Réouverture Immédiate de l’Hôtel-Dieu

Réouverture Immédiate de l’Hôtel-Dieu

COMMUNIQUÉ DU SYNDICAT FORCE OUVRIÈRE DE L’AP-HP

07 avril 2020

Le syndicat FO AP-HP a été interpellé par les collègues de cet hôpital, qui demandent pourquoi la Direction Générale ne ré-ouvre pas leur établissement.

Cet hôpital possède : réanimation, salle de réveil, salle d’hospitalisation, un plateau technique.

Pourquoi la direction de l’AP-HP ne fait pas rouvrir cet établissement avec tous ces services, comme elle l’a fait pour d’autres.

Alors que partout nous entendons qu’il y a des manques de lits, que l’AP-HP a un établissement qui pourrait aider au désengorgement des autres établissements de l’AP- HP. Et la Direction générale ne le met pas à disposition.

Le syndicat FO AP-HP ose espérer que dans la période de pandémie que nous vivons actuellement, la Direction Générale ne fait pas une fois de plus des choix financiers.

Rappelons-nous que l’AP-HP avec la ville de Paris a fait valider un projet de construction d’un commerce donnant sur le parvis de Notre-Dame et d’un restaurant panoramique.

Le syndicat FO AP-HP avait écrit, « alors même que les urgences de l’AP-HP étaient en grève, que l’on manque de lit d’aval, que l’Hôtel-Dieu aurait pu recevoir une grosse partie des urgences parisiennes non vitales, ce qui désengorgerait une partie des urgences parisiennes ». Et nous rajoutons que l’hôpital pourrait aider à prendre en charge des centaines de patients COVID+.

FO AP-HP Exige :

  • La réouverture de l’Hôtel-Dieu en tant qu’hôpital de plein exercice.
  • La mise en place d’un service de urgences, de réanimation, de réveil, d’hospitalisation la réaffectation des personnels dans cet établissement
  • Les personnels devront être équipés de toutes les protections indispensables : masques FFP2, du gel hydro-alcoolique, des surblouses, des lunettes de protection (soignants, médecins, ouvriers, administratifs).
  • Que les services disposent de matériels médicaux pour fonctionner : pousse- seringue, médicaments.
  • Nous exigeons un dépistage immédiat de tous les agents et de tous les patients qui rentreront dans cette Hôpital
  • L’abandon du projet de transformation de l’Hôtel dieu en restaurant panoramique et commerce

SYNDICAT FORCE OUVRIERE AP-HP
— 2, rue Saint Martin – 75004 PARIS — Tél. : 01.40.27.40.44 —

Le CSE en période de crise sanitaire

Le CSE en période de crise sanitaire

Circulaire confédérale
Secteur de la Négociation Collective et des Rémunérations

Numéro 94-2020 Réf. : YV/KG
Paris, le 7 avril 2020

Chères et chers Camarades,

La situation de crise sanitaire que nous vivons depuis quelques semaines ne doit pas faire oublier aux élus le rôle primordial de relais qu’ils ont à jouer auprès des salariés dont ils sont souvent les interlocuteurs privilégiés.

De nombreuses questions bien légitimes se posent quant à la poursuite de la mission des CSE et des moyens alloués aux élus pour la maintenir. Certaines ont trouvé quelques réponses dans l’arsenal des ordonnances et décrets récemment publiés. D’autres attendent encore des précisions.

En tout état de cause, il est essentiel de continuer à faire vivre le CSE qui reste un acteur privilégié face à la crise sans précédent que nous connaissons.

Le document qui figure en annexe est destiné à répondre au mieux à vos premières interrogations. Il pourra être modifié pour tenir compte des nouvelles questions que vous vous poserez, des éclairages que l’administration du travail sera à même de nous apporter et des précisions qui pourront être transmises par de nouveaux textes dans les jours ou les semaines à venir.

Un point spécifique sera fait, au préalable, sur l’une des dernières mesures adoptées qui vise à suspendre toutes les élections professionnelles en cours ou à venir. Cette suspension, lorsqu’elle ne privera pas des salariés d’une représentation adaptée, aura pour effet de faire « survivre » le CSE avec ses anciens élus.

Vous trouverez également ci-après, les principaux éléments à connaître, tant en ce qui concerne la poursuite des activités du CSE que l’exercice pratique du mandat d’élu.

Espérant que ce document vous sera utile, n’hésitez pas à le diffuser largement. Amitiés syndicalistes.

Karen GOURNAY
Secrétaire confédérale

Yves VEYRIER
Secrétaire général

Annexe en PJ : Le CSE en période de crise sanitaire – Principaux éléments à connaitre

Confédération Générale du Travail Force Ouvrière
141 avenue du Maine – 75680 Paris Cedex 14 – Tél. 01 40 52 82 00 http://www.force-ouvriere.fr

À Roissy, l’eau est-elle encore potable ?

À Roissy, l’eau est-elle encore potable ?

FO a interrogé la direction dès le 3 avril.
72h après, toujours pas de réponse.
Ce communiqué vaut pour courrier à la direction

Ce communiqué vaut pour courrier à la direction

À Roissy, l’eau est-elle encore potable ? Hier 3 avril au matin, nous avons été alertés sur cette question. Après avoir collecté des renseignements, nous avons interrogé la direction par mail.
Nous reproduisons notre mail ci-dessous avec ses pièces jointes ci-contre :

Dès ce matin, sur des réseaux sociaux de source sérieuse, nous avons pu lire : ” ADP interdit la consommation d’eau du réseau car depuis la réduction d’activité, le réseau ne serait pas assez actif et l’eau risque de ne plus être potable”. Dans les locaux d’Air France, il nous a été remonté ce type de photo. (pj n°1)
Et une affiche placardée destinée au personnel d’Air France (pj n°2) auquel les agents ADP ont accès.
Vous comprendrez qu’il y a une forte présomption de problème lié à la potabilité de l’eau.
Aussi, nous souhaiterions que vous puissiez confirmer ces informations.
Dans le cas où ces informations seraient exactes, il conviendrait qu’ADP informe l’ensemble de son personnel et l’ensemble des intervenants de la plateforme.
Si l’eau du réseau n’est plus potable, elle ne l’est plu pour les agents ADP et pour tous les salariés de la plateforme.
Si tel était le cas, un manque d’information globale aux personnels d’ADP poseraient véritablement question. De même, un manque d’information des élus du CSE s’avèreraient être un vrai problème.
Informations confirmées ou non, elle pose notamment deux problèmes :
Il est vrai qu’un réseau peu sollicité amène des risques de contamination de l’eau. Aussi, nous souhaiterions connaitre les solutions mises en œuvre par ADP afin de parer à cette éventualité.
Elle pose également la question de l’approvisionnement des bonbonnes d’eau potable en nombre suffisant pour l’ensemble des personnels. Qu’en est-il ?

Ajoutons la communication d’Air France à ses salariés datée du 3 avril au soir
Et ce matin 6 avril, soit 3 jours après, des communications arrivent sur le net :

Un article est titré : “Confinement : l’eau n’est plus consommable à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle” (source: actu.fr/societe/coronavirus/confinement-leau-nest-plus-consommable-laeroport-roissy-charles- gaulle)

ET TOUJOURS AUCUNE RÉPONSE DE LA DIRECTION

Le silence de la direction sur cette question est inacceptable.
FO revendique instamment une communication claire et précise sur la potabilité de l’eau sur Roissy. Il s’agit de la santé de l’ensemble des salariés concernés.

FORCE OUVRIERE revendique l’approvisionnement en bonbonne d’eau pour l’ensemble du personnel d’ADP.

Covid-19 : unis et solidaires

Covid-19 : unis et solidaires

aux côtés des travailleurs-ses.

Les Unions Départementales de Seine-Saint-Denis CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, Solidaires, UNSA et FSU tiennent avant tout à exprimer leur soutien total aux salarié.e.s qui sont en première ligne pour faire tourner le pays et en particulier en Seine-Saint-Denis, dans des conditions inacceptables mettant en péril leur vie et celle de leurs proches : les soignant.e.s en premier lieu, les personnels d’entretien, les postiers, les pompiers, les énergiticiens, les territoriaux, les logisticiens, les salarié.e.s des transports et des commerces alimentaires – professions souvent les plus mal rémunérées !

Nous dénoncons les ordonnances qui découlent de la « loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19 ». Ces ordonnances ne sont pas destinées à faire la « guerre » au Coronavirus mais bien aux droits des salariés, en s’attaquant brutalement à leurs congés payés et à leurs jours de repos dans toutes les entreprises. Elles permettent aux employeurs de certaines entreprises d’imposer à leurs salariés des journées de 12h de travail, des nuits de 12h de travail et des semaines de 60h de travail. Ces ordonnances qui répètent à longueur d’alinéas « l’employeur peut imposer » sont faites pour répondre aux besoins du patronat, pas aux besoins de la population. D’ailleurs, elles ont une durée de vie qui peut aller jusqu’au 31 décembre 2020, c’est-à-dire bien au-delà de la période d’épidémie !

• Nous exigeons le maintien de toutes les dispositions du Code du travail en matière de congés payés, de jours de repos ainsi que de durée du temps de travail, et exigons le retrait immédiat de ces ordonnances.

A mesure que la pandémie gagne les entreprises et les administrations de Seine-Saint-Denis, entraînant des victimes parmi les collègues de travail, la colère des salariés monte contre les décisions gouvernementales. C’est bien ces dernières qui laissent la possibilité aux employeurs de mettre en danger la santé et la vie des travailleurs parce qu’ils ont refusé de fermer les entreprises « non essentielles » comme les plateformes logistiques, les livraisons uberisées, la production dans le secteur automobile, aéronautique, le BTP, etc…

• Nous exigeons l’arrêt immédiat des activités non essentielles en réaffectant aux hôpitaux les matériels de protection utilisés pour ces activités. Dans ce sens, une liste doit être dressée.

C’est bien ce gouvernement et les politiques d’austérité menées depuis des années qui sont responsables de la situation tragique que vivent actuellement les hôpitaux, incapable d’endiguer la vague meurtrière de l’épidémie. Ce ne sont pas seulement les masques qui viennent à manquer, mais l’ensemble du matériel de soins (respirateurs, bouteilles d’oxygène, antibiotiques, curare, pousse-seringues, blouses, housses…). Rappelons que notre pays est la sixième puissance mondiale et que nous sommes les 1er en Europe pour le versement de dividendes !

• Nous exigeons la réquisition immédiate des secteurs industriels pour produire massivement des masques, du gel, du matériel respiratoire…
• Nous exigeons la suppression des dividendes pour les actionnaires dans toutes les entreprises comme contribution de solidarité à la Nation.
• Nous exigeons le déblocage immédiat d’un budget supplémentaire pour financer la santé publique.

En Seine-Saint-Denis, l’épidémie est encore plus dévastatrice. Les décès ont bondi de +63 %. Bien plus que dans les autres départements d’Ile-de-France. La précarité, les conditions même de logement rendent encore plus difficile qu’ailleurs le confinement. La prévalence forte de certaines pathologies sur notre département (obésité, diabète…) expose encore plus la population aux graves complications du Covid 19. Dans un environnement hospitalier sous-doté en lits par rapport à la moyenne nationale, c’est bien l’ensemble des services publics qui n’a eu de cesse d’être attaqué. Ces dernières années par des politiques d’austérité, en réduisant les budgets et les personnels. Ce sont pourtant eux, aujourd’hui, les premiers de cordée. Ces politiques n’ont que trop duré ! Nous exigeons que toutes les revendications soient satisfaites. Notre département mérite une réflexion large avec tous les acteurs sur le devenir de nos services publics.

La question de l’industrie doit aussi être traitée. Il faut que les entreprises, les secteurs délocalisés au nom du profit, soient relocalisés et que la production de matériel de santé, de médicaments, de sécurité… soit immédiatement nationalisée. Notre département a les capacités foncières d’un accueil massif.

Nos Unions Départementales sont, avec leurs structures, aux côtés de tous les salariés qui refusent de servir de chair à canon et se défendent en utilisant tous les moyens à leur disposition : leur colère est légitime et c’est de notre responsabilité d’aider à ce qu’elle s’exprime.

De ce point de vue, la liberté de circulation des délégué.e.s syndicaux.ales pour se rendre sur les lieux de travail notamment lors d’une grève ou d’un droit de retrait et ainsi exercer leur mandat syndical pourtant garanti par la constitution doit être respectée.

Bobigny le, lundi 6 avril 2020.

La santé et la sécurité

La santé et la sécurité

La santé et la sécurité de toutes et tous, avant tout !

Communiqué de presse, le 31 mars 2020

FO a réuni ce 30 mars, en téléconférence, sa Commission exécutive confédérale composée de 35 membres, secrétaires d’Unions départementales et de Fédérations nationales d’industries.

La Commission exécutive a, de façon unanime, souligné et salué l’engagement de l’ensemble des militants et des syndicats FO, dans le contexte de crise sanitaire majeure générée par l’épidémie de Coronavirus (COVID-19), auprès des salariés pour mettre tout en œuvre afin de privilégier la santé et la sécurité de toutes et tous et de préserver les emplois.

Elle constate que là où les syndicats FO sont présents, ces droits sont d’autant mieux défendus et que nombre de salariés se tournent aujourd’hui vers FO.

La Commission exécutive n’a pu manquer de souligner que de l’Hôpital, aux Ehpad, comme dans tous les services publics aujourd’hui mobilisés, les moyens faisant cruellement défaut, du fait des politiques successives d’austérité, étaient demandés de longue date par les syndicats FO avec les agents, soignants et non soignants.

La Commission exécutive a pleinement soutenu la position défendue de façon constante par la Confédération de concentrer la mise en œuvre des moyens de protection – dont force est malheureusement de constater qu’ils sont insuffisants – sur les activités essentielles, liées à l’impératif du fonctionnement des services santé, de l’hygiène et de l’approvisionnement de la population. A cette fin et afin de s’assurer de la nécessité du confinement préconisé pour endiguer l’épidémie, la Commission exécutive soutient la mise à l’arrêt des activités non indispensables.

La Commission exécutive a souligné la responsabilité des syndicats FO et des salariés en ce sens, y compris dans les cas où ils n’ont d’autre choix que d’invoquer le droit de retrait ou, en dernier ressort, le droit de grève pour obtenir les moyens de protéger leur santé.

La Commission exécutive constate que la situation actuelle justifie d’autant plus la revendication du rétablissement des CHSCT supprimés par les ordonnances travail de 2017.

La Commission exécutive a estimé indispensable d’affirmer que FO est et sera intransigeante quant à la préservation des droits des salariés – du code du travail, aux conventions collectives et aux systèmes de protection sociale collective.

Aussi, la Commission exécutive affirme le rejet de FO et la demande d’abandon des ordonnances prises, au titre de l’urgence sanitaire, en matière de dérogations au temps de travail, temps de repos et travail dominical, jours de repos. FO s’opposera à toutes velléités de mises en cause des droits de salariés pour l’avenir.

La Commission exécutive FO constate des effets d’aubaine de la part d’employeurs et appelle à ce que toute procédure de licenciement soit stoppée effectivement, comme elle soutient la revendication du maintien du salaire à 100% alors que tombent notamment les échéances locatives pour les salariés et crédits.

La Commission exécutive réaffirme également la revendication portée par FO de l’interdiction du versement des dividendes aux actionnaires et de la mise en œuvre d’une fiscalité sur les hauts revenus destinée à financer, dans l’urgence, les besoins en termes de santé et, à moyen terme, la préservation des emplois.


Confédération Générale du Travail Force Ouvrière
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Préparation de la carte scolaire

Préparation de la carte scolaire

Lettre aux maires de Seine-Saint Denis à propos de la rentrée scolaire le 31 mars 2020

Mesdames et Messieurs, les maires de Seine Saint Denis,

Bobigny, le 31 Mars 2020.

La préparation de la carte scolaire se tient en ce moment dans un contexte de crise sanitaire sans précédent.

La date du retour des élèves dans les écoles n’est pas encore annoncée et les conditions de cette reprise ne sont toujours pas connues.

Quoi qu’il en soit la perte de nombreuses semaines d’enseignements ne pourra être comblée par les différents dispositifs de « continuités pédagogiques » à distance mis en place par les enseignants, le retard dû à cette situation sera difficile à combler. Les professeurs des écoles utilisent actuellement tous les moyens nécessaires dont ils disposent à titre personnel pour faire face mais rien ne peut remplacer l’enseignant dans sa classe avec ses élèves.

Dans ce contexte il n’est pas envisageable que l’administration procède à des fermetures ou n’accède pas aux demandes nécessaires d’ouvertures de classes.

Le ministre a décidé que ce seront aux inspecteurs de l’éducation nationale de se retourner vers les maires pour élaborer au plus juste les mesures de cartes scolaires, ceci au total mépris des instances du CTSD où siègent les organisations syndicales qui, de fait, sont écartées des travaux de carte scolaire.

Vous le savez, la rentrée de 2020 ne sera pas une rentrée comme les autres et nos élèves auront besoin de toute l’attention nécessaire, il n’est donc pas possible d’envisager la moindre fermeture de classe ce qui reviendrait dans les faits de se séparer d’ ́enseignants qui connaissent les élèves, les familles, les quartiers et le fonctionnement de leurs écoles. Nous aurons besoin d’eux pour relever le défi qui consistera à accueillir les élèves avec toute la bienveillance nécessaire, à combler ce retard scolaire.

C’est pour cela que nous, le syndicat FO des enseignants du premier degré (SNUDI FO 93) et l’Union Départementale FO de Seine Saint Denis, vous demandons solennellement, mesdames et messieurs, les représentants des municipalités, de n’accepter aucune fermeture et de demander toutes les ouvertures nécessaires. Nous le savons, beaucoup d’entre vous et, bien au- delà des étiquettes politiques, l’ont déjà réclamé.

Nous vous remercions d’avance de l’attention que vous porterez à ce sujet et partageons avec vous notre attachement à la défense de l’école républicaine.

Jean-Marc BURTSCHER
Secrétaire Départemental Adjoint SNUDI FO 93

Réza PAINCHAN
Secrétaire Général FO 93

Crise du Covid-19 Mise en activité partielle

Crise du Covid-19 Mise en activité partielle

Note d’information 28 mars 2020

37 pages PDF 2,2 Mo

Cette note annule et remplace les notes établies par le cabinet Syncéa les 19 et 26 mars 2020.
Elle a vocation à être actualisée en fonction des évolutions législatives et règlementaires attendues