeunes de Seine-Saint-Denis sont les premières victimes. Que resterait-il des droits liés à l’obtention du Baccalauréat si celui-ci devenait un bac local estampillé du lycée dans lequel il a été obtenu ? Le congrès rappelle qu’il est pour le maintien du Baccalauréat National, ouvrant droit pour tout bachelier de s’inscrire dans l’université et la filière de son choix.

Le congrès condamne les suppressions d’emplois, les fusions de services, les abandons de missions, les projets de délocalisation de services. Le congrès condamne le plan Darmanin qui démantèle le réseau des finances publiques pour mettre en place des agences comptables, des maisons de service au public, des fiscaux-bus, en lieu et place des services déconcentrés de l’État. C’est une remise en cause du principe républicain de la séparation ordonnateur/comptable et une remise en cause de l’égalité de traitement de tous les citoyens.

Le congrès exige le retrait du projet de loi “Ma santé 2022”. Celui-ci est synonyme de fermetures de lits de maternité et services, de chirurgie, de regroupement de services des urgences, avec pour conséquences la diminution des effectifs et l’aggravation des conditions de travail des agents hospitaliers ainsi qu’une réduction importante de l’offre de soin pour les usagers.

Le Congrès tient à apporter son soutien à “la lutte spécifique des urgences et l’augmentation de effectifs supplémentaires” (communiqué de presse intersyndicale FO-CGT-SUD du 11 juin). Avec les fédérations FO, CGT SUD, il soutient les luttes ainsi que les grèves en cours et celles à venir décidées par les personnels avec leurs syndicats qui permettent d’amplifier la mobilisation pour faire gagner sur les revendications des personnels.

Le congrès s’oppose et dénonce : la fusion des organismes consultatifs, la suppression des prérogatives des commissions paritaires, la contractualisation sans aucune possibilité de titularisation, l’introduction de la rupture conventionnelle et donc de la possibilité de licencier les fonctionnaires, la mise en place d’un plan de départs volontaires ayant des allures de “PSE”, le transfert autoritaire des personnels d’un ministère à un autre en fonction des besoins, sont autant de mesures mises en place dans le privé déclinées dans la fonction publique.

Comme l’a souligné le CCN

“ces dispositions signifient la casse du statut, la fin de la séparation entre la carrière, le grade et l’emploi, qui permettent de garantir les principes d’impartialité, de neutralité, d’égalité de traitement des usagers et de continuité du service public”

Le congrès réaffirme son exigence de retrait du projet de loi de “transformation de la fonction publique” et de Maintien des statuts des personnels dans les trois versants de la Fonction publique. Dans les entreprises publiques, après la gravissime privatisation de fait de la SNCF, la remise en cause des statuts, c’est maintenant, au travers de la loi PACTE, dont le congrès demande l’abrogation que sont privatisées ou en voie de l’être ENGIE, la Française des Jeux, ADP.

Là encore, les annonces du chef de l’État ne font que renforcer notre détermination à remettre en cause cette politique, et donc, à organiser la mobilisation pour y mettre un coup d’arrêt. 

Pour le développement de notre organisation

Le congrès considère que la formation de nos militants est un outil indispensable de notre développement, c’est pourquoi le congrès se félicite de l’augmentation significative de la participation aux stages organisés par l’UD en liaison avec le centre des militants syndicalistes FO (CFMS). Il invite l’ensemble des secrétaires de syndicats et de sections syndicales à renforcer leur structuration en inscrivant régulièrement de nouveaux camarades dans ces stages.

Dans ce cadre, le congrès demande à la Confédération de tout mettre en œuvre afin que le CFMS retrouve ses moyens de fonctionner pleinement et ainsi être en capacité de répondre aux besoins exprimés par les UD dont la nôtre.

Le congrès tient à rappeler qu’il est primordial d’acquérir les bases du militantisme syndical et le savoir-faire pour la défense des salariés face à un patronat toujours aussi déterminé.

Le congrès demande à tous ses militants FO de prendre les dispositions nécessaires pour se former dans tous les Comité Social et Économique (CSE) mis en place. Aujourd’hui c’est devenu déterminant. Le champ du syndicalisme s’élargit, les questions se complexifient, le salariat s’est beaucoup diversifié, les techniques évoluent dans le syndicalisme comme dans la société.

Développer une formation syndicale accessible, répondant aux besoins de chacune et de chacun, dès l’adhésion, au fur et à mesure des prises de responsabilités, puis tout au long de sa vie syndicale constitue un enjeu majeur pour notre organisation syndicale, enjeu qui est l’affaire de toutes et tous les militants.

Le congrès appelle tous les syndicats de l’UD à la plus grande vigilance quant au respect de la législation désormais en vigueur depuis la loi sur la représentativité : nécessité de déposer les statuts du syndicat à la mairie du lieu de domiciliation du syndicat, transmission en mairie de toute modification des instances du syndicat (souvent suite à l’assemblée annuelle), respect des dispositions législatives et réglementaires déterminant les obligations comptables des syndicats depuis le 1er janvier 2009. Strict respect de la parité et de la proportionnalité lors du dépôt de liste aux élections professionnelles.

Le congrès prend acte que les comptes 2015, 2016, 2017, 2018 ont été approuves par les commissaires aux comptes.

Le congrès estime que le développement de notre organisation sur le département est l’affaire de tous les militants de notre Union Départementale.

Il considère que l’organisation syndicale se doit d’être présente et d’accueillir celles et ceux, notamment les salariés, qui se sont mobilisés ces dernières semaines : précaires, auto-entrepreneurs, faux-indépendants, chômeurs, retraités…

Résister, Revendiquer, Reconquérir

Bobigny, le 13 juin 2019 Votée à l’unanimité

L’amiante dans les collèges du 93

L’amiante dans les collèges du 93

Assemblée générale
des agent·es techniques et enseignant·es des collèges
de Seine-Saint-Denis

Le 14 juin 2019… c’est la date retenue par le Conseil Départemental pour organiser un nouveau CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) sur l’amiante dans les collèges du 93. Il fait suite à celui du 5 octobre 2018 sur le même thème.

Neuf longs mois
pour voir la montagne Départementale
accoucher d’une souris ?

La question est légitime quand on contemple le gouffre entre les attentes concrètes des usager·es et des personnels dans les collèges et ce qu’a prévu le Conseil Départemental sur cette période.

Tout d’abord, au niveau des informations transmises, alors que sur le terrain, les usager·es et les personnels s’inquiètent des risques potentiellement encourus, le Conseil Départemental “réfléchit à une amélioration des canaux de communication actuels (OMERE)” pour “informer tous les acteurs des données amiante”

Certes, dans certains établissements, les chef·fes d’établissement ont rendu disponibles les DTA (Dossier Technique Amiante) aux personnels qui le demandaient, mais cela est clairement insuffisant, surtout quand ceux-ci ne sont pas actualisés. Rien de plus précis que l’échéance de 2019 pour l’actualisation dans la littérature Départementale : “un marché est en consultation, une programmation des mises à jour est à venir”… Repoussant par la même occasion les travaux de désamiantage nécessaires aux calendes grecques.

Enfin pour ce qui est de la “délivrance des fiches et attestations d’exposition” aux agent·es techniques exposé·es à l’amiante, leur “réalisation” ne peut se faire “qu’à la suite de l’entretien avec le médecin de prévention”.
Mais comment faire cet entretien quand on n’a pas été informé d’une potentielle exposition ?
Combien d’agent·es ont été convoqué·es par la médecine de prévention pour cela depuis début 2019 ?

Nos organisations syndicales n’ont pas attendu tout ce temps pour mesurer l’ampleur et l’urgence de la situation.
Afin d’en discuter, nous vous proposons de nous réunir :

Mercredi 12 juin, à 9h
à la bourse du travail de Bobigny,
Salle Oreste
Tram T1 – arrêt Libération

Pour participer à cette Assemblée Générale,
votre syndicat peut vous faire une Autorisation Syndicale d’Absence.

La répression, ça suffit !

La répression, ça suffit !

MOTION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE

Samedi 11 mai 2019, à la fin de la manifestation des gilets jaunes, les “forces de l’ordre” ont arrêté une syndicaliste enseignante membre de la Commission Exécutive du SNFOLC 75 pour “outrage au président de la république” et son mari pour “provocation à la rébellion”.

En fait, notre camarade et son mari ont manifesté pacifiquement dans un cortège d’enseignants durant toute l’après-midi du 11 mai.
La Commission Exécutive de l’UD FO93, réunie ce 13 mai, rappelle son soutien plein et entier aux revendications portées depuis des semaines par les enseignants et leurs syndicats FO à commencer par :

  • Retrait du projet de loi Blanquer dit “école de la confiance”
  • Abrogation des réformes du lycée, du Bac et de ParcourSup
  • Retrait du projet de loi dit “de transformation de la fonction publique”
  • Retrait du projet de réforme des retraites, maintien de tous les régimes dont fait partie le code des pensions civiles et militaires.

Avec la FNEC FP FO, l’UD FO75 et les syndicats enseignants parisiens, la CE de l’UD FO93 condamne à nouveau l’usage systématique par le gouvernement de la répression à l’égard des manifestants, répression qui dure depuis plusieurs mois et qui a passé un nouveau cap ces dernières semaines, notamment le 1er mai.


La CE de l’UD FO93 exige l’arrêt immédiat de toute poursuite à l’encontre de notre camarade et de son mari. Nous ne sommes pas dupes de cette répression ordonnée par le gouvernement pour faire refluer les mobilisations sociales.
La CE de l’UD FO93 soutient les mobilisations engagées pour obtenir satisfaction sur les revendications et exige que cesse toute forme de répression.
La CE de l’UD agit et agira toujours pour le droit de manifester, pour les libertés individuelles et collectives.

Bobigny, le 13 mai 2019


UNION DÉPARTEMENTALE FORCE OUVRIÈRE
DE LA SEINE-SAINT-DENIS

La répression, ça suffit !

Lettre ouverte aux Assurés

… Allocataires et Pensionnés.

Nous, employés et Cadres des Organismes de Sécurité Sociale et Allocations Familiales, n’acceptons plus de ne pas pouvoir vous répondre et payer les prestations qui vous sont dues en temps et en heure !

En tant que salariés de la Sécurité sociale nous n’avons pas pour habitude de nous adresser à vous sinon pour traiter vos dossiers.

Mais nous ne voulons plus nous taire.

Nous n’acceptons plus que le Service public qui vous est dû soit aussi dégradé.
Nous n’acceptons pas les mesures d’économies qui ont des conséquences dramatiques pour les assurés, allocataires et pensionnés.
Nous n’acceptons pas de voir les délais de traitement s’aggraver du fait des suppressions d’effectifs.

Le gouvernement veut encore supprimer des postes (12 000 suppressions de postes sur les 134 000 que nous comptons à la Sécurité sociale d’ici à 2022) alors que nous n’avons déjà plus les moyens de pouvoir traiter vos dossiers dans des délais dignes.

Nous n’acceptons plus qu’il faille attendre en moyenne 7 mois pour avoir un numéro de Sécurité sociale quand on est assuré à la CPAM 93 !
Nous n’acceptons plus qu’il faille attendre entre 2 et 4 mois en moyenne pour toucher des indemnités journalières quand on dépend d’une des CPAM d’Île-de-France !
Nous n’acceptons plus qu’il faille attendre entre 10 et 20 jours pour qu’un dossier puisse être scanné ou 2 mois pour avoir une nouvelle carte vitale !
Nous n’acceptons pas non plus de voir les retraités devoir attendre 6 mois en moyenne pour toucher leur première pension et jusqu’à un an pour une pension de réversion.

Dans les CAF, sachez que la situation n’est guère mieux. Le premier Ministre s’est félicité de voir les primes d’activité (PPA) versées en temps et en heure mais dit-il à quel prix cela a été fait ?
Pour pouvoir traiter les dossiers de PPA, les agents de la CAF ont dû arrêter de traiter les mails des allocataires et ont dû mettre les autres dossiers comme le RSA ou les APL de côté.
De plus, pour pouvoir tenir les cadences imposées par le gouvernement, la prime d’activité a été versée sans contrôle. Ce qui peut provoquer des indus lors de l’étude trimestrielle des dossiers.

Et dans le même temps, les Directions mettent tout en œuvre pour vous empêcher de venir dans les accueils.

Toujours dans le but de faire des économies, les Directions poursuivent dans les fermetures de sites (pas moins de 2 agences sont menacées à Paris).
Pour faire en sorte que vous ne veniez plus, les caisses développent l’accueil sur RDV, ce qui restreint l’accès direct à un technicien pour faire valoir vos droits. Sans compter les fermetures aléatoires de sites comme à la CPAM 93 où les centres ferment sans que les assurés ne soient informés.
Et puis dans votre périple, si vous trouvez un centre, que vous passez les longues files d’attente, on vous redirige vers les bornes car les Directions nous ont retiré nos habilitations au point que nous ne pouvons même plus vous éditer d’attestation de droits, document pourtant nécessaire pour bon nombre de démarches administratives.
Même vos mails ou réclamations se retrouvent “purgés” par les Directions car il y en a trop !

En tant que salariés des CAF, CPAM, CNAV, CRAMIF et DRSM nous n’acceptons pas cette situation !

Pour nous, il est inacceptable qu’au nom d’économies on vous prive de l’accès à vos centres de Sécu !
Nous sommes autant en colère que vous quand nous n’avons pas les moyens de traiter vos dossiers en temps et heure !

Nous étions donc en grève et manifestation le 19 mars 2019 pour :

  • Des effectifs en CDI en nombre suffisant pour pouvoir traiter les dossiers en temps et en heure et ne plus subir la détresse des assurés, allocataires et pensionnés,
  • L’arrêt des fermetures de centres car les assurés, allocataires et pensionnés doivent avoir accès dès qu’ils en ont besoin à un centre de Sécurité sociale,
  • Le maintien et le respect de notre convention collective nationale,
  • Une augmentation des salaires pour vivre dignement (beaucoup d’entre nous sont éligibles à la prime d’activité tant nos salaires sont bas…).

En faisant grève pour obtenir la satisfaction de nos revendications, nous nous battons pour préserver le Service public qui se doit de vous être rendu.
Le 19 mars, l’ensemble des salariés, jeunes, retraités, chômeurs étaient appelés à manifester pour la défense et le maintien de notre système de retraite actuel qui est menacé et aussi pour la défense de la Sécurité sociale basée sur le salaire différé.
La suppression de la cotisation maladie en janvier 2018 pour la transférer vers la CSG, en tentant de faire croire à une augmentation du pouvoir d’achat, est une vraie menace sur la Sécurité sociale.

La cotisation ouvre des droits, l’impôt, ou ici la CSG, non !

La Sécurité sociale doit rester basée sur le principe de solidarité : vous cotisez en fonction de vos moyens et recevez en fonction de vos besoins grâce aux cotisations sociales ou salaire différé.

Nous étions donc en grève le 19 car en tant qu’assurés nous-mêmes, nous sommes attachés à la défense de la Sécurité sociale de 1945 qui prévoit dès son premier article (1) : “Il est institué une organisation, de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent. L’organisation de la sécurité sociale assure dès à présent le service des prestations prévues par les législations concernant les assurances sociales, l’allocation aux vieux travailleurs salariés, les accidents du travail et maladies professionnelles et les allocations familiales et de salaire unique aux catégories de travailleurs protégés par chacune de ces législations dans le cadre des prescriptions fixées par celles-ci et sous réserve des dispositions de la présente ordonnance”.

La Sécu représente l’une des principales conquêtes de la classe ouvrière de ce pays et nous devons combattre pour sa défense !

En nous mobilisant pour le maintien des accueils, en nous battant pour avoir les effectifs nécessaires pour pouvoir traiter vos dossiers, nous combattons aussi pour la défense de la Sécurité sociale.

LA SÉCU ELLE EST A NOUS !
ON S’EST BATTU POUR LA GAGNER
ET ON SE BAT POUR LA GARDER !


(1/ Art 1 du décret du 4 octobre 1945 instituant la Sécurité sociale.)


Chambre Syndicale des Employés et Cadres
C.G.T. -FORCE OUVRIÈRE
des Organismes de Sécurité Sociale et Allocations Familiales
de la Région Île-de-France

3, rue du Château d’Eau – 5ème étage – Bureau 532
75481 PARIS CEDEX 10
Tél. 01.42.02.26.79 – Fax 01.42.02.61.38

Pas de fachos dans nos quartiers

Pas de fachos dans nos quartiers

Ce matin des militants de “Génération identitaire” (GI) ont occupé le toit de la CAF de Bobigny en déployant une banderole xénophobe et en scandant des propos haineux. Rapidement des militants syndicaux se sont rassemblés pour dénoncer cette provocation nauséabonde. GI, comme tous les groupuscules d’extrême droite, portent des idées en totale opposition avec nos valeurs, notre aspiration de transformation sociale, nos combats syndicaux pour une société plus juste, plus solidaire, accueillante et fraternelle.

Ce spectacle infâme de GI ne vise qu’à diviser, à instrumentaliser les difficultés sociales pour porter un projet politique raciste et fasciste. La “priorité nationale” est contraire à nos valeurs, comme aux valeurs républicaines.

Rappelons que le suprémaciste blanc auteur de la tuerie islamophobe en Nouvelle Zélande, était proche idéologiquement de cette mouvance, puisque la presse nous apprend que ce terroriste a fait un don d’argent à la branche autrichienne de GI.

L’extrême droite tue, il faut à présent des actes forts !

Les organisations syndicales de la Seine-Saint-Denis réaffirment que l’extrême droite sous toutes ses formes n’a pas sa place dans notre république. Elle s’attaque aux plus faibles tout en étant l’amie des puissants et l’ennemi de ceux qui se battent pour la justice sociale !

Cette opération de GI intervient dans un contexte de “romanophobie”, qui convient de dénoncer avec la même énergie, et qui appelle au rassemblement de toutes les forces antiraciste, antifasciste et de progrès.

Nous demandons la dissolution de ce groupuscule, qui distille le poison de la violence et de la haine. Un courrier sera fait en ce sens au Procureur et au Préfet de Seine-Saint-Denis.

Nous appelons toutes les forces qui se reconnaissent dans les valeurs anti racistes, dans l’engagement pour le progrès et justice sociale, le vivre ensemble, à se rassembler.


Rassemblement départemental
Mercredi 3 avril 2019 à 12h30

Parvis de la préfecture
Esplanade Jean Moulin à Bobigny

Abandon de la loi Blanquer

Abandon de la loi Blanquer

Appel du conseil syndical 22 mars

Le Conseil syndical du SNUDI FO appelle à la mobilisation générale pour préparer et décider de la grève, le 22 mars 2019, pour l’abandon de la loi Blanquer

Le conseil syndical du SNUDI FO 93, réuni le 22 mars, exprime sa colère !

Nous refusons cette “loi de la défiance” de notre ministre Blanquer.
Nous refusons cette attaque sans précédent de l’école maternelle.
Nous refusons les “Pôles inclusifs d’accompagnements localisés” (PIAL) avec des moyens considérablement réduits et la mutualisation des AVS.
Nous refusons cette volonté de dépendre d’un chef d’établissement, nous souhaitons continuer à garder notre fonction d’école Républicaine avec nos collègues directeurs.
Nous refusons la précarité, la remise en cause de nos statuts et de nos droits !

OUI aux enseignants fonctionnaires et NON à la contractualisation.
Maintien de la CAPD par corps, du CT et du CHSCT, instances garantes de nos droits.
Refusons la casse de nos retraites.

Le conseil syndical se félicite de la mobilisation massive des collègues du premier degré le 19 mars avec plus de 70% de grévistes en Seine-Saint-Denis et apprécie grandement les assemblées générales massives dans certains départements (44, 49, 33…) avec des appels à reconduire la grève.

Les mesures sont graves. Nous avons raison d’exiger l’abandon de la reforme Blanquer, de la réforme sur la transformation de la fonction publique, de la réforme de nos retraites.

Face à cette colère qui s’exprime partout, le conseil syndical appelle à la mobilisation générale. Le SNUDI FO prend ses responsabilités. II continuera à se déployer par des tournées d’écoles, des réunions le midi, des A.G afin que, dans l’unité syndicale et dans l’unité avec les parents, nous réussissions à gagner.

BLOQUONS nos écoles, RÉUNISSONS-NOUS,
envisageons tous ensemble la grève jusqu’à satisfaction !


Syndicat National Unifié des Directeurs, Instituteurs,
Professeurs des écoles, Contrats aidés Force Ouvrière

Espace Maurice Niles — 11, rue du 8 mai 1945 — 93000 Bobigny
la force syndicale Tel : 01 48 95 43 73 — Site : snudifo93.net

L’amiante dans les collèges du 93

QUEL AVENIR POUR SUPMÉCA ?

Face au projet de village OLYMPIQUE et PARALYMPIQUE

L’assemblée générale des personnels et usagers de Supméca, école publique d’ingénieurs, s’est réunie le 24 janvier à l’initiative d’un collectif de personnels soutenu par FO-ESR et l’UNSA.

Elle a débattu des conséquences du projet de village OLYMPIQUE et PARALYMPIQUE et adopté une résolution en Assemblée Générale des personnels et usagers de SUPMÉCA.

Les projets impactent fortement notre établissement :

  • Destruction de la résidence étudiante Pierre AZOU (capacité 97 logements, attribués sur critères sociaux), les étudiants sont expulsés au 31/08/19 sans solution de remplacement.
  • Le restaurant universitaire est rasé, sans solution de remplacement
  • Ouverture définitive au public de la rue Francis de Pressencé, qui coupe le campus en deux
  • Expropriation d’une parcelle significative de terrain pour construction d’un bâtiment privé sur notre campus.

Ces différents aspects du projet de ZAC mettent en péril les activités de notre école, qui vient de fêter ses 70 ans (plus de 6000 diplômés à ce jour), et qui représente 130 personnels, 600 élèves et plus de 40 doctorants, fortement appréciés des secteurs aéronautique, énergie et transports.

L’ouverture définitive du campus et la construction d’un bâtiment privé en son sein pose un problème grave de sécurité des personnels, usagers et des bâtiments et s’oppose à toute possibilité de développement futur de l’école. Cet aspect du projet nous semble inacceptable.
Nous demandons l’ouverture de négociations sans délai, pour trouver des solutions pérennes concernant le périmètre de Supméca, le logement et la restauration de nos étudiants.

Pour ce faire, nous nous adressons à :

  • Notre tutelle, le MESRI,
  • Le préfet de Seine-Saint-Denis
  • Le CG93,
  • La Région IdF
  • La Société du Grand Paris
  • La communauté de communes « Plaine Commune »
  • La Mairie de Saint-Ouen
  • Président du Sénat, Gérard Larcher
  • Association des Maires de France
  • Conférence des Grandes Ecoles

Qui tous, sont représentés au C.A. de la SOLIDEO (Société de Livraison des Ouvrages Olympiques).

Cette résolution, approuvée à l’unanimité, a vocation à être diffusée à l’ensemble des organes de presse.