Parce que le projet de réforme des retraites du gouvernement risque de faire baisser les pensions !
Parce que le risque est d’allonger la durée d’activité et donc de reculer l’âge de départ !
Parce que le système solidaire actuel fonctionne et mérite d’être amélioré !
FO réaffirme son opposition au régime unique par points.
C’est pourquoi FO engage une large campagne d’information sur les conséquences de ce projet de réforme pour les salariés et les invite à se mobiliser plus largement.
C’est pourquoi FO organise réunions et assemblées générales pour préparer la grève et soumettre la proposition de rejoindre au niveau interprofessionnel les appels à compter du 05 décembre par l’unité d’action syndicale la plus large.
POUR L’AMÉLIORATION DES PENSIONS, POUR LE MAINTIEN DES RÉGIMES EXISTANTS, FO DIT STOP AU RÉGIME UNIQUE PAR POINTS !
Assemblée générale des agent·es techniques et des enseignant·es des collèges de Seine-Saint-Denis
Le 3 juillet 2019, nos organisations syndicales ont été reçues par le Conseil Départemental quant au problème de l’amiante dans les collèges de Seine-Saint-Denis. La réponse qui nous a été fournie, est la même que celle fournie jusqu’à présent : “Tout va bien, on gère ! Oui, il y a des gens qui travaillent dans des collèges amiantés, l’amiante il y en a dans tous les collèges construits avant 1997. Cela ne veut pas dire que tou·tes les collègues sont en danger”. Cette réponse est loin de nous satisfaire, car, en approfondissant au cours de l’audience, nous nous sommes vite aperçus des limites de celle-ci :
L’accès aux DTA (Dossier Technique Amiante),
qui explique où se trouve l’amiante dans les collèges, reste compliqué. Une majorité d’entre eux n’a pas été remis à jour depuis 2012 et si une campagne de réactualisation est bien lancée, celle-ci ne sera pas terminée avant fin 2020. En attendant, le Conseil Départemental se révèle incapable de nous dire quels travaux ont été faits et à quels endroits : “ce serait nous mentir que nous dire cela !”. Par ailleurs, une partie des DTA se révèlent incomplets pour la simple raison que des lieux n’ont jamais été analysés…
L’information aux personnels et usager·es est insuffisante :
le Conseil Départemental ne prévoit qu’une seule réunion en octobre 2019 pour informer les 1200 ATTEE. Concernant les consignes sur le décapage, les autorités départementales avouent ne pas savoir le nombre d’agent·es ayant eu connaissance de celles-ci. Concernant les autres catégories de personnels (enseignant·es, AED…), il s’en remet à la DSDEN pour les informer. Pour ce qui est des usager·es, rien n’est prévu.
La prévention de la santé des personnels est négligée :
alors même que le Conseil Départemental sait le déroulé de carrière de chacun·e de ses agent·es, c’est à ces dernier·es de se manifester et de demander une fiche d’exposition. Et ce n’est que la première étape du parcours du combattant que le Conseil Départemental impose : les agent·es considéré·es comme les plus à risque (les agent·es de maintenance et les équipes mobiles territoriales) seront traîté·es en priorité. Les autres (les agent·es polyvalent·es) peuvent attendre : “on ne peut pas tout faire d’un coup, car nous ne sommes pas assez nombreux·ses”.
Face à ces réponses qui n’en sont pas, nous nous devons de maintenir la pression pour en parler.
Nous vous proposons donc de nous retrouver le :
Mercredi 16 octobre à partir de 9h
à la bourse du travail de Bobigny :
salle Oreste
tram T1 : arrêt “libération”
Pour participer à cette Assemblée Générale, votre syndicat peut vous faire une Autorisation Syndicale d’Absence.
Fédération Nationale des Travailleurs des industries de l’Atome, du Caoutchouc, de la Chimie, des Cuirs et Peaux, du Pétrole, des Plastiques, des Textiles et du Verre dite FÉDÉCHIMIE
Communiqué de presse
La Fédéchimie FO apporte tout son soutien et exprime sa solidarité à l’ensemble de la population touchée par une pollution sans précédent ainsi qu’aux travailleurs aujourd’hui au chômage partiel en raison de cet accident industriel majeur.
Alors que les autorités s’expriment dans tous les sens les plus contradictoires, la Fédéchimie FO tient à rétablir quelques vérités.
S’agissant d’un site classé Seveso, il est impensable d’entendre dire par des responsables que les produits ayant brûlés sont inconnus. Si la réglementation a été respectée, les services de secours ont dû avoir connaissance de la liste des produits avant d’intervenir.
Les sites classés Seveso sont soumis à une réglementation stricte et doivent être contrôlés, tant par la Direction du travail que par les services de la DREAL. La réduction des effectifs et les baisses budgétaires imposées à la fonction publique sont incompatibles avec la garantie de sécurité pour les populations.
La Fédéchimie FO tient à rappeler que très souvent, les accidents industriels majeurs sont le résultat de dérèglementations, d’absence de contrôles et de recours abusifs à la sous-traitance, tout cela aggravé par la liquidation des CHSCT.
La Fédéchimie FO appuie solennellement toutes les demandes exprimées par les populations, les pompiers et les salariés afin d’avoir une information complète et totale sur la nature de la pollution dont ils ont été victimes. La Fédéchimie FO soutient sans réserve toutes les actions que l’UD FO 76 engagera à cette fin.
La vérité doit être faite et les coûts sociaux et environnementaux liés à l’incendie doivent être supportés par la multinationale. Aucun emploi ne doit être supprimé.
Fait à Paris le 1er octobre 2019 Hervé QUILLET Secrétaire Général
Suite au suicide de notre collègue Christine, directrice à Pantin.
Cette affaire sera traitée avec toute la dignité qu’elle réclame, toute la détermination qu’elle nécessite
Lundi matin une de nos collègues, Christine, directrice à Pantin, a été retrouvée décédée sur son lieu de travail. L’ensemble des salariés de l’école, les parents mais aussi tous ceux qui la connaissaient sont tristes et consternés.
Le Snudi FO adresse toutes ses condoléances à la famille avec qui il est en contact et s’associe à sa douleur.
Nous sommes tous sidérés par ce geste dramatique.
Les directeurs ont reçu une lettre de cette collègue expliquant les raisons de cette décision. Vous trouverez, ci-joint, l’intégralité de celle-ci. C’est édifiant. Ce sont bien les conditions de travail qui ont fait craquer Christine. Au “pas de vague” très institutionnel, Christine a répondu par sa lettre. Nous vous invitons à la lire et à en parler autour de vous.
Christine a envoyé au Snudi F0 93 un dossier avec un mot manuscrit. Par là elle veut que, tous ensemble, dans l’unité, nous menions le combat pour dire : Plus jamais !
Ce qu’a vécu Christine, ce que nous vivons, nous, directeurs, professeurs des écoles, contractuels, AESH est scandaleux ! Pour le Snudi FO 93 il y aura désormais un avant et un après !
Une intersyndicale est prévue demain jeudi.
Avec dignité et détermination, nous organiserons dans l’unité la plus large des hommages pour Christine et les mobilisations à venir.
Nous vous tiendrons au courant des suites rapidement.
Bobigny, le 25 septembre 2019 Pour le bureau du Snudi FO 93 César Landron Secrétaire départemental
Ci-dessous, la lettre de Christine RENON à l’inspecteur d’académie de Créteil, le samedi 21 septembre 2019 soit deux jours avant son décès
Pantin, le 21/09/2019
Monsieur l’inspecteur, Mesdames et Messieurs les Directeurs,
Aujourd’hui, samedi, je me suis réveillée épouvantablement fatiguée, épuisée après seulement trois semaines de rentrée.
Les soucis depuis bien avant la rentrée se sont accumulés, c’est le sort de tous les directeurs malheureusement.
Il n’y a que les inspecteurs/trices générals qui annoncent en réunion la voix légère que les directeurs ont de très lourdes responsabilités et qu’il vaut mieux être à leur place qu’à la nôtre, mais comment pensent-ils à améliorer nos conditions d’exercice ?
Encore du travail avec le RGPD, et encore je ne vais pas me plaindre, cette année, j’ai retrouvée une décharge complète.
La succession d’Inspecteurs qui passe à Pantin ne se rend pas compte à quel point tout le monde est épuisé par ces rythmes. Personne ne s’interroge sur les gens qui partent ! Sur le temps que travaille les directeurs !
A la rentrée, les personnels non nommés qui se présentent dans les écoles sans que les inspections locales soient au courant, la course aux enseignants faite par l’inspecteur et moi-même pour mon école le samedi après midi pour le lundi, j’imagine que pour les autres cela a été pareil, le risque écarté le vendredi de fermeture de classe (A la maternelle Méhul il y a eu trois fois des changements de structures après la rentrée) tout cela concourt au stress des directeurs
Les remontées de tableau de structure !!!! mais à quoi sert onde ? Faut il donner de l’argent des coopératives pour que les inspecteurs aient une clé OTP !
Le travail des directeurs est épuisant, car il y a toujours des petits soucis à régler, ce qui occupe tout notre temps de travail et bien au-delà du temps rémunéré, et à la fin de la journée, on ne sait plus trop ce que l’on a fait.
Pour ma part, j’ai toujours fait pour le mieux pour les élèves, les enseignants, les parents j’ai essayé de me rendre disponible au maximum pour chacun, toujours répondu positivement à un service que l’on me demandait.
Je dois dire que l’accumulation de faits mineurs dont le plus grave de mon point de vue s’est passé à l’extérieur de l’école, la réception des parents concernés, les concertations avec la psychologue scolaire, les entrevues ou échanges avec l’inspecteur m’ont plus qu’éprouvée !
En rien l’école n’est responsable de cela, mes collègues et moi même faisons de notre mieux pour la sécurité des enfants.
Mais les Directeurs sont seuls ! Seuls pour apprécier les situations, seuls pour traiter la situation car les parents ne veulent pas des réponses différées, tout se passe dans la violence de l’immédiateté. Ils sont particulièrement exposés et on leur en demande de plus en plus sans jamais les protéger.
La semaine après la rentrée, ils sont déjà épuisés.
Le nombre de personnel dans des collèges qui reçoivent le même nombre d’élèves que nos école montre le degré de l’exposition et du stress dans les situations tendues quand on est seul.
C’est une honte qu’il y ait des directeurs non déchargés.
La perspective d’appeler une famille pour leur dire que leur enfant (alors qu’on est sûr qu’il ne l’a pas fait) est soupçonné d’avoir mis le doigt dans l’anus d’un autre (ils ont 3 ans tous les 2) dans la classe, l’école ou le centre ! IMPOSSIBLE ! Je ne peux pas le faire, c’est la goutte d’eau qui ce matin m’a anéanti, mais franchement, j’étais déjà très éprouvée,
La perspective aussi de devoir organiser des APC avec les horaires que l’on a. Franchement, prendre les enfants sur le temps méridien, cela peut les faire progresser ? au pire ils ont faim, au mieux ils digèrent !
Les prendre après, les prendre avant ? En quoi les rythmes de l’enfant à Pantin sont ils raisonnables ? Presque les même qu’avant avec le mercredi en plus.
Pourquoi notre ministre n’impose-t-il pas aux villes les même horaires ?
Et que pense-t-il des horaires de Pantin ?
La perspective de devoir faire le tableau des réunions,
La perspective de devoir faire les élections de parents d’élèves ,
La perspective de devoir faire les plans de sécurité,
La perspective d’aller expliquer aux nouveaux le carnet de suivi des apprentissages premiers, alors que l’État nous a laissé faire tout seuls ce « truc », car selon les circonscriptions, départements, personne n’a le même, certains ont un livret qu’ils tamponnent ce qui a le mérite d’être pratique et moins chronophage, d’autres collent des vignettes, écrivent, prennent des photos… ceci prend un temps monstrueux aux enseignants. Certains s’en sortent mieux avec l’application sur tablette sur apple, bien sûr tout équipement est sur les deniers personnels des enseignants.
La perspective de devoir faire avec la nouvelle direction du centre de loisirs qui nous envoient des animateurs à 12 heures 10 pour enquêter sur la probabilité que l’enseignante ait appelé la famille d’un enfant qui est tombé et qui dénie une fois qu’elle a la réponse, et le lendemain pareil à midi pour un autre enfant alors qu’il n’est pas inscrit au centre de loisirs!! cela augure des relations futures !
La perspective de devoir attendre pour voir mon médecin pour la toux qui m’empêche de dormir depuis plusieurs jours
La perspective de dire encore en conseil d’école que les enseignants sont les seuls à qui l’employeur (l’État qu’il s’agisse de l’Education Nationale ou de la collectivité locale) ne fournit pas leur outil de travail, et même avec leurs outils personnels, ils ont du mal à travailler, franchement 2 heures de pause méridienne et pas d’ordinateur pour 11 classes, la clé USB pour le service informatique de la ville de Pantin est un danger digne de déclencher une guerre !
La perspective de tous ces petits riens qui occupent à 200 % notre journée
Je dois dire aussi que je n’ai pas confiance au soutien et à la protection que devrait nous apporter notre institution, d’ailleurs, il n’y a aucun maillon de prévu, les inspecteurs de circonscription ont probablement encore plus de travail que les directeurs, et la cellule de crise quelle blague !.
L’idée est de ne pas faire de vague et de sacrifier les naufragés dans la tempête ! Pourvu que la presse ne s’en mêle pas ! J’ai vu mon amie XXXXXXXXX se relever difficilement de ce manque de soutien.
En l’occurrence, je ne vois pas de quoi la presse se mêlerait ! Personne dans l’école n’a rien à se reprocher, j’ai des collègues formidables qui font très bien leur travail, les enfants sont en sécurité dans un cadre rassurant.
Je laisse à la cellule de l’éducation nationale le soin de gérer au mieux le mal être qui va suivre suite au choix du lieu de ma fin de vie, et je suis particulièrement désolée pour XXXXXXXXX qui se remet à peine du décès de ses parents.
Et pour finir, je me demande si je ne ferai pas une petite déprime !!! je n’ai pas l’habitude, j’en ai jamais fait, mais j’ai une boule dans la gorge depuis ce matin et envie de pleurer et je suis tellement fatiguée !
Je remercie les parents d’élèves élus qui ont toujours été là, Je remercie les parents en général Je remercie mes collègues directeurs Je remercie mes collègues pour leur travail avec leur classe, particulièrement à XXXXXXXXX , XXXXXXXXX , XXXXXXXXX , et bravo les nouveaux arrivants Je remercie les enfants qui ont fréquenté et qui fréquentent l’école Je remercie aussi les nombreux animateurs avec qui nous échangeons des bonjours cordiaux Je remercie l’institution de ne pas salir mon nom,
Les organisations syndicales SNUipp-FSU, Snudi-FO, Sud Education, CGT Educ’action, Se-UNSA, CNT et Sgen-CFDT de Seine-Saint-Denis réunis ce jour, jeudi 26 septembre 2019 présentent leurs condoléances à la famille, aux collègues, au personnel municipal et aux proches de Christine Renon.
Le geste de Christine témoigne d’une situation d’extrême souffrance au travail qui fait écho au mal être de l’ensemble de la profession.
Cette marche forcée de réformes rejetées par la profession dans la rue comme dans les instances paritaires ministérielles comme académiques ou départementales, contraint de nombreux collègues à mettre en œuvre sous la pression hiérarchique des mesures qui heurtent leur professionnalité, voire qui bafouent leurs valeurs humaines et professionnelles.
L’institution est responsable. Il faut des réponses concrètes pour garantir la santé, l’intégrité morale et physique des personnels. A cette fin, les organisations syndicales proposent :
Une marche blanche afin de rendre hommage à Christine.
En lien avec sa famille, une marque de symbolique sera proposée aux collègues pour manifester leur solidarité le jour des obsèques de Christine.
D’ores et déjà les organisations syndicales ont demandé la tenue d’un CHSCT départemental extraordinaire spécifique sur cette question. Une journée de grève et un rassemblement seront proposés à cette date.
Nous construirons avec les collègues les perspectives de mobilisations sur le long terme afin que cela ne se reproduise plus jamais.
Toutes les luttes en cours, notamment dans les urgences, chez les sapeurs-pompiers, dans les finances publiques…, démontrent le rejet massif des contre-réformes du gouvernement par les personnels et leur volonté par-là même de défendre les services publics.
Les Unions Régionales Île-de-France (URIF) CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, et UNL constatent que les salariés du public et du privé, prenant connaissance du contenu du projet Macron-Delevoye de retraite par points, réalisent qu’ils seront perdants.
D’ores et déjà, des grèves et manifestations importantes à l’appel des organisations syndicales ont eu lieu : grève à plus de 90% des agents de la RATP vendredi 13 septembre, manifestation de 20 000 avocats, infirmiers libéraux et pilotes de ligne lundi 16 septembre à Paris, grève massive à EDF jeudi 19 septembre contre le projet Hercule qui vise à privatiser l’entreprise, à démanteler le statut des agents et à impacter en conséquence leur régime de retraite.
Les URIF soutiennent toutes les actions, grèves et manifestations à venir, notamment la manifestation des 9 organisations syndicales de retraités, mardi 8 octobre prochain, qui exigent notamment la suppression de la hausse de la CSG et la revalorisation de toutes les pensions.
Elles soulignent également la mise en demeure adressée par l’intersyndicale des fédérations de l’énergie au gouvernement et à la direction d’EDF pour retirer définitivement le projet Hercule, sans quoi des appels à la grève seront engagés à partir du jeudi 10 octobre.
Dans cette situation, et informées de l’appel à la grève illimitée des syndicats de la RATP et des transports à compter du 5 décembre prochain, pour le rejet du projet de réforme de retraite du gouvernement, elles soutiennent cette mobilisation pour que le gouvernement entende le refus de sa réforme et retire son projet.
En conséquence, les URIF appellent à tenir ensemble, et dès maintenant, dans tous les secteurs du public comme du privé, des réunions et des assemblées générales, pour renforcer les mobilisations et préparer la grève, à partir des revendications de chacun, pour exiger :
MAINTIEN DE TOUS LES RÉGIMES DE RETRAITE EXISTANTS !
RETRAIT DU PROJET MACRON-DELEVOYE SUR LES RETRAITES !
POUR UN DÉPART À LA RETRAITE À 60 ANS À TAUX PLEIN !
Convergeons tous dans la grève dès le 5 décembre !
À l’initiative de l’Union Départementale FO75, nous nous sommes réunis pour amorcer une coopération entre les différents secteurs des services publics parisiens SNCF, RATP, EDF, etc…
Le constat est effarant :
À la SNCF, c’est l’ouverture généralisée à la concurrence, la privatisation, la fin du recrutement au statut, le transfert obligatoire des personnels tout cela dès le premier janvier 2020. Les réorganisations et découpes détruisent des dizaines d’emplois. Depuis l’année dernière c’est un véritable plan social qui s’applique sur l’opérateur historique avec comme objectif de séparer administrativement chaque ligne d’Île-de-France afin de les transférer aux filiales. Les retombées pour les cheminots sont désastreuses puisque le “sac à dos social” tant vanté lors de la réforme se révèle, comme nous le disions déjà à l’époque, vide de contenu et surtout aucunement garanti.
À la RATP, le succès de la grève du 13 septembre a été un tsunami qui a permit de lancer un message fort à nos dirigeants : “NE TOUCHEZ PAS A NOS RÉGIMES DE RETRAITES SINON PARIS SERA PARALYSÉ !” D’ores et déjà vos représentants FO-RATP travaillent, avec les cheminots, les représentants de l’Énergie, et d’autres secteurs, afin de créer la convergence unitaire qui fera plier le gouvernement Macron. Seule cette position de force, que nous devons obtenir, nous permettra de faire retirer la contre-réforme des retraites et ses effets dévastateurs.
Un simple rappel : la fin du calcul sur les 6 derniers mois c’est 35 % en moins sur votre retraite mensuelle ! Faites le calcul !
Au sein du Groupe EDF (incluant ENEDIS), la mobilisation a pris un premier élan le 19 septembre contre le projet « dit Hercule » de démantèlement des services publics de l’énergie. Outre la volonté de séparer (“nationaliser”) les secteurs qui coûtent et privatiser ceux qui rapportent, les salariés des Industries Électriques et Gazières ont parfaitement compris qu’il s’agit d’une volonté de mise à mort des services publics de l’énergie et des statuts juridiques et du personnel découlant de la loi de nationalisation de 1946. Le pourcentage de grévistes, lors de cette première étape, a dépassé les 50% pour atteindre les 100% dans certains secteurs. La volonté de résister est incontestable ! Il s’agit d’organiser la mobilisation pour la suite de ce mouvement, dans l’intérêt des usagers comme de tous les salariés, y compris les gaziers qui voient le spectre de la privatisation se profiler rapidement.
La menace pèse sur le statut, sur nos retraites et sur l’égalité de traitement de toute la population.
La colère qui monte dans le pays depuis des années prend de plus en plus forme et annonce un conflit historique. D’ores et déjà vos militants FO travaillent à préparer des actions conjointes. Les services publics concernent autant leurs salariés que tous citoyens. Il nous faudra nous coordonner, TOUS, pour frapper en même temps et entrainer avec nous tous les secteurs professionnels.
Nos trois secteurs d’activités ont la particularité d’être chacun lié à un régime spécial de retraites sans oublier nos camarades contractuels bénéficiant du régime général.
La contre-réforme, c’est la destruction des 42 régimes existants et liés à nos métiers et notre histoire, hors de question d’y toucher !
La retraite par points qui de facto remettra en cause le calcul sur les 6 derniers mois aboutira à des pensions amputées de plusieurs centaines d’euros pour chaque retraité(e).
Nous savons que pour faire céder ce gouvernement il nous faudra frapper ensemble, comme en 1995 ; nos trois structures y sont prêtes. C’est pourquoi nous nous félicitons de la décision prise lors du Comité Confédéral National de Force Ouvrière, qui regroupe toutes les Unions Départementales et toutes les fédérations :
“Le CCN le réaffirme, FO est prête à aller à la grève. FO soumet la proposition de rejoindre, par un appel interprofessionnel, la grève unie des syndicats de la RATP et des transports à compter du 5 décembre prochain pour empêcher et mettre en échec le projet Macron/Delevoye. Pour cela, FO entend œuvrer à l’unité d’action syndicale la plus large et demande à ses syndicats d’organiser les réunions et assemblées générales pour préparer la grève.” Nos adhérents d’Ile de France FO Cheminots, FO Ratp et FO Énergie reprennent ensemble la position de notre Confédération :
Pas touche à nos régimes de retraites ! Maintien des 42 régimes ! Non à la retraite par points !
Tous ensemble, Préparons le blocage de la capitale, et du pays !
Le CCN condamne les réformes successives de l’État qui détruisent le modèle social français au profit d’un nouveau modèle dogmatique vers une économie ultra libérale portant à chacun la responsabilité de sa santé, de son travail, de sa formation, de sa retraite.
Le CCN rappelle que la grève reste toujours le seul moyen d’expression du rapport de force pour les salariés par l’arrêt total de l’économie quand leurs revendications restent lettre morte.
Aussi le CCN appelle l’ensemble de ses structures à réunir des assemblées générales afin d’informer sur l’ensemble des contre-réformes et à préparer la grève interprofessionnelle dans l’unité la plus large pour les bloquer.
Résolution adoptée le 26 septembre 2019 à l’unanimité.
Texte complet de la résolution : 8 pages en PDF A4 en téléchargement ci-dessous :
Confédération Générale du Travail Force Ouvrière 141 avenue du Maine – 75680 Paris Cedex 14 www.force-ouvriere.fr CCP – Paris 5889 99 x – SIRET : 784 578 247 00040- Code NAF 912 Z
Objet : sauvetage du pavillon français, il y a urgence
Monsieur le Premier Ministre,
En l’espace de trois semaines, deux acteurs majeurs du Transport aérien français, les Compagnies Aigle Azur et XL Airways ont demandé ou été placées en redressement judiciaire. Cette simultanéité n’est pas une coïncidence.
Le SNPNC-FO représente depuis plus de 65 ans les Hôtesses et Stewards des Compagnies françaises ou disposant d’une base d’exploitation en France. Il est aujourd’hui présent dans près d’une vingtaine de Compagnies. Il n’a cessé depuis des années de tirer le signal d’alarme quant aux menaces qui pèsent sur le pavillon français.
Le Transport aérien français est malade depuis longtemps et les symptômes sont connus : une taxation excessive des Compagnies aériennes françaises qui crée une distorsion de concurrence avec celles d’autres États, lourds investissements de sûreté aéroportuaire assuré par les seules Compagnies aériennes françaises, l’implantation “facilitée” des Compagnies étrangères – Compagnies low-cost, mais aussi Compagnies du Golfe qui obtiennent sans aucune difficulté les droits de trafic au départ du territoire national, et surtout un dumping social pratiqué notamment par les Compagnies low-cost étrangères.
C’est ainsi que la tristement célèbre Compagnie ex-irlandaise, aujourd’hui maltaise RYANAIR impose à son personnel des conditions de travail et de rémunération scandaleuses. Nous disposons de feuilles de paye d’Hôtesses et de Stewards exerçant leur activité à temps plein variant entre 270 et 780 euros nets mensuels.
Nous constatons avec regret que l’État français n’a rien fait pour ne serait-ce que corriger cette situation. À l’inverse, il a contribué à sa dégradation. On pourrait attendre de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), autorité de tutelle du Transport aérien français qu’elle défende l’application de la législation nationale en matière de temps de travail, contenue dans notre Code de l’aviation civile, contre l’application des normes européennes, cela au nom du principe de Droit français (et international) de l’Ordre public social. Il n’en est rien et toute Compagnie low-cost – dernier exemple en date la Compagnie espagnole Volotea, demandant une dérogation pour appliquer les règles européennes FTL se voit accorder sans réserve une autorisation.
L’Administration française crée ainsi une distorsion de concurrence avec les Compagnies françaises, au premier rang desquelles le Groupe AF, qui respectent le Code de l’aviation civile. S’agissant de la Compagnie RYANAIR, nous avons sollicité début juin un rendez-vous auprès de Mesdames BORNE et PENICAUD, Respectivement Ministre chargée des Transports et Ministre du Travail. Madame PENICAUD nous a dirigés vers le Directeur Général du travail (que nous venons de relancer). Quant à Madame BORNE, nous attendons toujours sa réponse. Et ce ne sont que quelques récents exemples.
Nous avons la conviction que l’État a fait le choix de sacrifier le Transport aérien français en ne jouant pas son rôle protecteur.
Mais aujourd’hui, il ne s’agit plus de parts de marché, ou de marge d’exploitation. Ce sont, à travers l’avenir d’Aigle Azur et de XL Airways, près de 2000 emplois qui sont en jeu dans les prochains jours. En conséquence, nous vous demandons d’inciter les actionnaires de ces deux Compagnies ayant décidé de se retirer, de prendre toutes leurs responsabilités, et que l’État français utilise toute sa puissance pour trouver les moyens financiers pour permettre à ces deux Compagnies de poursuivre leur activité.
La chose n’est pas impossible : ainsi lit-on aujourd’hui que l’État fédéral allemand et le gouvernement de l’État du Hesse ont octroyé à la Compagnie aérienne Condor un prêt de 380 millions d’euros pour prévenir l’insolvabilité de sa maison-mère, le Groupe britannique Thomas Cook, en faillite. N’oublions pas la recapitalisation récente de Norwegian, à coup de plusieurs centaines de millions par des banques publiques. C’est bien la preuve qu’une volonté politique permet de préserver l’emploi et l’entreprise nationale.
C’est pourquoi, nous vous demandons aujourd’hui le même volontarisme pour sauver ces deux Compagnies et leurs personnels. Une telle action de l’État constituerait un geste fort pour les acteurs du Transport aérien français.
Nous vous remercions de votre attention et vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de notre respectueuse considération.