La délégation Force Ouvrière a fait entendre son opposition totale à une baisse du niveau de vie des retraités, qui, contrairement à ce qu’a soutenu le MEDEF, ont également été sévèrement touchés par la crise.
FO a rappelé que la fédération Agirc-Arrco avait fait preuve d’une très bonne gestion de ses réserves malgré une crise économique sans précédent, continuant donc à verser les pensions sans interruption et cela sans avoir besoin d’emprunter.
La solidité financière du régime ne peut donc pas être mise en cause. Pour rappel, après le retour à une situation excédentaire du régime en 2019, l’Agirc-Arrco enregistre un résultat global de ses comptes en déficit de – 4,8 milliards d’euros pour l’année 2020. Dans un communiqué de presse du 16 avril 2021, la caisse de retraite complémentaire se félicite des mesures de pilotage des partenaires sociaux, qui ont conduit le régime à une situation excédentaire en 2019 (+ 200 millions d’euros) et qui lui ont permis de gérer efficacement ses réserves pendant la crise.
Les prévisions concernant l’impact de la crise sont instables. Les négociations actuelles se basent sur la projection de 3 scénarios différents ! Dans de nombreux domaines, ces prévisions sont revues de manière plus optimiste que prévu. Ainsi, le déficit de l’Agirc-Arrco a été revu à la baisse et l’Unedic prévoit la création de 127 000 emplois au lieu des 200 000 suppressions annoncée. Dans ce contexte, FO a maintenu qu’il n’était pas question de prendre des décisions dans l’urgence et sans visibilité sur le court, le moyen ou le long terme.
FO s’oppose à une baisse des pensions ou à un allongement de la durée des cotisations et restera intransigeante sur le sujet.
Assurance chômage | Le Conseil d’État donne raison à Force Ouvrière
Par lettre de cadrage le gouvernement nous demandait de nous accorder sur une “réforme” consistant à réaliser une économie de 3 ou 4 milliards d’euros sur les droits des demandeurs d’emploi.
C’est précisément ce que vient de sanctionner le Conseil d’État en suspendant la réforme contre laquelle 4 Confédérations syndicales, dont bien entendu FO, avaient déposé un recours. Le Conseil d’État sanctionne la méthode qui pénalise de manière significative les salariés des entreprises qui recourent aux contrats courts, salariés qui subissent plus qu’ils ne choisissent des périodes de travail et d’inactivité.
Des “combines” selon le Président de la République qui ne se départit jamais de son sens des formules chocs et montre son mépris pour les salariés précaires.
FO demande l’abandon définitif de cette réforme, tant sur le calcul du SJR (salaire journalier de référence) que sur l’entrée dans les droits, le rechargement des droits et sur la dégressivité, dont la principale finalité est de réaliser des économies pénalisant les travailleurs se trouvant sans emploi.
FO 93, comme elle l’a fait à plusieurs reprises ces derniers mois, renouvelle son entier soutien aux luttes menées par les organisations syndicales ainsi que des collectifs de défense pour le maintien des hôpitaux de Bichat et de Beaujon.
RASSEMBLEMENT LE 24 JUIN 2021 DEVANT LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ
Le département de la Seine-Saint-Denis connait dans le secteur hospitalier et plus largement dans les services publics, des restructurations, réorganisations, regroupements et fermetures d’établissement ou de services et ce, depuis longtemps maintenant.
Ces fermetures de lits sont inadmissibles et doivent être combattues becs et ongles, dans l’unité.
FO 93 prend acte de la construction d’un ensemble hospitalier et universitaire à Saint-Ouen permettant ainsi à la population sequano-dyonisienne de pouvoir bénéficier d’un accès aux soins. Pour autant, elle refuse que cette opération se fasse par la fermeture de Bichat et de Beaujon qui entrainerait la fermeture de plus de 400 lits et la perte, finalement, de plus de 1 000 emplois.
INSCRIVEZ VOS HEURES DE DIF DANS VOTRE CPF, POUR NE PAS LES PERDRE !
Le Compte Personnel de Formation (CPF), est un dispositif de formation professionnelle, mis en place au début de l’année 2015. Ce dispositif permet à toute personne d’au moins 16 ans, salariée, en insertion professionnelle ou demandeur d’emploi, de suivre, à son initiative, une action de formation. Le CPF suit son titulaire dès l’entrée dans la vie professionnelle, tout au long de sa carrière, et jusqu’à son départ en retraite.
Le CPF est une individualisation et donc une baisse des droits de la formation professionnelle.
⚠️ DIF ET CPF : PAS DE REPORT AUTOMATIQUE ! ⚠️
Toutes les heures que vous avez acquises dans le cadre de votre Droit Individuel à la Formation (DIF) seront perdues si vous n’inscrivez pas vous même vos heures dans votre CPF au plus tard le 30 juin 2021.
Inscrivez vos heures de DIF dans votre CPF à partir des informations de votre bulletin de salaire de décembre 2014 ou janvier 2015, d’une attestation spécifique transmise par votre employeur en 2015 ou sur le certificat de travail remis par votre dernier employeur avant décembre 2014. L’attestation devra être téléchargée lors de la déclaration.
NB : Le montant saisi fera l’objet d’un contrôle à la première demande de formation.
Conversion en euros des heures acquises avant le 1er janvier 2019
La monétisation des droits à la formation professionnelle conduira inexorablement à leur diminution au gré des coûts de la formation.
• Pour les fonctionnaire et contractuels, les droits restent affichés en heures et prennent en compte les heures de DIF accumulées jusqu’au 31 décembre 2016. Il n’y a pas de conversion en euros. Les fonctionnaires et contractuels ne sont pas concernés par la loi sur la monétisation des droits à la formation. • Ces droits vous sont personnellement rattachés tout au long de votre vie professionnelle et ne sont pas cessibles. Ne confiez pas vos codes d’accès.
Le CCN rappelle l’indépendance de Force Ouvrière à l’égard du patronat, des gouvernements, des partis, rassemblements et groupements politiques, des sectes religieuses et philosophiques. Il rappelle son attachement à l’État de droit, à la séparation des pouvoirs et à la défense d’un service public républicain.
Le CCN, aux côtes de la CSI, de la CES et de l’OIT rappelle sa solidarité et son soutien envers les syndicalistes qui luttent pour le respect de leur liberté syndicale et les libertés démocratiques, que ce soit au Myanmar, a Hong-Kong, en Ukraine, en Biélorussie, en Colombie.
Le CCN rappelle que la crise sanitaire actuelle ne peut pas et ne doit pas faire taire les revendications sociales et professionnelles.
Le CCN rappelle son opposition à la loi de sécurité globale, et demande que les forces de sécurité disposent de moyens matériels et humains pour assurer le maintien de l’ordre républicain et la protection des personnes et des biens.
Concernant les aides publiques Le CCN constate avec regret que, dans bien des cas, elles finissent dans l’escarcelle des actionnaires.
À propos des relocalisations Le CCN revendique le maintien des sites industriels existants et de tous les emplois. Alors que le chômage sévit plus que jamais, Le CCN réclame l’abandon de la réforme de l’assurance chômage, celle–ci étant injuste. Son objectif étant de réaliser des économies sur les droits des demandeurs d’emploi de l’ordre d’un milliard d’euros chaque année.
Le salaire n’étant pas l’ennemi de l’emploi mais la clé d’une reprise économique au service du progrès social, le CCN demande une hausse immédiate des salaires, l’augmentation du SMIC à 1940 euros bruts, la revalorisation des minima de branches.
Le CCN soutien de même depuis longtemps l’ouverture des droits à une allocation dès l’âge de 18 ans, au moins équivalente au RSA et à la revalorisation des minimums sociaux pour les ménages les plus touchés par la crise sanitaire.
Le CCN réaffirme sa détermination à défendre un système de retraites par répartition solidaire et intergénérationnel, son attachement profond et indéfectible à un système de sécurité sociale basé sur les cotisations et le salaire différé.
Le CCN réaffirme son attachement au respect du paritarisme, à la liberté de négociation, à la pratique contractuelle au niveau national interprofessionnel ainsi qu’à la négociation collective de branche.
VIVE LE SYNDICALISME LIBRE ET INDÉPENDANT ! VIVE LA CONFÉDÉRATION FORCE OUVRIÈRE !
Loi « Transformation de la Fonction Publique » Mesdames, Messieurs, les employeurs locaux, nous n’en voulons pas !
À l’occasion du rassemblement départemental organisé le 10 février dernier, les organisations syndicales de Seine-Saint-Denis ont été reçues par le préfet de la Seine-Saint-Denis, Monsieur Georges-François Leclerc.
Les représentants des Unions Départementales présentes (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, FSU, UNSA et Solidaires) s’attendaient à un temps républicain de dialogue social afin d’aborder le fond du sujet concernant la Loi de transformation de la Fonction Publique du 6 Août 2019 dont les conséquences néfastes commencent à s’abattre sur les fonctionnaires ainsi que les 23 mesures prises par le Gouvernement en réponse à la rupture d’égalité Républicaine constatée pour notre Département.
Or, le préfet, au-delà de son monologue d’auto-satisfaction, n’a pu que nous apporter de la déception dans ses réponses. Hors de question de réunir des États Généraux du Service Public en Seine-Saint-Denis, il serait trop tôt pour juger des effets de la Loi de transformation de la Fonction Publique sur les 3 versants (État, Hôpital, Collectivités Territoriales) et de l’impact des 23 mesures, même s’il nous a avoué ressentir un “frémissement” sur les non-mutations qu’il semble être le seul à avoir perçu.
Voilà une conception du dialogue social qui ne peut que nous convaincre de poursuivre nos actions !
Les organisations syndicales de Seine-Saint-Denis exigent la non application de cette loi et son abrogation au gouvernement.
Les agents ont reçu la lettre de la direction informant des conséquences du PSE/PACT. À juste titre, la majorité d’entre nous exprime la colère et l’indignation.
Comment cela pourrait-il être autrement avec :
Remise en cause de l’application de l’art. 26 du statut du personnel portant sur le 13eme mois = Baisse de + de 10% du 13ème mois
Remise en cause de l’application de l’art. 27 du statut du personnel portant sur la prime complémentaire de juin = Suppression de la prise en compte de l’ancienneté dans le calcul de la prime.
Remise en cause de l’application de l’art.23 du statut du personnel portant sur la prime de productivité (prime d’assiduité) = Suppression du paiement de la prime à partir du 1er jour d’absence contre 3 jours auparavant.
Remise en cause de l’application de l’art. 21 du statut du personnel portant sur la rémunération variable des cadres.
Remise en cause de l’application de l’art. 25 du statut du personnel portant les primes de sujétion = Suppression de 23 primes et 10 avec montant revu à la baisse et forfaitisé en lieu et place du point de sujétion permettant l’égalité dans le calcul du montant.
Remise en cause de l’application de l’art. 17 du statut du personnel avec la remise en cause du paiement des heures majorées et la remise en cause des indemnités différentielles
Heures majorées = suppression de la prise en compte de l’ancienneté et c’est sans compter les réorganisations qui impacteront les tableaux de service avec baisse du nombre d’heures majorées.
Indemnités différentielles = remise en cause de l’indemnité différentielles pour accompagner la mobilité professionnelle.
Mobilité géographique qui pourra être imposé à tous les agents.
Remise en cause des IKu = suppression du dispositif égalitaire remplacés par une indemnité forfaitaire inégalitaire et baisse de 25% des IKn (heure de service)
Suppression des cartes retraité permettant la gratuité des parkings et suppression des billets d’avions.
La pandémie et la baisse de trafic servent d’argument et de prétexte pour remettre en cause l’application du statut du personnel alors que celui-ci avait permis l’augmentation de 10% des salariés à sa création à l’après-guerre.
Se réfugier derrière la baisse du trafic tel que le fait la direction pour justifier son plan est une escroquerie.
Après l’achat de GMR Airport en Inde, après l’investissement dans la restauration des aérogares ou dernièrement dans le nouveau trieur bagage pour le S4, démontre très bien que le trafic va reprendre et que la direction le sait.
L’Association du transport aérien international (IATA) prévoit une reprise du trafic en 2021 avec un nombre total de passager qui devrait atteindre 52% de ce qu’il était en 2019, 88% en 2022, et 105% en 2023 c’est-à-dire 5 points de plus que 2019 qui était une année record.
Soucieux de l’action commune, FO a signé avec la CGT, CGC, UNSA et CFDT un communiqué de presse se prononçant “pour le retrait du PSE et l’arrêt des modifications des contrats de travail”.
En conclusion, FO appelle à préparer la grève sous toutes les formes sur les revendications suivantes :
➢ Retrait du PSE/ PACT
➢ Maintien du statut du personnel – Maintien de toutes les notes d’application
➢ Pas un centime de moins sur nos salaries et nos rémunérations
➢ NON aux licenciements – Non à la mobilité géographique imposée
Et dès à présent, FO soumet cette proposition à l’ensemble des syndicats et des personnels : organisons partout en commun les assemblées générales pour préparer la grève, associer l’ensemble des personnels et décider collectivement.
Les organisations syndicales d’ADP appellent les salariés à se mobiliser du 1er au 5 juillet 2021 pour le retrait du PSE et l’arrêt des modifications des contrats de travail qui vont supprimer définitivement plus d’un mois de salaire à tous les salariés et les obliger à accepter des mobilités géographiques génératrices de temps de trajets supplémentaires et donc contraire aux objectifs RSE que prône la direction d’ADP.
Comment l’État, actionnaire majoritaire, qui a validé au Conseil d’Administration l’achat pour 1,2 milliard d’euros en 2020 des aéroports indiens (GMR) par ADP, peut-il laisser son PDG engager un plan social destructeur et sans aucune justification économique, alors que 1150 salariés partent déjà dans le cadre d’une Rupture Conventionnelle Collective !
L’unanimité des Organisations Syndicales d’ADP ont rejeté le projet de la direction et ont interpellé la direction régionale du travail, mais la direction d’ADP veut passer en force !
Afin de faire entendre la colère des milliers de salariés d’ADP face à cette injustice sociale et ce mépris, les syndicats CFE-CGC, CGT, UNSA SAPAP, CFDT et FO appellent tous les salariés à se mettre en grève du 1er au 5 juillet 2021 pour se faire entendre.
Des manifestations auront lieu sur les plateformes de CDG et d’Orly.