Résolution du Comité Exécutif UCR-FO

Résolution du Comité Exécutif UCR-FO

Le Comité Exécutif de l’UCR-FO (Union confédérale des Retraités Force Ouvrière) s’est réuni les 14 et 15 octobre 2021 au siège de la Confédération FO.
Voilà maintenant des mois que le gouvernement de M. MACRON, prenant prétexte de la pandémie de la COVID-19, remet en cause systématiquement nos libertés individuelles et collectives et nos acquis sociaux, arrachés au prix de lourds sacrifices par nos aînés.

Valse des étiquettes,
pouvoir d’achat sacrifié !

Le Comité Exécutif constate que les prix à la consommation courante ne cessent d’augmenter.

Depuis le début de l’année, le cours des produits alimentaires s’envole atteignant en juillet, selon l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) une hausse, sur l’année de 8,2%. 

Ce qui est vrai pour les produits alimentaires l’est encore plus pour l’énergie :

  • Le prix des carburants ne fait qu’augmenter depuis des mois pour atteindre aujourd’hui des records, soit une augmentation de 20% depuis le début de l’année
  • Quant au gaz, après une hausse de 10% en juillet, 5% en août, 8,7% en septembre, on nous annonce une nouvelle hausse de près de 14,3% au 1er octobre 2021…
  • Enfin, concernant l’électricité, la hausse moyenne des tarifs TTC de l’électricité, qui pourrait être décidée par les pouvoirs publics en début d’année prochaine, s’élèverait à 10%…

Par contre les salaires et les pensions de retraite ont régressé.

  • Ainsi le SMIC n’a été revalorisé que de 2,2% (correspondant à l’augmentation automatique prévue par la loi) ce qui le porte à 1250€ net soit une augmentation d’à peine plus de 25 € !
  • Ainsi les pensions de retraites n’ont été revalorisées que de 0,4% pour 2021 alors que l’inflation s’élève déjà fin août à 1,9% et que tous les spécialistes prédisent qu’elle dépassera les 2% d’ici la fin de l’année.
  • Quant aux retraites complémentaires AGIRC-ARRCO, elles n’augmenteront que de 1% au lieu des 1,5% minimum prévus suite à l’avenant scélérat Patronat-CFDT signé en juillet dernier.

Ce qui signifie que c’est la poursuite de la perte du pouvoir d’achat des retraités.

FO s’engage à lutter contre la sous indexation de 0,5% pour 2021 et 2022 par tous les moyens à sa disposition. Pour le Comité exécutif, les revendications que l’UCR-FO défend depuis des années restent d’une brûlante actualité.

C’est pourquoi, plus que jamais, avec la Confédération FO, l’UCR-FO exige :

  • L’augmentation générale et immédiate de toutes les pensions de retraite et leur indexation sur l’évolution du salaire moyen,
  • Aucune pension inférieure au SMIC pour une carrière complète,

C’est en particulier sur ces revendications que les retraités se sont mobilisés le 1er octobre avec le groupe des 9 et ont répondu à l’appel national CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires, UNEF, … à manifester le 5 octobre.

La protection sociale collective,
un bien inestimable qu’il faut défendre sans relâche

Pour le Comité Exécutif, la pandémie a démontré que la protection sociale était un bien essentiel. Et pourtant elle n’a jamais été autant attaquée que depuis ces dernières années.
Le gouvernement d’Emmanuel Macron porte une lourde responsabilité dans la gestion désastreuse de la crise sanitaire.

Rappelons que près de 115 000 lits ont été supprimés en 25 ans dans les hôpitaux dont 1 800 sur le seul premier trimestre de l’année 2021.

Aussi, le Comité Exécutif apporte son soutien à la FSPS-FO (Fédération des Services Publics et des Services de Santé Force Ouvrière) dans son combat pour l’arrêt immédiat des fermetures de lits et la réouverture de lits nécessaire à une prise en charge des soins de qualité, la création des 15 000 postes dans un premier temps de personnels hospitaliers.

Les départs de médecins généralistes comme spécialistes ne sont pas remplacés et c’est la galère pour retrouver un praticien.
Lors du Comité Exécutif du mois de mai 2021, l’UCR-FO avait souligné la gravité de la situation en s’appuyant sur le rapport de la défenseure des droits qui dénonçait notamment “Une pénurie de personnel, une rotation importante, l’épuisement des équipes, un manque (…).” et qui concluait que “Les droits et les libertés des résidents ne peuvent pas être la variable d’ajustement face au manque de moyens et de personnels au sein des EHPADs.”.

De la même façon le Comité Exécutif dénonce la situation dans les Ehpads.

Le Comité Exécutif a pris connaissance des déclarations du 1er Ministre concernant le “plan d’aides pour les personnes âgées”. Celui-ci a, en particulier annoncé la création de 10 000 postes de soignants supplémentaires sur 5 ans, soit environ 1 soignant en plus par établissement… On est très loin du compte.

Soulignons que 80% des directeurs d’Ehpad recherchent du personnel depuis plus de 6 mois, ce qui a conduit ¼ d’entre eux à geler les admissions.

La situation dans l’aide à domicile est catastrophique : manque de personnels, de médecins, appel aux consultations numériques…

Nous maintenons la revendication d’un agent par résident dans les EHPAD et des moyens suffisants pour tous les services d’aide à domicile pour une prise en charge de qualité pour les personnes âgées ayant choisi de rester chez elles.

Avec ces annonces, on est loin de la “grande ambition humaniste” pour les personnes âgées promise par Emmanuel Macron en 2018.

Aussi, pour le Comité Exécutif la revendication d’un agent par résident reste entièrement d’actualité.

Sécurité sociale

Le Comité Exécutif a pris connaissance des conclusions de la Commission des Comptes de la Sécurité Sociale qui fait état d’un déficit historique.

Comme le rappelle la Confédération “Cette situation résulte du choix politique de faire supporter une partie substantielle du coût de la crise sanitaire à la branche maladie (…) et ainsi d’avoir généré une dette sociale au lieu d’une dette COVID. (…) Désormais, avec la place prépondérante prise par la CSG en substitution des cotisations patronales, la hausse de la part de la TVA affectée à la sécurité sociale et le prolongement de la CADES donc de la CRDS jusqu’en 2033, l’essentiel de l’effort portera sur les travailleurs, actifs et retraités”.

Rien ne justifie la création d’une 5e branche de la Sécurité Sociale dédiée à la perte d’autonomie.
Force Ouvrière rappelle que la perte d’autonomie constitue un risque au même titre que n’importe quelle maladie et doit relever de la branche maladie de la Sécurité Sociale qui repose sur des cotisations garantissant les principes fondateurs et protecteurs du salaire différé.

Comme le rappelait la résolution du Comité exécutif des 18 et 19 mai dernier :

“Avec la création d’une 5e branche se profile en réalité la mise à l’écart des retraités et des personnes handicapées du régime général et donc la remise en cause de l’un des fondements de la Sécurité sociale basés sur la solidarité intergénérationnelle.
Pour le Comité Exécutif, il s’agit bien d’inclure la protection sociale dans le budget de l’État. Chaque année l’État déciderait de la part budgétaire qui va à l’armée, celle qui va à la maladie…
Toutes les décisions et projets du gouvernement sont cohérents : 5e branche sortant les personnes dépendantes de l’assurance maladie, réforme des retraites, prélèvement à la source des impôts dans l’objectif de les fusionner avec la CSG, branche famille et assurance maladie intégrés au budget de l’État… ”

Le Comité Exécutif, avec la Confédération, combat et combattra toute décision, dispositif, projet d’où qu’ils viennent remettant en cause les principes de notre Sécurité sociale fondée en 1945 sur le salaire différé et la solidarité intergénérationnelle.

Protection sociale complémentaire

Le Comité Exécutif a pris connaissance des discussions qui se mènent entre le Ministère de la Fonction Publique et les Fédérations de Fonctionnaires concernant la prise en charge partielle par l’État de la cotisation complémentaire santé des fonctionnaires.

Le Comité Exécutif de l’UCR-FO partage les termes de la résolution sociale adoptée par le XXIIIe congrès de la FGF-FO (Fédération Générale des Fonctionnaires Force Ouvrière) qui s’est tenu à Nancy au mois de juin 2021 :

“Le congrès rappelle son attachement à la participation de l’employeur à la protection sociale complémentaire tel que le prévoit l’article 22 bis du statut général des fonctionnaires.
Le congrès confirme son attachement aux valeurs mutualistes historiques : caractère non lucratif, démocratie et solidarité.
Le congrès rappelle l’opposition de la confédération FO à l’ANI de 2013.
Le congrès revendique :
• La liberté d’adhérer ou pas à une PSC (protection sociale complémentaire
),
• Un panier de soins interministériels de qualité, supérieur à celui fixé par le Code de la sécurité sociale,
• Un accès de tous les personnels et ayants-droits aux futurs contrats avec le maintien des mécanismes de solidarité, apportant des améliorations sur les dispositions concernant les branches maladie, accident du travail, maladie professionnelle, décès,
• Une portabilité – transférabilité entre les trois versants et les secteurs public/privé,
• Que les mêmes droits soient ouverts pour tous les actifs, leurs ayants droits et les retraités.”

L’UCR FO revendique la défiscalisation des cotisations des complémentaires pour tous, sous forme d’un crédit d’impôt.

Fracture numérique

Le Comité Exécutif constate que les propositions de plusieurs rapports de la Défenseure des Droits Madame Claude HEDON recoupent ses travaux des 18 et 19 mai 2021.

Pour autant, et particulièrement dans le contexte de la crise COVID 19, le recours à la dématérialisation, aux services numériques, aux serveurs vocaux interactifs, s’est fortement amplifiée.

Ces pratiques, se combinant avec la désertification médicale conduisent à une complication croissante dans toutes les démarches de la vie quotidienne, en particulier pour les retraités et personnes âgées, leur imposant des déplacements de plus en plus fréquents et longs.

Rétablissement de toutes les libertés individuelles et collectives

Depuis mars 2020, prenant prétexte de la pandémie de COVID, le gouvernement n’a cessé de multiplier les attaques contre nos libertés en promulguant une multitude de lois et de décrets :

Loi du 23 mars 2020 sur l’état d’urgence sanitaire ; loi pour une sécurité globale du 25 mai 2021 ; loi du 5 août 2021 sur la gestion de la crise sanitaire ; décret du 2 décembre 2020 modifiant les dispositions du Code de la Sécurité intérieure relative au traitement des données à caractère personnel…

Le Comité exécutif constate que si le régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire a été mis en place du 2 juin au 30 septembre 2021, il a été prolongé jusqu’au 15 novembre 2021 par la loi relative à la gestion de la crise sanitaire parue au Journal officiel le 6 août 2021.

Ainsi, jusqu’au 15 novembre 2021, le gouvernement peut prendre certaines mesures pour limiter les déplacements ou les accès à certains établissements. Durant cette période transitoire un pass sanitaire peut être imposé.

L’UCR FO condamne la volonté du gouvernement de prolonger l’état d’urgence sanitaire de plusieurs mois “afin de maintenir la possibilité de recourir au passe sanitaire jusqu’à l’été 2022”.

À ce propos, le Comité Exécutif condamne la suspension de contrat de plus de 15 000 agents hospitaliers et médico-sociaux, selon le SNMH-FO (Syndicat National des Médecins Hospitaliers Force Ouvrière), et de leur traitement depuis le 15 septembre 2021 au prétexte qu’ils ne disposaient pas de passe sanitaire ainsi que des menaces du ministre de la santé contre le droit de grève des agents hospitaliers. Ces dérives se constatent aussi dans le secteur privé. Ces mesures sont inacceptables.

Aussi, le Comité Exécutif soutiendra toutes les démarches de la Confédération et de la Fédération des SPS-FO, des fédérations du privé, pour défendre les droits des salariés dans leur emploi afin d’empêcher toute sanction dont la suspension de contrat et de salaire, voire des licenciements.

Plus que jamais, l’UCR-FO exige l’abrogation de toutes ces mesures liberticides.

Unité d’action sur les revendications

Le 1er octobre, à l’appel de 9 organisations de retraités, dont l’UCR-FO, les retraités se sont mobilisés dans la totalité des départements de Métropole et d’outre-mer pour défendre leur pouvoir d’achat, défendre la Sécurité sociale, défendre les services publics.

Le 5 octobre, les retraités sont à nouveau descendus dans la rue et ont manifesté avec les salariés actifs et chômeurs pour revendiquer :

  • Une véritable hausse du SMIC,
  • L’augmentation des salaires, des pensions, des minima sociaux et le dégel du point d’indice dans la Fonction Publique,
  • L’égalité professionnelle femmes-hommes,
  • La création d’emplois pérennes en CDI et l’arrêt de la précarisation de l’emploi,
  • La création et le maintien de tous les postes et moyens nécessaires au bon fonctionnement des Services Publics pour répondre aux besoins de la population,
  • le rétablissement de tous les droits et libertés démocratiques mis à mal depuis le début de la pandémie et le refus des sanctions liées à l’application de la loi du 5 août 2021,
  • L’abandon définitif des projets de réforme des retraites et de l’assurance-chômage,
  • Le maintien et l’amélioration de la protection sociale collective garante de la solidarité intergénérationnelle et l’arrêt des exonérations de cotisations sociales.

L’UCR-FO se bat pour :

  • L’augmentation immédiate des retraites et indexation sur l’évolution des salaires,
  • La défense des services publics en particulier de notre système de santé,
  • Le retrait définitif du projet de réforme des retraites,
  • La défense de la sécurité sociale basée sur le salaire différé et la solidarité intergénérationnelle,
  • La défense de nos libertés individuelles et collectives.

Ayant pris connaissance de la proposition d’organiser une manifestation nationale de retraités au mois de décembre, le Comité Exécutif rappelle que l’unité d’action ne peut se concevoir sans unité sur les revendications.

L’UCR-FO appelle donc à manifester le 2 décembre à Paris,
avec le groupe des 9.

Cette manifestation constitue un premier pas pour la mobilisation d’ensemble de tous les salariés actifs, chômeurs et retraités du public comme du privé.

Aussi, le Comité Exécutif invite toutes les structures de l’UCR-FO à informer les retraités, à les faire adhérer et à les mobiliser pour se tenir prêts à répondre à toute initiative nationale, pour la défense des conditions de vie matérielles et morales de 17 millions de retraités.

Loi de financement sécurité sociale et retraites

Loi de financement sécurité sociale et retraites

FO s’oppose à l’extension du périmètre de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) à l’assurance chômage. Le Sénat a voté hier en séance publique, la proposition de loi organique tendant à renforcer le pilotage financier de la Sécurité sociale et à garantir la soutenabilité des comptes sociaux ainsi que la proposition de loi relative aux lois de financement de la Sécurité sociale « visant à » tirer les conséquences des dispositions de la proposition de loi organique”. 

Les sénateurs ont étendu le périmètre des LFSS à l’assurance chômage. Ils ont également instauré à compter de 2025, une règle d’or « destinée à assurer l’équilibre des comptes sociaux à moyen terme ». 

Sénat Paris

FO rappelle que l’assurance chômage doit rester sous la forme « contracyclique ». En effet, lorsque l’économie va mal, les recettes sont en baisse et les dépenses sont en hausse pour indemniser les demandeurs d’emploi. 

FO rappelle que le déploiement de l’activité partielle (financée à 1/3 par l’Unedic) a permis d’assurer aux salariés le maintien d’un revenu dès le premier confinement et encore à ce jour. 

FO conteste cette orientation qui serait une étape supplémentaire vers l’étatisation de la gestion de l’assurance chômage en le faisant entrer dans la loi de financement de la sécurité sociale, après la suppression de la cotisation salariale au profit de la CSG, donc d’un financement par l’impôt. 

FO s’y oppose d’autant plus qu’une traduction de cette étatisation est la réforme de l’assurance chômage imposée par l’Etat malgré l’opposition de cinq fédérations.

Bien vivre sa retraite, une exigence !

Bien vivre sa retraite,
une exigence !

Mobilisation et action le 1er octobre 2021

Retraités-es : mobilisons nous à l’appel de neuf syndicats

Augmentation des retraites, pensions de base et complémentaires

0,4 % d’augmentation au 1er janvier 2021 pour les retraites de base, 1% pour les complémentaires alors que les prix ont augmenté de 1,6 %, le compte n’y est pas !

Ils nous ont spoliés 2 ans sur les pensions et retraites de base et 4,5 ans sur les complémentaires par les reports et le gel des revalorisations.
La valse des étiquettes, mutuelles, alimentation, logement, énergie, transports, … tout augmente, sauf nos pensions.

Un rapport gouvernemental préconise d’augmenter la CSG en l’alignant sur celle des actifs, de réduire l’abattement de 10 % pour le calcul de l’impôt sur le revenu des retraités et de continuer à sous-revaloriser et/ou geler les pensions et retraites.
Augmenter les retraites et pensions en les indexant sur l’évolution du salaire moyen. Pas de retraite inférieure au Smic.
Pensions de réversion attribuées sans conditions de ressources ni d’âge, améliorées afin de garantir le niveau de vie du conjoint·e survivant et son extension aux couples pacsés, concubin·es.

C’est un investissement juste socialement et nécessaire pour l’économie. Redonner du pouvoir d’achat aux retraités permet le bien vieillir.

Sécurité sociale – santé – autonomie

La pandémie a démontré que la protection sociale est un bien essentiel. Et pourtant cette dernière n’a jamais été autant attaquée que depuis ces dernières années.
Le gouvernement d’Emmanuel Macron et ses prédécesseurs ont une lourde responsabilité dans la gestion désastreuse de la crise sanitaire. Les suppressions de 115 000 lits en 25 ans dans les hôpitaux et de 100 000 postes de soignants en 8 ans pèsent lourdement dans la situation catastrophique que nous connaissons. Le gouvernement sanctionne, réduit les libertés, culpabilise et infantilise les citoyens que nous sommes.
De plus en plus de retraités ne peuvent plus se soigner faute de moyens financiers suffisants.
Ça suffit !

Nous exigeons des centres de santé publics dans tous les territoires pour garantir un accès aux soins solidaire pour tous.
100 000 postes supplémentaires sont nécessaires dans notre système hospitalier.
Nous réaffirmons la nécessité de levée de la propriété privée sur les brevets qui empêche la diffusion des vaccins partout dans le monde tout en étant source de profits inadmissibles.

La santé n’a pas de prix

Les personnes âgées représentent plus de 75 % des décès dus à la Covid-19, confinées au domicile ou en EHPAD, malgré le dévouement des soignants.
200 000 embauches dans les EHPAD et 100 000 dans le secteur de l’aide à domicile sont nécessaires pour garantir des soins de qualité.
Nous avons besoin d’une nouvelle loi prenant en compte le droit à l’autonomie dans le cadre de la Sécurité sociale, avec un grand service public de la prise en charge de l’autonomie, que ce soit au niveau de l’aide à domicile ou des EHPAD.

Services publics

Les services publics et leurs personnels ont joué un rôle irremplaçable dans la lutte contre la pandémie.

L’amélioration de la qualité de leurs missions et de leurs déploiements sur l’ensemble du territoire doit donc devenir une priorité de l’État et des collectivités territoriales.
Ce sont bien des services de proximité, avec du personnel en nombre et formé dont nous avons besoin, garants d’une égalité de traitement sur tout le territoire, garants d’un accès pour tous partout.

Le service au public rendu par les commerçants n’est pas du service public.
Le seul accueil par internet n’est pas du service public.

Oui ! Nous voulons une retraite en bonne santé, une pension de haut niveau, aujourd’hui et pour les générations futures.

Ma retraite je l’ai gagnée, mon droit au bien vieillir,
je le revendique, mes revendications je les défends.

Alors, pour bien vieillir depuis la naissance,
toutes et tous dans la rue le 1er octobre

avec les organisations CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU,
Solidaires, Ensemble & solidaires, FGR-FP, LSR.

5 octobre, mobilisation générale !

5 octobre, mobilisation générale !

Pour mettre un coup d’arrêt aux régressions sociales

Les Unions Régionales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL d’Île de France appellent à mobiliser l’ensemble des travailleurs-ses, jeunes, retraité.es, du public comme du privé le 5 octobre par la grève et les manifestations.

Depuis 18 mois, le gouvernement et le patronat utilisent la crise sanitaire pour accélérer la remise en cause des conquis sociaux, du droit du travail et des libertés individuelles et collectives, provoquant un accroissement des inégalités et de l’exclusion sociale.

Les Unions Régionales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL d’ile de France réaffirment leur opposition à un passe sanitaire comme nouvel outil législatif permettant le fichage et la poursuite de la casse du code du travail et des droits des salarié.es, par lequel le gouvernement essaye de faire oublier sa responsabilité face à son incurie en matière de santé publique et face à la poursuite de la casse de l’hôpital public et des services publics (en Ile-de-France, les hôpitaux Bichat et Beaujon sont menacés de fermeture, des centaines de lits ont été fermés à l’Hôtel Dieu, à Avicenne, etc.) ; et exigent qu’il n’y ait aucune sanction contre les salarié.es.

Elles combattent avec véhémence toutes les récupérations de la part de l’extrême droite et d’une poignée d’antisémites des mobilisations en cours. Les réactionnaires ne sont pas les bienvenu.es.

Elles exigent la levée des brevets sur les vaccins comme sur les traitements contre la Covid et en permettre l’accès à tous et toutes en France comme à l’échelle mondiale, ainsi que des moyens pour la recherche publique.

Elles dénoncent l’utilisation de la précarité pour mettre en concurrence les salarié.es, (pour la rentrée scolaire, ce sont plus de 5000 contractuel.les qui ne sont pas renouvelé.es dans l’Education Nationale). Pour les étudiant.es l’investissement dans les aides directes a baissé ces dernières années, le dernier recul étant celui de la suppression du repas à 1 euro pour toutes et tous.

Elles exigent l’abandon des contre-réformes de l’assurance chômage qui devraient rentrer en vigueur le 1er octobre prochain et des retraites qui revient à l’ordre du jour des réformes gouvernementales : Toutes les organisations syndicales ont signifié leur refus de s’engager dans une énième concertation sur la question. Le chef de l’État y répond par une provocation en évoquant son intention de faire disparaître les régimes spéciaux de retraite. Si une telle mesure était mise en œuvre, les URIF appelleraient les salarié.es à la combattre avec détermination.

Elles invitent les salarié.es, dans les entreprises, les administrations, les services, à se réunir avec leurs organisations syndicales en assemblées générales, pour organiser les modalités d’action collective pour obtenir satisfaction sur leurs revendications.

Les Unions Régionales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL d’Île-de-France appellent à participer à toutes les mobilisations sociales en cours s’inscrivant dans un processus de lutte visant à bloquer la politique de régression sociale du gouvernement, notamment à la grève du 23 septembre dans l’éducation nationale et à la manifestation du 1er octobre des retraités.

Elles exigent :

  • L’augmentation des salaires, du SMIC et des grilles de classifications, du point d’indice de la fonction publique, des pensions, des minima sociaux et des bourses d’études.
  • De vrais emplois, avec de vrais salaires pour toutes et tous, avec la revalorisation des métiers dit de première ligne ainsi que l’égalité professionnelle femmes/hommes.
  • L’abandon définitif des contre-réformes des retraites et de l’assurance chômage.
  • L’arrêt des licenciements et la fin des dérogations au code du travail et aux garanties collectives.
  • La fin des fermetures de services, des suppressions d’emplois, du démantèlement et des privatisations dans les services publics et dans la fonction publique et un renforcement de leurs moyens.
  • La conditionnalité des aides publiques selon des normes sociales et environnementales permettant de préserver et de créer des emplois ;
  • Le rétablissement de tous les droits et libertés pour la jeunesse comme pour le monde du travail, à commencer par l’abrogation de la loi « sécurité globale » et des décrets « sécurité intérieure »
  • L’arrêt de la précarisation de l’emploi et de la vie des jeunes en formation ainsi qu’une réforme ambitieuse des bourses scolaires.
  • Le rétablissement pour les jeunes du repas à un euro.

Manifestation interprofessionnelle unitaire
le 5 octobre à 14h
place de la République

Montreuil, le 6 septembre 2021

5 octobre, mobilisation générale !

Nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail et d’études !

Le 5 octobre, mobilisé-es pour nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail et d’études !

Les organisations syndicales CGT – FO – FSU – Solidaires – FIDL – MNL – UNEF – UNL réunies le 30 août appellent à la mobilisation de l’ensemble des travailleur-ses du secteur privé et public, et la jeunesse, le mardi 5 octobre 2021.

Elles rappellent qu’elles ont mis en garde le gouvernement, au début de l’été, face à ses projets de régression sociale.

Citons pour l’essentiel : l’utilisation de la crise sanitaire pour accélérer la remise en cause des droits et acquis des salariés, la régression des moyens de l’hôpital public et de la médecine du travail et, malgré une opposition unanime la mise en œuvre de la réforme de l’assurance chômage et de celle des retraites que nous avons combattue et empêchée revient sur le tapis. Trop de travailleurs-ses restent maintenus à de bas salaires sans perspectives d’amélioration, les agents de la fonction publique attendent depuis des années des mesures salariales pour compenser la perte de leur pouvoir d’achat.

C’est pourquoi nos confédérations exigent :

  • L’augmentation des salaires,
  • l’abandon définitif des contre-réformes des retraites et de l’assurance chômage,
  • un vrai travail avec un vrai salaire pour toutes et tous et l’égalité professionnelle femmes/hommes ;
  • la conditionnalité des aides publiques selon des normes sociales et environnementales permettant de préserver et de créer des emplois ;
  • l’arrêt des licenciements et la fin des dérogations au Code du travail et garanties collectives.
  • un coup d’arrêt à la précarisation de l’emploi et à la précarité des jeunes en formation et une réforme ambitieuse des bourses ;
  • la fin des fermetures de services, des suppressions d’emplois, du démantèlement et des privatisations dans les services publics et la fonction publique et le renforcement de leurs moyens ;
  • Le rétablissement de tous les droits et libertés pour la jeunesse comme pour le monde du travail.

Les organisations CGT – FO – FSU – Solidaires – FIDL – MNL – UNEF – UNL affirment l’urgence d’augmenter le SMIC et les grilles de classifications, le point d’indice de la Fonction Publique, les pensions, les minima sociaux et les bourses d’études.
Elles appellent les femmes et les hommes de toutes les professions, les jeunes, les retraité.es à se mobiliser, le 5 octobre, par la grève et les manifestations, pour obtenir de meilleurs salaires, pour leurs emplois et leurs droits et une meilleure protection sociale. D’ores et déjà, elles décident de se revoir à l’issue de cette mobilisation.

Protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise

Protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise

face à l’épidémie de covid-19

La situation sanitaire rend nécessaire une vigilance constante face au risque épidémique.

  • À évaluer les risques d’exposition au virus ;
  • À mettre en œuvre des mesures de prévention visant à supprimer les risques à la source ;
  • À réduire au maximum les expositions qui ne peuvent être supprimées ;
  • À privilégier les mesures de protection collective ;
  • À mettre en place les mesures de protection des salariés répondant aux orientations du présent protocole.

Les entreprises mettent en œuvre ces mesures de prévention dans le cadre d’un dialogue social interne et après avoir informé les salariés.

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Aéroports de Paris en grève

Aéroports de Paris
en grève

Depuis maintenant plusieurs semaines, les salariés d’Aéroports de Paris sont massivement en grève à l’appel de tous les syndicats dont le syndicat FO Aéroports de paris. À plusieurs reprises, l’Union départementale FO 93 a soutenu par sa présence ce mouvement de grève.

Les salariés d’Aéroports de Paris sont en grève pour exiger le retrait du PACT (Plan d’Adaptation des Contrats de Travail) qui consiste à remettre en cause de manière définitive les acquis et garanties du personnel entrainant des baisses de rémunération conséquentes pour les personnels. Ce plan constitue est un véritable chantage aux licenciements car il se fait par voie d’avenant au contrat de travail qui s’il n’était pas accepté par le salarié se verrait licencier.

Force est de constater que la direction d’ADP refuse de s’engager dans une véritable négociation.

Force est de constater également que ce mouvement grève fait l’objet d’une répression de la part des forces de l’ordre.

C’est le mutisme et le refus obstiné de la direction d’ADP à répondre aux revendications des personnel qui conduit à cette situation.

C’est pourquoi, la confédération FO – par la voie de son secrétaire général – a interpellé le Premier Ministre en ces termes :

“(…) La forte mobilisation des salariés est à la hauteur des conséquences immédiates et des incertitudes et inquiétudes que soulèvent à plus long terme les modifications imposées individuellement aux contrats de travail. Les salariés, leurs syndicats, dont le syndicat FO, ont le sentiment que la direction utilise la situation créée par les effets de la crise sanitaire pour engager une réforme structurelle du statut de l’entreprise et de ses agents.
Parce que l’État, en sa qualité d’actionnaire principal de cette entreprise publique, est garant de l’équilibre du secteur du transport aérien, de la pérennité et du développement de son activité, nous en appelons à votre intervention auprès des instances dirigeantes d’ADP afin de permettre de débloquer cette situation.
La première étape susceptible de rétablir les conditions d’un dialogue social apaisé serait sans doute le retrait des avenants aux contrats de travail – qui sont compris comme un contournement de la négociation collective – et de reprendre des négociations sur une autre base que le projet actuel.
Par ailleurs, le 2 juillet dernier, plusieurs dizaines de salariés ont été verbalisés ou sanctionnés pour des raisons indépendantes de leur volonté alors qu’ils manifestaient pacifiquement. Un abandon de ces sanctions serait aussi un gage d’apaisement de la situation. (…)”

De toute évidence, la direction fait toujours la sourde oreille. Si ce plan concerne les salariés d’ADP en premier lieu, FO 93 et le syndicat FO ADP considèrent que si un tel plan passait à ADP, cela pourrait très bien servir d’exemple pour le patronat dans d’autres entreprises de la plateforme de Roissy et du Bourget mais également dans l’ensemble des autres secteurs.

C’est pourquoi, l’Union départementale FO 93 et le syndicat FO ADP appelle l’ensemble des syndicats, militants et syndiqués FO du département à venir participer à la manifestation prévue ce vendredi 16 juillet sur Roissy.

MANIFESTATION DE SOUTIEN POUR LE RETRAIT DU PACT
VENDREDI 16 JUILLET
Départ de la manifestation 9h – RDV sous le ballon FO 93
Terminal 2E – niveau départ – porte 17

Bobigny, le 13 juillet 2021

Contrat de Sécurisation Professionnelle

Contrat de Sécurisation Professionnelle

FORCE OUVRIÈRE signe l’avenant prolongeant le Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) 

Trois séances de renégociations ont été nécessaires pour trouver un accord entre les interlocuteurs sociaux. Voici les principaux points :

Motivations : Il y avait urgence à renégocier cet avenant car, d’une part, il arrivait à terme le 30 juin et, d’autre part, il fallait sécuriser le calcul du salaire journalier de référence (SJR).

En effet, compte tenu de la décision du Conseil d’Etat du 22 juin de suspendre la réforme de l’assurance chômage et d’ajourner le « nouveau » calcul du SJR, (qui avait pour effet de diminuer l’allocation chômage des plus précaires, les jours non travaillés étant pris en compte), FO voulait faire inscrire officiellement le calcul du SJR aux bénéficiaires du dispositif dans cet avenant de prolongation. Pour rappel, le CSP propose un accompagnement personnalisé et renforcé des formations, une indemnisation supérieure (pour les bénéficiaires ayant plus d’un an d’ancienneté dans l’entreprise : 75% du SJR – contre 57% avec l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) classique et des aides à la reprise d’emploi pour les salariés ayant subi un licenciement pour motif économique. Il s’agit d’un dispositif créé par les interlocuteurs sociaux en 2011, prorogé, amendé et amélioré depuis cette date.

FO a décidé de signer cet avenant car le syndicat estime que cet accord sécurise les parcours professionnels des licenciés pour motif économique et renforce leur formation dans un objectif de retour rapide à un emploi durable et de qualité, c’est-à-dire en CDI. Le dispositif du CSP est ainsi sécurisé par cet avenant jusqu’au 31 décembre 2022. En revanche FO, qui réclame l’égalité de droits entre Mayotte et la métropole, n’est pas signataire de l’avenant n°2 qui comporte toujours des dispositions spécifiques applicables à Mayotte.

FO conteste, argumente, négocie et signe les accords quand ils sont valables. Elle ne pratique pas la politique du « niet à tout ».

Toutefois, elle reste toujours prête à mobiliser les salariés quand cela s’avère nécessaire.