Pour la 8ème fois les salariés, les retraités, les chômeurs, les jeunes étaient dans la rue pour dire non au projet Macron – Philippe – Berger et réclamer le retrait de celui-ci.
Dès le moment où le nombre de manifestants était moindre que lors de la manifestation du 24 janvier le message du gouvernement adressé aux journalistes était “ça s’essouffle”.
Pourtant 180 000 participants pour un mouvement qui s’essouffle c’est pas mal, quand même. Depuis le 5 décembre aucune manifestation n’a été de même nature, avec des populations différentes et surtout avec des actions, notamment des retraites aux flambeaux qui se sont déroulées tout au long des semaines qui viennent de s’écouler et qui s’additionnent à tous les temps forts.
En réalité depuis 2 ans et demi, il n’y a pas en un jour sans que le mécontentement soit exprimé dans des actions diverses, c’était le cas pour la lutte engagée contre la loi travail qui était celle concoctée par un ministre nommé Emmanuel Macron et qui a plus que “détérioré” le code du travail, puis ce fut le grand mouvement des gilets jaunes qui s’opposait à la précarité, au chômage, aux conditions de vie toujours plus dégradées pour une large partie de la population, puis ce formidable combat engagé par les agents de la RATP et les cheminots rejoint aujourd’hui par des corporations de plus en plus nombreuses comme les avocats, les experts comptables etc. démontrant qu’il existe un véritable mouvement syndical déterminé, indépendant, face à toute la destruction et à l’inexistence des partis politiques.
En tous les cas un dénominateur commun à 2 ans ½ de manifestations : le Président de la République et ses contre-réformes.
Si la manifestation parisienne s’est déroulée dans le calme, le constat est fait que la colère s’exprime parmi les travailleurs et les jeunes qui comprennent tous aujourd’hui qu’aucun n’échappera a des “coupes sombres” sur les feuilles de retraite.
La colère s’exprime également lorsqu’on aborde la “conférence de financement” où tout le monde sait que la “feuille de route” est écrite par le premier ministre et chacun s’accorde à dire dans la manifestation qu’on n’a pas grand-chose à en attendre. Nous partageons bien évidemment cet avis !
Si la manifestation s’est déroulée correctement ce ne fut pas le cas, notamment dans un lycée parisien “Paul Valéry” envahit par la Police. De quoi s’agit-il, si ce n’est que les lycéens voulaient par leur simple présence devant le lycée, démontrer leur volonté de s’opposer à la réforme du bac et aux épreuves se déroulant dans des conditions inacceptables ? De quoi s’agit-il, si ce n’est en entrant dans les couloirs de “leur lycée” démontrer qu’ils ne veulent pas que la mise en œuvre soit celle qui détruira toutes les réalités de la nécessité d’un diplôme national.
Il est affligeant de constater qu’une simple manifestation non violente ne peut être gérée localement par les responsables de l’établissement auxquels ils ont fait appel, mais par les forces de police, qui dorénavant pénètrent dans le lycée “harnachées comme lors des manifestations les plus violentes”.
Après des événements de même nature qui se sont produits à Hélène Bouchet, Gabriel Fauré etc. la répression est bien ce que choisit ce gouvernement pour répondre au mouvement syndical et aux revendications des jeunes et des salariés.
L’URIF FO soutient sans réserve les enseignants et les lycéens engagés dans toutes les actions.
Toutes ces raisons nous conduisent à soutenir les positions prises hier soir, par l’intersyndicale nationale dont chacun d’entre vous possède le communiqué.
L’URIF FO participera dès cet après-midi à l’interrégionale et appellera comme les autre URIF à un nouveau temps fort de manifestations, qui soutiendra toutes les grèves engagées et toutes les assemblées générales qui continuent à se développer.
Le 6 février 2020,
l’URIF FO appelle d’ores et déjà à se mobiliser dans la rue.
L’URIF FO s’engagera avec les UD d’Ile-de-France dans tous les mouvements qui se dérouleront dans les départements et dans les villes.
Elle soutiendra et s’engagera dans les actions conduites auprès des groupes parlementaires et des parlementaires.
ON NE LÂCHE RIEN !
CEUX QUI S’ESSOUFLENT SONT CEUX QUI COMPTENT SUR “LE POURRISSEMENT”
Quelle drôle de conception du dialogue social.
Une circulaire vous parviendra après l’interrégionale de cet après-midi. Heure de manifestation – Parcours – et autres actions engagées dans les départements.
Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL se félicitent de l’importance des mobilisations pour le retrait du projet de réforme des retraites du Gouvernement.
Le soutien de la population au mouvement social s’amplifie, des initiatives unitaires sont prises sur tout le territoire, les journées de grèves et de manifestations du vendredi 24 et du mercredi 29 janvier ont encore rassemblé des centaines de milliers de personnes. C’est la preuve d’un rejet massif des propositions portées par le Gouvernement.
L’avis du Conseil d’État est un désaveu cinglant à la stratégie gouvernementale. Cette réforme est décidément injuste et dangereuse. Il confirme nos analyses d’une réforme qui méprise les formes réglementaires et législatives et, sur le fond, fait ressortir le flou du projet. Il pointe les biais de l’étude d’impact et des 29 ordonnances auxquelles le texte du projet de loi renvoie comme autant d’éléments qui masquent la réalité de la réforme. Il contredit les engagements de compensation aux dégâts de la réforme que le gouvernement avait fait miroiter pour certaines catégories.
À la veille de l’ouverture de la « conférence des financeurs », nos organisations syndicales réaffirment leurs propositions d’augmentation des recettes des régimes de retraites, qui passent par une meilleure répartition des richesses créées par le travail des salarié-es.
Une mobilisation historique par sa force et sa durée, le soutien sans faille de l’opinion publique, l’avis du Conseil d’État : le projet de réforme des retraites n’a jamais été si fragile. Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL appellent l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et à amplifier, dans tous les secteurs, la mobilisation dès maintenant et tout au long du débat parlementaire qui s’ouvre la semaine prochaine par des actions diversifiées : rassemblements, retraites aux flambeaux, dépôts d’outils symboliques des métiers, etc. Il n’y aura pas de trêve. Des actions de mobilisation sont déjà prévues la semaine prochaine. Le 5 février, les organisations soutiennent l’initiative de mobilisation des organisations de jeunesse et encouragent à construire des initiatives locales et diversifiées.
Elles appellent à faire du jeudi 6 février une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations à l’occasion du début des travaux de la commission spéciale de l’Assemblée Nationale. Elles appellent à interpeller les parlementaires. Elles mettent en perspective des actions de mobilisation notamment la semaine d’ouverture des travaux à l’Assemblée Nationale et tout au long des débats parlementaires. Elles décident de se réunir à nouveau le 6 février au soir.
NON, rien ne va plus chez CHALLANCIN ACCUEIL et SERVICES !
La multiplicité des problèmes est impressionnante… La direction est-elle bien consciente de ne même pas respecter les droits fondamentaux et la législation du travail ? non paiement des heures supplémentaires, des heures de nuit, congés payés, maladie, transport, majoration du travail du dimanche… Autant de problèmes sur les salaires, récurrents, depuis 5 années.
Même, la grille conventionnelle, pourtant publiée au journal officiel en février 2019, n’est même pas appliquée ! Comment s’étonner dans ces conditions que soient “oubliées” les primes de participation de 2018 et 2019 ? Pas de tickets restaurants ni de primes paniers, les temps d’habillage et déshabillage ne sont pas rémunérés. Des avantages de base qui n’ont pas cours chez CHALLANCIN ACCUEIL et SERVICES.
Les élus FO dénoncent également les pressions et menaces exercées à l’encontre des salariés pour des questions de rentabilité et au détriment de la sécurité des personnels et des clients reconnus handicapés !
Les élus FO, qui demandent le respect de la législation en matière de travail, ne sont pas épargnés et subissent pressions et avertissements. De tels agissements ne sont plus acceptables ! La direction doit maintenant : s’engager à respecter le droit du travail, accepter de rentrer en négociation avec les élus et faire vivre concrètement l’instance du CSE !
Dans le cas contraire, elle prendrait la responsabilité d’un mouvement social d’ampleur !
Depuis le 5 décembre, les salariés du public et du privé sont engagés avec les organisations CFE-CGC CGT FO FSU Solidaires UNEF et UNL dans la grève et les manifestations pour exiger le retrait de la réforme Macron.
• LA RÉFORME MACRON, C’EST LA FIN DE TOUS LES RÉGIMES DE RETRAITE EXISTANTS
L’ensemble des régimes de retraite existants, à commencer par le régime général et les retraites complémentaires (Agirc-Arrco) pour les salariés du secteur privé, ainsi que le Code des pensions civiles et militaires pour les fonctionnaires, seront supprimés et remplacés par un régime de retraite dit universel, sans prise en compte des spécificités professionnelles, de la pénibilité et des périodes de formation.
• LA RÉFORME MACRON, C’EST LA BAISSE DRASTIQUE DE TOUTES LES RETRAITES
Avec la réforme Macron, le calcul de la retraite se ferait sur l’intégralité de la carrière, là où actuellement le calcul se fait sur les 25 meilleures années (dans le secteur privé) et les 6 derniers mois (dans la fonction publique). Il en résulterait mécaniquement une baisse drastique du montant des retraites, pouvant aller jusqu’à 50% de pertes par rapport aux régimes existants. Cela toucherait en premier lieu les femmes qui subissent plus largement les temps partiels et les carrières hachées.
• LA RÉFORME MACRON, C’EST LA FIN D’UN MONTANT DE RETRAITE GARANTI
Avec la réforme Macron, le montant de la retraite serait calculé selon le nombre de points acquis sur toute la carrière, multiplié par la «valeur de service» du point en vigueur au moment de la retraite (aujourd’hui fixée à 0,55€). Or, la «valeur de service» du point serait révisable chaque année, par le gouvernement, en fonction d’une estimation de l’espérance de vie, de la conjoncture économique, de la situation financière du système… La «valeur de service» du point servirait alors de variable d’ajustement pour permettre au gouvernement de baisser le montant des pensions.
• LA RÉFORME MACRON, C’EST LA MISE EN PLACE D’UN ÂGE PIVOT PERMANENT
Le gouvernement et certaines organisations affirment que l’âge pivot (appelé également «âge d’équilibre») serait retiré du projet de loi, ce qui est un mensonge. Dans la lettre d’E. Philippe adressée aux syndicats le 11 janvier, il est affirmé : «le projet de loi prévoira que le futur système universel comporte un âge d’équilibre. Celui-ci constituera un des leviers du pilotage collectif du système.» (point 4). Par conséquent, c’est bien l’ «âge d’équilibre» qui servira de «levier» pour contraindre les salariés à travailler plus longtemps s’ils veulent éviter de subir une décote (ou «malus»).
CE QU’IL FAUT, C’EST BIEN LE RETRAIT DE LA RÉFORME MACRON !
Les cheminots et les agents de la RATP, en grève historique depuis le 5 décembre pour obtenir le retrait pur et simple de la réforme Macron, sont rejoints depuis par de nombreux salariés : énergie, Opéra de Paris, musée du Louvre, avocats, Banque de France, raffineries, ports et docks, enseignants, lycéens, étudiants…
Majoritaires ensemble, les URIF CFE-CGC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES avec l’UNEF et l’UNL considèrent que c’est en élargissant la mobilisation à tous les secteurs du public et du privé, par la tenue des assemblées générales de salariés qui décident de rejoindre la grève, que nous obtiendrons le retrait de la réforme Macron et l’amélioration des régimes existants, notamment par l’augmentation des salaires et du SMIC, l’égalité salariale femme / homme ou encore la fin des exonérations patronales.
MANIFESTATION RÉGIONALE – VENDREDI 24 JANVIER 11H / RÉPUBLIQUE VERS CONCORDE
Tous ensemble pour défendre notre système de retraite solidaire par répartition
Les organisations syndicales de la Seine-Saint-Denis réaffirment leur rejet du plan Macron sur les retraites, qui souhaite casser le régime existant pour instaurer un “système universel de retraite par points”.
Cette réforme porte la baisse généralisée des pensions, comme le
démontre le système suédois, modèle de la réforme Macron. Nous sommes
face à un projet Injuste et dangereux pour la cohésion sociale,
particulièrement dans notre département, qui connaît le plus faible
niveau de vie en France métropolitaine et ou la population subit le
chômage et la précarité.
Ce projet entraînerait un recul de l’âge de départ à la retraite à 64
ans et des pensions amputées, des conditions plus drastiques pour
bénéficier d’une pension de réversion diminuée, les périodes de maladie,
chômage, maternité qui sortiraient des droits à la retraite,
l’augmentation des inégalités Femmes/Hommes, la fin des régimes
spéciaux. En outre, la valeur du point serait révisable chaque année,
par le gouvernement. Le niveau des retraites ne serait en clair plus
garanti. Une incertitude et une casse des droits qui ouvriraient en
grand la porte de la retraite par capitalisation. Le texte Macron est
donc bien au service de la finance, dont les dernières crises ont
pourtant démontré toute la nocivité économique et sociale.
Le gouvernement tente de décourager la montée de la mobilisation,
dans une sorte d’aveu de la nocivité de cette réforme, en proposant de
basculer dans le nouveau système uniquement les générations nées à
partir de 1975 ! II fait clairement le choix de sacrifier la jeunesse
déjà durement frappée par la précarité ! La clause du “Grand-père”
est la clause de la honte ! Ce pouvoir projette ainsi de fragmenter
notre société et de briser la solidarité intergénérationnelle en faisant
supporter la régression sociale aux futures générations ! Un pouvoir
qui n’assume pas ses choix puisqu’aucun représentant de LREM de la
Seine-Saint-Denis n’a osé répondre à notre demande de débat public
contradictoire !
À rebours de ces logiques il y a plus que jamais besoin de renforcer
notre système de retraite par répartition à la fois contributif et
solidaire !
Les moyens existent mais supposent de privilégier les politiques
d’emplois, des salaires, de solidarité, d’investissements, au détriment
du service de la finance comme s’y emploie ce pouvoir dont les liens
avec des fonds de pensions ont été révélés par la presse.
Pour ces raisons, les organisations syndicales de la
Seine-Saint-Denis exigent le retrait du plan Macron, le maintien de tous
les régimes existants et le retour à la retraite à taux plein à 60 ans.
L’ampleur des mobilisations, des grèves enclenchées depuis le 5
décembre, des manifestations départementales des 11 et 19 décembre
démontrent que les salariés rejettent massivement cette réforme. Aussi
les organisations syndicales départementales appellent à renforcer et
élargir encore la mobilisation par la grève et la reconduction de
celle-ci, et pour ce faire à organiser dans les entreprises et les
administrations des Assemblées Générales dans l’unité.
Elles décident d’impulser des initiatives pour que le souffle populaire de la Seine-Saint-Denis contribue à l’élévation du rapport de force et appellent :
jeudi 23 janvier 2020 •••
••• Marche unitairedépartementale aux flambeaux 18H de la Bourse départementale du travail(1 place de la Libération à Bobigny) vers le parvis de la Préfecture(Esplanade Jean Moulin à Bobigny).
vendredi 24 janvier 2020 •••
Jour du Conseil des ministres
••• Manifestation unitaire régionale à 11H à Paris, Place de la République vers la Place de la concorde(RER E Bondy).
Plus d’hésitation : en grève jusqu’au retrait du plan Macron-Philippe !
Une nouvelle fois depuis le 5 décembre, des milliers de salariés de très nombreuses entreprises ont fait grève et ont participé aux manifestations. Cette mobilisation s’inscrit dans une lutte lancée par la grève à la RATP et à la SNCF depuis 37 jours.
Ainsi, le jeudi 9 janvier, 370 000 manifestants à Paris ont fait entendre leur exigence du retrait du projet de retraite par points. En réponse, le gouvernement continue de mépriser les grévistes, les salariés, l’opinion publique très majoritairement hostile au projet gouvernemental, ainsi que les organisations syndicales opposées à cette réforme au travers d’une communication qui se veut de plus en plus mensongère au fil des jours.
Les annonces du 1er ministre du 11 ne répondent en rien aux revendications, maintiennent la retraite par points ainsi que l’âge pivot, et rendent les organisations syndicales responsables d’assurer l’équilibre financier du système universel de retraite par points. C’est inacceptable !
La population ne s’y trompe pas en restant largement favorable au mouvement de grève et comprend que c’est le gouvernement qui porte la responsabilité de la situation.
Faute d’être parvenu à faire refluer le mouvement, il ne reste à ce gouvernement que la violence pour tenter de faire cesser la grève. Les URIF condamnent l’escalade des violences policières et demandent la levée de toutes les sanctions et poursuites envers les grévistes et les syndicalistes. Elles exigent que toute la lumière soit faite sur les violences policières lors des manifestations et sur les piquets de grève.
Les Unions Régionales CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES avec l’UNEF et l’UNL Île de France, rappellent leurs exigences du retrait du plan Macron-Philippe et réaffirment que les revendications posées permettent d’améliorer le système par répartition et rejettent le système par point :
Maintien des régimes de retraites : régime général, régimes spéciaux, régimes complémentaires, code des pensions civiles et militaires
Retrait du plan Macron-Philippe
Retour à la retraite à taux plein à 60 ans
Taux de remplacement de 75% de la rémunération d’activité sur la base des 10 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public, pas de retraite inférieure au smic
Prise en compte de la pénibilité, des périodes de formation et aménagement des fins de carrière
L’augmentation des salaires et du SMIC (1800€)
L’égalité salariale entre les femmes et les hommes : cela générerait près de 35 milliards de recettes fiscales supplémentaires pour l’État (cotisations salariales et patronales, impôt sur le revenu, et TVA).
Il faut renforcer la mobilisation en élargissant la grève à tous les secteurs du public et du privé. En conséquence, les URIF appellent les salariés à continuer de se réunir en assemblées générales afin de généraliser la grève et de se saisir des initiatives prévues les mardi 14 et mercredi 15 janvier dans des manifestations initiatives d’ampleur organisées dans les localités et départements et à participer massivement à la manifestation unitaire régionale le jeudi 16 janvier (13h30 Montparnasse).
Tous ensemble pour défendre notre système de retraite solidaire par répartition
Les organisations syndicales de la Seine-Saint-Denis réaffirment leur rejet du plan Macron sur les retraites, qui souhaite casser le régime existant pour instaurer un “système universel de retraite par points”.
Cette réforme porte la baisse généralisée des pensions, comme le démontre le système suédois, modèle de la réforme Macron. Nous sommes face à un projet Injuste et dangereux pour la cohésion sociale, particulièrement dans notre département, qui connaît le plus faible niveau de vie en France métropolitaine et ou la population subit le chômage et la précarité.
Ce projet entraînerait un recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans et des pensions amputées, des conditions plus drastiques pour bénéficier d’une pension de réversion diminuée, les périodes de maladie, chômage, maternité qui sortiraient des droits à la retraite, l’augmentation des inégalités Femmes/Hommes, la fin des régimes spéciaux. En outre, la valeur du point serait révisable chaque année, par le gouvernement. Le niveau des retraites ne serait en clair plus garanti. Une incertitude et une casse des droits qui ouvriraient en grand la porte de la retraite par capitalisation. Le texte Macron est donc bien au service de la finance, dont les dernières crises ont pourtant démontré toute la nocivité économique et sociale.
Le gouvernement tente de décourager la montée de la mobilisation, dans une sorte d’aveu de la nocivité de cette réforme, en proposant de basculer dans le nouveau système uniquement les générations nées à partir de 1975 ! II fait clairement le choix de sacrifier la jeunesse déjà durement frappée par la précarité ! La clause du “Grand-père” est la clause de la honte ! Ce pouvoir projette ainsi de fragmenter notre société et de briser la solidarité intergénérationnelle en faisant supporter la régression sociale aux futures générations ! Un pouvoir qui n’assume pas ses choix puisqu’aucun représentant de LREM de la Seine-Saint-Denis n’a osé répondre à notre demande de débat public contradictoire !
À rebours de ces logiques il y a plus que jamais besoin de renforcer notre système de retraite par répartition à la fois contributif et solidaire !
Les moyens existent mais supposent de privilégier les politiques d’emplois, des salaires, de solidarité, d’investissements, au détriment du service de la finance comme s’y emploie ce pouvoir dont les liens avec des fonds de pensions ont été révélés par la presse.
Pour ces raisons, les organisations syndicales de la Seine-Saint-Denis exigent le retrait du plan Macron, le maintien de tous les régimes existants et le retour à la retraite à taux plein à 60 ans. L’ampleur des mobilisations, des grèves enclenchées depuis le 5 décembre, des manifestations départementales des 11 et 19 décembre démontrent que les salariés rejettent massivement cette réforme. Aussi les organisations syndicales départementales appellent à renforcer et élargir encore la mobilisation par la grève et la reconduction de celle-ci, et pour ce faire à organiser dans les entreprises et les administrations des Assemblées Générales dans l’unité.
Elles décident d’impulser des initiatives pour que le souffle populaire de la Seine-Saint-Denis contribue à l’élévation du rapport de force et appellent :
mercredi 15 janvier 2020 •••
••• Manifestation unitaire départementale 11h00 Place de la Gare à Bondy(RER E Bondy). Pour une arrivée devant la permanence de la députée LREM de Madame Sylvie Charrière à Villemomble (2 rue Montel).
De : Philippe HERBECK Fédération FO Cheminots Secrétaire Général
À l’attention des Fédérations et Unions Départementales Force Ouvrière
Chers camarades,
Pour faire opposition au projet gouvernemental de contre-réforme des retraites avec sa volonté forte de supprimer les 42 régimes existants en les remplaçant par un système universel par points et conformément à notre résolution du Comité Confédéral National du 26 septembre sollicitant à un appel clair et franc “à la grève interprofessionnelle à compter du 05 décembre pour empêcher et mettre en échec le projet Macron/Delevoye”, la fédération FO Cheminots souhaite ce jour, par cette adresse, faire un appel à la solidarité aux grévistes les plus engagés dans ce conflit.
Les Cheminots par leur implication dans la grève confortent chaque jour la revendication portée par notre Organisation Syndicale qu’est le retrait du projet d’un système universel de retraite par points !
En ce 35ème jour de grève, il devient des plus urgent d’apporter si possible le soutien financier à nos camarades qui chaque jour perdent une journée de salaire et dont leurs forces restent à ce jour utiles pour continuer le combat encore nécessaire pour faire barrage à cette injuste contre-réforme lourde de conséquences pour nos retraites de demain.
Les cheminots ont démontré qu’ils ne faisaient pas grève que pour la seule suppression de leur régime spécial, ils revendiquent le retrait autant dans l’intérêt interprofessionnel qu’intergénérationnel, avec cette double volonté d’amplification du mouvement dans tous les secteurs professionnels et les jeunes.
C’est bien en ce moment et non à la fin du conflit avec en janvier des fiches de paie à zéro euro que nous devons montrer ce qu’est la solidarité à Force Ouvrière.
C’est pourquoi la fédération FO Cheminots a mis en ligne une cagnotte de solidarité dont en voici le lien : https://www.leetchi.com/c/je-soutiens-les-cheminots-en-greve ou bien par chèque à l’ordre de la fédération FO Cheminots et envoyé à l’adresse suivante : 7 passage Tenaille 75014 Paris.
En espérant que cette sollicitation soit comprise de son bon sens, la fédération vous adresse le salut fraternel
Amitiés syndicalistes,
Philippe HERBECK, Secrétaire général Christophe PRAT, Trésorier Fédéral