La Direction prévoit 1770 suppressions de postes parmi le Personnel au Sol à l’horizon du 31 décembre 2022. Les chiffres du PDV (274 au Court Courrier et 54 au Marché France) sont inclus dans les projections.
Ces chiffres sont macro et ne s’appuient pas sur un unique projet mais sur une myriade d’actions de simplification, digitalisation et réorganisations sur lesquelles nous n’avons à ce jour aucun détail. C’est d’autant plus insidieux que la Direction, fera disparaître les postes par petites touches. Il nous sera difficile de mesurer les impacts sur les organisations du travail, sur la charge de travail et sur l’efficacité de ces réorganisations. Le côté “au fil de l’eau” peut avoir un aspect rassurant pour certains, FO alerte sur les dangers de cette attrition silencieuse.
Nous ne savons pas quels métiers ou fonctions seront concernés mais la Direction évoque des départs non remplacés et des mobilités professionnelles.
Alors que la tendance des dernières années orientait les populations opérationnelles vers les fonctions support, les années 2020, 2021 et 2022 marqueront un changement de cap à 180°.
Nous rappelons que ces nouvelles destructions d’emplois au sol sont annoncées dans un contexte de croissance de notre offre.
Dans un marché toujours difficile, la stratégie s’appuie sur le renouvellement de la flotte et l’amélioration de l’expérience client. Montée en gamme, simplification et modernisation de la flotte, simplification des organisations, optimisation des dépenses, amélioration de la performance opérationnelle, réduction d’émissions de CO2, recherche de nouvelles sources de recettes, transformation managériale sont quelques axes d’une transformation qui doit permettre de financer les investissements des ambitions de la stratégie initiée par Benjamin Smith.
La Digitalisation du parcours client est un atout mais elle ne fait pas tout. Pour Force Ouvrière la qualité de service offerte à nos clients passe par des emplois Air France. Nous sommes face à une Direction dogmatique. Elle ne mesure pas à sa juste valeur la plus-value apportée par un personnel au sol Air France et se contente de focaliser sur l’aspect “coûts” en sortant de l’équation les impacts négatifs de la non-qualité et des incidences du mécontentent client.
Nous avons à nouveau rappelé la richesse apportée par le salarié évoluant au sein de l’entreprise et enrichissant ainsi son expérience et ses compétences sur différents emplois au cours de sa carrière professionnelle. Nous avons rappelé les coûts de la sous-traitance comparés à de ceux de jeunes embauchés Air France. Par son choix de ne plus recruter sur des métiers en piste ou dans les magasins, la Direction prive l’Entreprise d’un trésor de diversités et de compétences. Nous avons demandé qu’à minima cette porte soit réouverte sur les métiers d’escale à Roissy et Orly pour permettre au HUB de continuer à irriguer les autres secteurs de l’Entreprise. FO revendique des mobilités Paris province afin de limiter la sous-traitance sur le parcours client. La dynamique initiée par des embauches réalisées à Paris serait moins couteuse et plus bénéfique que la sous-traitance pour les salariés et pour les clients, donc pour l’Entreprise.
Les élus du CSEC (Comité Social et Economique Central) ont voté à l’unanimité une expertise sur la stratégie et ses impacts sur l’emploi.
Les Directions se succèdent, mais les plans d’économies demeurent invariablement construits sur des coupes sombres dans les effectifs et particulièrement parmi le Personnel au Sol !
Les organisations syndicales de salarié-es et de jeunesse (CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, FIDL, MNL, UNEF, UNL) ont pris acte de l’annonce par le Premier ministre samedi dernier en fin d’après-midi d’utiliser l’article 49-3.
Cette procédure gouvernementale permet de faire passer sans vote à l’Assemblée Nationale le projet de loi portant sur le système de retraites par points.
Cela démontre l’impuissance du gouvernement à répondre aux interrogations sérieuses et légitimes des parlementaires à propos de ce projet incomplet, très approximatif aux multiples inconnues.
C’est une nouvelle preuve, si celle-ci était nécessaire, que le gouvernement refuse le débat et veut faire passer en force ce projet de régression sociale minoritaire dans l’opinion publique.
Deux motions de censure sont désormais déposées, et imposent au gouvernement de s’expliquer par un discours de politique générale.
Les organisations réaffirment leur opposition à ce projet et la nécessité de créer de nouveaux droits pour les salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-es, retraité-es.
Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF appellent à poursuivre les actions sans relâche, sous toutes les formes décidées localement.
Elles appellent à multiplier partout localement des rassemblements dès lundi 2 mars, et à organiser des manifestations devant les préfectures et sous-préfectures le mardi 3 mars, y compris par le recours à la grève, au moment de ce passage en force au parlement, afin de signifier massivement avec force le rejet de ce texte.
Les mobilisations massives très importantes initiées depuis le 5 décembre n’ont pas été́ entendues par ce gouvernement mais le poussent à la faute.
Elles poursuivent et amplifient, dans ce cadre, la construction d’une grande journée de grève interprofessionnelle et de manifestations dans tout le pays mardi 31 mars pour mettre en échec ce projet de loi ainsi que les suites si nécessaire.
Retraites : l’annonce du gouvernement sur le 49.3 est une attitude inacceptable
Nous venons d’être informés que le gouvernement entendait recourir au 49.3 ce jour pour terminer les débats à l’Assemblée Nationale sur le projet de loi sur les retraites. Cette attitude est incompréhensible et inacceptable.
La situation de crise, relative à l’épidémie de coronavirus, exige au contraire la plus grande solidarité nationale et par voie de conséquence l’apaisement, a fortiori sur un sujet aussi controversé, où le gouvernement est de plus en plus isolé.
FO en appelle en conséquence à stopper le processus parlementaire. Alors qu’après trois ans, le gouvernement n’a su ni expliquer, ni convaincre, et présente un projet aux projections lacunaires, incertain tant juridiquement que constitutionnellement, l’urgence n’est pas sur ce dossier, « composante majeure du contrat social », à l’arbitraire entraînant des conséquences pour les décennies et générations à venir.
C’est le plus mauvais signal qui pouvait être donné au monde du travail et aux salariés massivement mobilisés.
FO ne peut que dénoncer une telle attitude de la part du gouvernement. FO, sûre de ses analyses, maintient son refus de ce projet, en demande l’abandon et le retrait. Sa détermination ne faiblira pas.
Il va de soi que cette décision interroge d’autant plus sur le sens de la conférence dite de l’équilibre et du financement dont FO avait déjà dénoncé la nature et les contraintes !
L’annonce par le 1er ministre de l’utilisation du 49/3 démontre l’arrogance de ce gouvernement à l’égard des salariés qui se sont mobilisés pendant 3 mois avec le soutien de plus de 60 % des Français.
Ce coup de force un samedi soir démontre une atteinte à la démocratie sans précédent.
Ce gouvernement qui n’a aucune confiance en sa majorité et qui se moque de la représentation nationale impose la baisse des retraites à l’ensemble des Français.
L’URIF FO s’oppose à ce coup de force et demande le retrait du texte. Elle appelle à une réaction immédiate des travailleurs et de toutes les organisations qui se sont mobilisées depuis des mois.
Dès lundi les organisations d’île de France communiqueront pour une réaction très rapide.
L’URIF FO considère que depuis le début ce gouvernement nous a trompé et n’a jamais voulu la concertation.
Les partenaires sociaux ont été réunis ce matin par la Ministre du travail en présence des Ministres de la santé et de l’économie afin de les informer des mesures adoptées pour lutter contre la propagation du COVID 19 et faire le point sur les dispositions déjà adoptées par les pouvoirs publics et les mesures de prévention en entreprise.
Vous trouverez donc en pièce-jointe le questions-réponses à jour remis aux participants à cette réunion. Ce document est le fruit d’un travail mené en commun entre les ministères du travail et de la santé, à diffuser largement auprès de vos adhérents et au sein de vos réseaux.
Lors de cette réunion, la Ministre du travail a annoncé que les partenaires sociaux seraient réunis dès la semaine prochaine à la fois pour recueillir les questions et les préoccupations des entreprises et de leurs salariés, mais aussi pour présenter et remettre ce questions-réponses. S’agissant de la Seine-Saint-Denis, la date et le lieu de cette réunion vous seront communiqués en début de semaine prochaine.
Je reste à votre disposition pour toute précision à ce sujet.
Eloy DORADO Directeur régional adjoint Responsable de l’unité départementale de la Seine-Saint-Denis DIRECCTE d’Île-de-France Unité Départementale de la Seine-Saint-Denis 1 avenue Youri Gagarine 93016 BOBIGNY Cedex
Les Organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF soulignent la détermination affichée encore ce 20 février, par les manifestants et manifestantes dans tout le pays, après plus de deux mois et demi de mobilisation continue malgré les entraves au droit de manifester et aux libertés syndicales.
Le projet de système par points représente un recul pour les droits à la retraite de toutes les générations et particulièrement des jeunes. Le refus de ce projet est là et ancré parmi les salarié.es du privé comme du public.
Le gouvernement et sa majorité doivent se rendre à l’évidence. Les formules générales et les slogans, très souvent mensongers, ne trompent personne. Les critiques et les oppositions se multiplient. Si l’exécutif est poussé dans ses retranchements, pour autant, les OS n’accepteront pas un passage en force au parlement.
Le gouvernement s’obstine alors qu’il est incapable de fournir une évaluation sincère sur l’impact financier et de lever les incertitudes sur le montant des pensions et l’âge de départ à la retraite. Ce qu’a souligné sévèrement le Conseil d’Etat.
Le gouvernement refuse d’aborder la question du partage des richesses pour financer les retraites et se place dans une logique de croissance infinie.
D’autre part, les débats à l’assemblée confirment que l’âge d’équilibre, clé de voute de leur système, conduira à imposer un départ à 65 ans et au-delà.
Les travailleuses et les travailleurs ne baisseront pas les bras aussi longtemps que le gouvernement ne retirera pas son projet.
Parce qu’elles contestent le cadrage gouvernemental imposé pour la conférence de l’équilibre et du financement, les organisations tiendront leur propre conférence sur le système de retraite. Lors de cet événement, des experts et des économistes interviendront pour un vrai débat contradictoire sans lettre de cadrage ! Cette initiative sera déclinée sur tout le territoire.
Les Organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF dénoncent toutes les inégalités subies par les femmes aggravées par le projet de réforme des retraites. Elles appellent à s’inscrire et organiser des actions et manifestations pour l’égalité tout au long de la vie entre les femmes et les hommes lors de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes le 8 mars et autour de cette date.
Les Organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF appellent à poursuivre les actions sans relâche, sous toutes les formes décidées localement. Elles préparent, dans ce cadre, une grande journée de grève interprofessionnelle et de manifestations dans tout le pays mardi 31 mars pour faire échec à ce projet de loi.
Les Organisations décident de se revoir très prochainement.
Pourquoi faut-il s’unir et amplifier la mobilisation contre le projet de casse de nos retraites ?
Alors que le pays se révolte, que des centaines de milliers de salarié.e.s, de retraité.e.s, de jeunes sont en lutte, le gouvernement s’acharne à imposer son projet de casse de nos retraites. Et pour ce faire, il utilise tous les ressorts antidémocratiques : la violence la répression et le mensonge !
Parce que c’est un projet profondément injuste et volontairement complexe. Vous savez à quel âge vous allez partir en retraites ? Avec quelle pension ? D’âge pivot, en âge légal on nous enfume et ce n’est certainement pas avec les explications du gouvernement que vous pourrez vous faire une idée précise… Ce qui est certain c’est qu’il s’obstine à porter une réforme qui détruirait nos régimes de retraites et par là même le contrat social issu du Conseil National de la Résistance en 1945.
Parce que le gouvernement veut nous l’imposer coûte que coûte au mépris de la démocratie. Le gouvernement refuse d’entendre les voix pourtant majoritaires qui s’élèvent pour exiger le retrait de ce projet. L’âge d’équilibre sera inscrit dans la loi, imposant le recul de l’âge de départ en retraite à 64 ans et plus, le soi-disant régime universel sera en fait constitué de 5 régimes distincts, la baisse des pensions versées sera incontournable. Dans le même temps, il tente de passer un projet de loi incomplet à l’assemblée, puisque 29 ordonnances comportant pour certaines des éléments structurants seront présentées ultérieurement et en procédure accélérée ! De qui se moque-t-on ?
Déni de démocratie, autoritarisme, mépris, violences policières et judiciaires, répression antisyndicale, sont les seuls arguments de ce gouvernement pour tenter de faire cesser les mobilisations.
Parce que de plus en plus de voix s’élèvent contre ce projet de réforme y compris dans les institutions. Les derniers sondages confirment qu’une très large majorité des Français.e.s (62 %) sont pour le retrait du projet de retraite à points. À l’image de la population, nous sommes plus que jamais déterminés et mobilisés jusqu’au retrait du projet de réforme dont seul le patronat et ses affidés souhaitent la mise en place ! La totalité des instances consultatives des caisses de sécurité sociale et retraite (MSA, CARSAT, CNRACL) ont émis un avis défavorable sur ce projet de loi. Le Conseil d’État émet des réserves très critiques ! Le Sénat s’est opposé formellement à la procédure accélérée de présentation de la Réforme aux parlements.
Parce qu’il cherche à détruite notre système social : A grand renfort de communication, nous avons droit depuis des mois à la même rengaine : “Notre système de retraites est archaïque, les retraité.e.s sont des privilégiés, les femmes vont y gagner …”. Mensonges que tout cela! Le véritable enjeu de cette réforme des retraites, c’est nous faire travailler plus longtemps, de faire baisser les pensions et d’offrir la gestion des retraites à l’appétit d’entreprises privées. Personne n’est dupe ! C’est un projet de destruction de l’une des composantes majeures du contrat social français depuis 1945 la Sécurité Sociale.
Elles rappellent leur exigence du retrait du plan Macron-Philippe et réaffirment que les revendications posées permettent d’améliorer le système par répartition :
Maintien des régimes de retraites : régime général, régimes spéciaux, régimes complémentaires, code des pensions civiles et militaire !
Retraite à 60 ans à taux plein.
Taux de remplacement de 75% de la rémunération d’activité sur la base des 10 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public, pas de retraite inférieure au SMIC !
Prise en compte de la pénibilité, des périodes de formation et aménagement des fins de carrière.
Augmentation des salaires (dans le public et dans le privé) et du SMIC !
Égalité salariale entre les femmes et les hommes.
Développement de l’emploi stable, fin de la précarité particulièrement de la jeunesse !
Fin des exonérations patronales.
Préservation des réserves de tous les régimes de retraite.
Comptabilisation des années d’études et de précarité chez les jeunes.
Nous appelons l’ensemble des salariés à construire l’action avec les organisations syndicales, à partir d’assemblées générales d’entreprise, pour renforcer et élargir la mobilisation!
Nous ne sommes pas dupes, ni la majorité des français qui comme nous refusent ce projet.
Un choix de société est devant nous, alors poursuivons la lutte avec détermination, continuons à élargir la mobilisation, et tou.te.s ensemble: jusqu’au retrait!
ANNULATION DES ÉPREUVES ET RETOUR À UN BACCALAURÉAT NATIONAL !
TOUS AU MINISTÈRE JEUDI 6 FÉVRIER 2020 A 11H (Place Blainville, métro Solférino)
Cette semaine s’est manifesté une nouvelle fois, dans notre Académie, comme partout en France, le profond rejet des épreuves communes du contrôle continu (E3C) que le ministre cherche à faire passer en force.
Dans de nombreux lycées de l’Académie, la mobilisation des élèves, des personnels et des parents d’élèves a imposé le fait que ces E3C ne se tiennent pas.
Mobilisation exemplaire, empreinte d’une détermination très profonde, à laquelle ministère et rectorat cherchent à répondre par la répression, la menace et l’intimidation : élèves mis en garde à vue comme à Eiffel-Gagny ou à Berthelot-Pantin, chantage honteux et répété au 0 collectif pour toutes celles et ceux qui refuseraient de composer, sanctions disciplinaires brandies à l’encontre de professeurs en grève, injonctions pour des personnels dont ce ne sont pas les missions de surveiller à la place des enseignants en grève…
Malgré tout cet arsenal répressif, des chefs d’établissement de dizaines de lycées de l’académie sont contraints par la mobilisation des collègues, d’annoncer, l’un après l’autre, le report des E3C au lendemain des vacances d’hiver, alors que les consignes rectorales étaient sans appel : aucun report à après les congés !
Mais pour tous, la revendication est claire : il ne s’agit pas de se contenter d’un simple report, mais d’arracher l’annulation pure et simple de ces E3C, d’imposer l’abrogation du “bac Blanquer” sans valeur et le retour à un vrai baccalauréat national organisé autour d’épreuves nationales, terminales, ponctuelles, anonymes.
C’est pourquoi le SNFOLC Créteil appelle plus que jamais les collègues à préparer le rassemblement au ministère (*) jeudi 6 février à 11h (Place Blainville, métro Solférino).
Tous ensemble, allons dire solennellement :
Monsieur le Ministre, ne touchez pas à nos élèves !
Ni pression, ni répression ! Annulez les E3C !
Rétablissez un véritable baccalauréat national fondés sur des épreuves nationales, ponctuelles, anonymes !
(*) Rassemblement à l’initiative des organisations syndicales académiques SNES-FSU, SNEP-FSU, CGT Educ’action, SUD Education et SNFOLC de Créteil, rejointes par des organisations syndicales de Paris (FNEC FP FO, CGT Educ’action, SUD Education, CNT) et des organisations syndicales de Versailles.
Syndicat National FO des Lycées et Collèges
Section académique de Créteil Maison des syndicats 11-13 rue des archives 94010 Créteil Cedex Tel : 01 49 80 91 95 – 68 92 Fax 01 49 80 68 96 Site : www.snfolc-creteil.fr