Reprise progressive de l’école le 11 mai ?

Reprise progressive de l’école le 11 mai ?

C’est de l’enfumage irresponsable !

Satisfaction immédiate des revendications !

La reprise, un objectif social pour lutter contre le décrochage scolaire ? Vraiment ? Ou alors une façon de se mettre au pas quand le patronat ordonne ? Depuis quelques jours, les pressions du MEDEF se sont multipliées, le chantage au chômage dans le privé et à la confiscation des congés dans le public n’était plus dissimulé. “Le 11 mai, il s’agira aussi de permettre au plus grand nombre de retourner travailler, redémarrer notre industrie, nos commerces et nos services” a déclaré E. Macron le 13 avril.

Il s’agit de gommer les inégalités ou remettre les salariés au travail dans les conditions révoltantes des ordonnances de la loi “d’urgence sanitaire” ?

Lutter contre les inégalités sociales au mois de mai / juin à l’école ? Comment le ministre ose-t-il parler de lutte contre les inégalités alors qu’il persiste à fermer 172 classes dans le seul département du 93 ?! Alors que nous demandions des moyens pour accompagner nos élèves à la rentrée ? Au lieu de ça, ce n’est pas un seul remplaçant en plus, pas de RASED complet, pas une infirmière scolaire, comme d’habitude on fait des économies sur notre dos ! 

M. Macron vient d’annoncer la réouverture des écoles à partir du 11 mai, mais à quel prix ? Sous quelles conditions ? Avec quelles protections ? De quelle progressivité nous parle-t-on alors que les restaurants et les cinémas restent fermés ?

Tout est flou et c’est la peur au ventre que les collègues envisagent ce retour.

Comment peut-on imaginer une seule seconde une distanciation et des gestes barrières avec des enfants ?

Comment imaginer de mener des séances pédagogiques sans contact et de surcroît sans prendre le risque d’être contaminé ni de contaminer ses proches de retour de l’école ?

Au nom de quoi prend-on le risque de reprendre le chemin de l’école et de prendre des risques inconsidérés pour nos vies. Tout rouvrir pour deux mois : école, cantine, centre de loisirs ? Distanciation sociale à l’école avec les parents, les autres enseignants, les AESH, les personnels de la mairie, dans les transports ?

Nous sommes donc les premiers à repartir au front : les enseignants, les AESH, les ATSEM, les territoriaux et les 12 millions d’élèves.

Les enfants peuvent être des vecteurs de la maladie et on nous envoie tels des militaires, les enseignants au front. Sauf que contrairement aux militaires, nous, nous ne sommes pas armés. Pour calmer les parents, l’école ne sera pas obligatoire mais nous, nous sommes exposés.

C’est une honte ! Nous n’avons, en temps normal, déjà du savon qu’une fois sur deux, alors là, du gel hydroalcoolique pour les enseignants, pour les enfants, des masques, des gants pour tous. Comment garantir notre sécurité dans les transports ?

“Les gens fragiles doivent rester chez eux” mais qu’est-ce qu’un “agent fragile” ? Faudra-t-il justifier d’une RQTH ? À quel âge un enseignant doit-il rester chez lui ? 50 ans, 55 ans, 60, 62 ans et du coup son salaire, son jour de carence, le rapport avec les parents ? Aurons-nous des réponses ?

C’est l’incompréhension et l’incohérence totales, sacrifier les enseignants et les élèves au nom de quoi ? On découvre des cas de décès de patients de plus en plus jeunes. Le taux de mortalité dans le 93 est le plus élevé de France. Durant le CHS CT du 6 avril,  le Directeur Académique Adjoint a même précisé que “le COVID 19 ne sera pas forcément pris comme maladie professionnelle : Et oui ! Comment allez-vous prouver que vous l’avez attrapé à l’école …”  rajoute-t-il. On le voit, ils oseront tout pour faire repartir l’économie, pour que les affaires reprennent, pour que ce système qui a détruit l’Hôpital Public puisse de nouveau refaire des bénéfices.

C’est le président de la Fédération des médecins de France Jean-Paul Hamon lui-même qui déclare que cette décision “fait courir un risque inutile (…) je pense que c’est prématuré. On s’attendait tous à ce qu’il décrète des vacances jusqu’en septembre.” 

(France Info, 13 avril 2020).

Les collègues se sont confinés, ont respecté tout ce qui a été dit, ils ont assuré leur “continuité pédagogique” et là on leur demande de se déconfiner en “deuxième ligne” selon les propos de M. Macron lui-même.

Puisque le gouvernement ne parviendra pas
à respecter les conditions nécessaires
à la sécurité de tous, nous disons non à la reprise le 11 mai.

Annulez les fermetures, ouvrez les postes nécessaires ! Pas de reprise possible sans dépistage systématique de toute la population ! Protections nécessaires pour tous les volontaires. Le CHS du 30 avril continuera à intervenir sur ce sujet.

 Le Snudi FO 93 soutiendra toutes les demandes de droit de retrait, il n’est pas question que les collègues aillent au travail la peur au ventre ! La FNEC FP-FO a déposé un préavis de grève pour couvrir tous les personnels qui refuseraient cette mise en danger collective des personnels, des élèves et de leurs parents.

Les collègues nous appellent, témoignent de leurs inquiétudes, de leur colère. Ils ne veulent pas être sacrifiés.

Il n’y aura pas de reprise possible
tant que le gouvernement ne parviendra pas à respecter
les conditions nécessaires à la sécurité de tous

Il est hors de question de risquer nos vies pour un retour dans l’improvisation la plus totale ! Aucun test, quelques masques dans le meilleur des cas, aucun suivi médical …

Les conditions de la reprise ne sont pas là !

Dès à présent le Snudi-FO organise des RIS en Audio/Vidéo conférence pour informer les collègues. Le Snudi-FO prend contact avec les autres organisations syndicales, les fédérations de parents d’élèves !

Prochaines réunions d’informations syndicales prévues :
Mardi 21, vendredi 24, mardi 28, Jeudi 30 à 10h et 15h.

Vous pouvez inscrire de suite, en suivant le lien ci-joint :
https://www.snudifo93.net/teleris/

À Roissy, l’eau est-elle encore potable ?

À Roissy, l’eau est-elle encore potable ?

FO a interrogé la direction dès le 3 avril.
72h après, toujours pas de réponse.
Ce communiqué vaut pour courrier à la direction

Ce communiqué vaut pour courrier à la direction

À Roissy, l’eau est-elle encore potable ? Hier 3 avril au matin, nous avons été alertés sur cette question. Après avoir collecté des renseignements, nous avons interrogé la direction par mail.
Nous reproduisons notre mail ci-dessous avec ses pièces jointes ci-contre :

Dès ce matin, sur des réseaux sociaux de source sérieuse, nous avons pu lire : ” ADP interdit la consommation d’eau du réseau car depuis la réduction d’activité, le réseau ne serait pas assez actif et l’eau risque de ne plus être potable”. Dans les locaux d’Air France, il nous a été remonté ce type de photo. (pj n°1)
Et une affiche placardée destinée au personnel d’Air France (pj n°2) auquel les agents ADP ont accès.
Vous comprendrez qu’il y a une forte présomption de problème lié à la potabilité de l’eau.
Aussi, nous souhaiterions que vous puissiez confirmer ces informations.
Dans le cas où ces informations seraient exactes, il conviendrait qu’ADP informe l’ensemble de son personnel et l’ensemble des intervenants de la plateforme.
Si l’eau du réseau n’est plus potable, elle ne l’est plu pour les agents ADP et pour tous les salariés de la plateforme.
Si tel était le cas, un manque d’information globale aux personnels d’ADP poseraient véritablement question. De même, un manque d’information des élus du CSE s’avèreraient être un vrai problème.
Informations confirmées ou non, elle pose notamment deux problèmes :
Il est vrai qu’un réseau peu sollicité amène des risques de contamination de l’eau. Aussi, nous souhaiterions connaitre les solutions mises en œuvre par ADP afin de parer à cette éventualité.
Elle pose également la question de l’approvisionnement des bonbonnes d’eau potable en nombre suffisant pour l’ensemble des personnels. Qu’en est-il ?

Ajoutons la communication d’Air France à ses salariés datée du 3 avril au soir
Et ce matin 6 avril, soit 3 jours après, des communications arrivent sur le net :

Un article est titré : “Confinement : l’eau n’est plus consommable à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle” (source: actu.fr/societe/coronavirus/confinement-leau-nest-plus-consommable-laeroport-roissy-charles- gaulle)

ET TOUJOURS AUCUNE RÉPONSE DE LA DIRECTION

Le silence de la direction sur cette question est inacceptable.
FO revendique instamment une communication claire et précise sur la potabilité de l’eau sur Roissy. Il s’agit de la santé de l’ensemble des salariés concernés.

FORCE OUVRIERE revendique l’approvisionnement en bonbonne d’eau pour l’ensemble du personnel d’ADP.

Covid-19 : unis et solidaires

Covid-19 : unis et solidaires

aux côtés des travailleurs-ses.

Les Unions Départementales de Seine-Saint-Denis CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, Solidaires, UNSA et FSU tiennent avant tout à exprimer leur soutien total aux salarié.e.s qui sont en première ligne pour faire tourner le pays et en particulier en Seine-Saint-Denis, dans des conditions inacceptables mettant en péril leur vie et celle de leurs proches : les soignant.e.s en premier lieu, les personnels d’entretien, les postiers, les pompiers, les énergiticiens, les territoriaux, les logisticiens, les salarié.e.s des transports et des commerces alimentaires – professions souvent les plus mal rémunérées !

Nous dénoncons les ordonnances qui découlent de la « loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19 ». Ces ordonnances ne sont pas destinées à faire la « guerre » au Coronavirus mais bien aux droits des salariés, en s’attaquant brutalement à leurs congés payés et à leurs jours de repos dans toutes les entreprises. Elles permettent aux employeurs de certaines entreprises d’imposer à leurs salariés des journées de 12h de travail, des nuits de 12h de travail et des semaines de 60h de travail. Ces ordonnances qui répètent à longueur d’alinéas « l’employeur peut imposer » sont faites pour répondre aux besoins du patronat, pas aux besoins de la population. D’ailleurs, elles ont une durée de vie qui peut aller jusqu’au 31 décembre 2020, c’est-à-dire bien au-delà de la période d’épidémie !

• Nous exigeons le maintien de toutes les dispositions du Code du travail en matière de congés payés, de jours de repos ainsi que de durée du temps de travail, et exigons le retrait immédiat de ces ordonnances.

A mesure que la pandémie gagne les entreprises et les administrations de Seine-Saint-Denis, entraînant des victimes parmi les collègues de travail, la colère des salariés monte contre les décisions gouvernementales. C’est bien ces dernières qui laissent la possibilité aux employeurs de mettre en danger la santé et la vie des travailleurs parce qu’ils ont refusé de fermer les entreprises « non essentielles » comme les plateformes logistiques, les livraisons uberisées, la production dans le secteur automobile, aéronautique, le BTP, etc…

• Nous exigeons l’arrêt immédiat des activités non essentielles en réaffectant aux hôpitaux les matériels de protection utilisés pour ces activités. Dans ce sens, une liste doit être dressée.

C’est bien ce gouvernement et les politiques d’austérité menées depuis des années qui sont responsables de la situation tragique que vivent actuellement les hôpitaux, incapable d’endiguer la vague meurtrière de l’épidémie. Ce ne sont pas seulement les masques qui viennent à manquer, mais l’ensemble du matériel de soins (respirateurs, bouteilles d’oxygène, antibiotiques, curare, pousse-seringues, blouses, housses…). Rappelons que notre pays est la sixième puissance mondiale et que nous sommes les 1er en Europe pour le versement de dividendes !

• Nous exigeons la réquisition immédiate des secteurs industriels pour produire massivement des masques, du gel, du matériel respiratoire…
• Nous exigeons la suppression des dividendes pour les actionnaires dans toutes les entreprises comme contribution de solidarité à la Nation.
• Nous exigeons le déblocage immédiat d’un budget supplémentaire pour financer la santé publique.

En Seine-Saint-Denis, l’épidémie est encore plus dévastatrice. Les décès ont bondi de +63 %. Bien plus que dans les autres départements d’Ile-de-France. La précarité, les conditions même de logement rendent encore plus difficile qu’ailleurs le confinement. La prévalence forte de certaines pathologies sur notre département (obésité, diabète…) expose encore plus la population aux graves complications du Covid 19. Dans un environnement hospitalier sous-doté en lits par rapport à la moyenne nationale, c’est bien l’ensemble des services publics qui n’a eu de cesse d’être attaqué. Ces dernières années par des politiques d’austérité, en réduisant les budgets et les personnels. Ce sont pourtant eux, aujourd’hui, les premiers de cordée. Ces politiques n’ont que trop duré ! Nous exigeons que toutes les revendications soient satisfaites. Notre département mérite une réflexion large avec tous les acteurs sur le devenir de nos services publics.

La question de l’industrie doit aussi être traitée. Il faut que les entreprises, les secteurs délocalisés au nom du profit, soient relocalisés et que la production de matériel de santé, de médicaments, de sécurité… soit immédiatement nationalisée. Notre département a les capacités foncières d’un accueil massif.

Nos Unions Départementales sont, avec leurs structures, aux côtés de tous les salariés qui refusent de servir de chair à canon et se défendent en utilisant tous les moyens à leur disposition : leur colère est légitime et c’est de notre responsabilité d’aider à ce qu’elle s’exprime.

De ce point de vue, la liberté de circulation des délégué.e.s syndicaux.ales pour se rendre sur les lieux de travail notamment lors d’une grève ou d’un droit de retrait et ainsi exercer leur mandat syndical pourtant garanti par la constitution doit être respectée.

Bobigny le, lundi 6 avril 2020.

Préparation de la carte scolaire

Préparation de la carte scolaire

Lettre aux maires de Seine-Saint Denis à propos de la rentrée scolaire le 31 mars 2020

Mesdames et Messieurs, les maires de Seine Saint Denis,

Bobigny, le 31 Mars 2020.

La préparation de la carte scolaire se tient en ce moment dans un contexte de crise sanitaire sans précédent.

La date du retour des élèves dans les écoles n’est pas encore annoncée et les conditions de cette reprise ne sont toujours pas connues.

Quoi qu’il en soit la perte de nombreuses semaines d’enseignements ne pourra être comblée par les différents dispositifs de « continuités pédagogiques » à distance mis en place par les enseignants, le retard dû à cette situation sera difficile à combler. Les professeurs des écoles utilisent actuellement tous les moyens nécessaires dont ils disposent à titre personnel pour faire face mais rien ne peut remplacer l’enseignant dans sa classe avec ses élèves.

Dans ce contexte il n’est pas envisageable que l’administration procède à des fermetures ou n’accède pas aux demandes nécessaires d’ouvertures de classes.

Le ministre a décidé que ce seront aux inspecteurs de l’éducation nationale de se retourner vers les maires pour élaborer au plus juste les mesures de cartes scolaires, ceci au total mépris des instances du CTSD où siègent les organisations syndicales qui, de fait, sont écartées des travaux de carte scolaire.

Vous le savez, la rentrée de 2020 ne sera pas une rentrée comme les autres et nos élèves auront besoin de toute l’attention nécessaire, il n’est donc pas possible d’envisager la moindre fermeture de classe ce qui reviendrait dans les faits de se séparer d’ ́enseignants qui connaissent les élèves, les familles, les quartiers et le fonctionnement de leurs écoles. Nous aurons besoin d’eux pour relever le défi qui consistera à accueillir les élèves avec toute la bienveillance nécessaire, à combler ce retard scolaire.

C’est pour cela que nous, le syndicat FO des enseignants du premier degré (SNUDI FO 93) et l’Union Départementale FO de Seine Saint Denis, vous demandons solennellement, mesdames et messieurs, les représentants des municipalités, de n’accepter aucune fermeture et de demander toutes les ouvertures nécessaires. Nous le savons, beaucoup d’entre vous et, bien au- delà des étiquettes politiques, l’ont déjà réclamé.

Nous vous remercions d’avance de l’attention que vous porterez à ce sujet et partageons avec vous notre attachement à la défense de l’école républicaine.

Jean-Marc BURTSCHER
Secrétaire Départemental Adjoint SNUDI FO 93

Réza PAINCHAN
Secrétaire Général FO 93

Garde d’enfants

Garde d’enfants

Le dispositif exceptionnel de garde d’enfants soutenu par les Caf

Les préfectures ont mis en place les dispositifs de garde des enfants des personnels mobilisés dans la gestion de la crise du Coronavirus. Quelle organisation ? Quel rôle joue la branche Famille ? Eléments de réponses.

Liste des personnels prioritaires

  • établissements de santé publics et privés : hôpitaux, cliniques, centres de santé…
  • les professionnels de santé libéraux : médecins, infirmiers, sage-femme, ambulanciers, pharmaciens, sages-femmes, biologistes…
  • établissements médico-sociaux,
  • établissements accueillant des personnes handicapées,
  • services d’aide et d’accompagnement à domicile,
  • services de soins infirmiers à domicile,
  • centres ouverts pour accueillir les SDF malades du coronavirus,
  • les maisons d’assistants maternels,
  • les personnels des Agences régionales de santé et des préfectures,
  • les agents du ministère de la Santé chargés de la gestion de l’épidémie,
  • les salariés des Eaje maintenus ouverts pour accueillir en urgence les enfants des personnels exerçant une profession prioritaire.

Le dispositif exceptionnel de garde d’enfants, notamment celui destiné aux personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire, est mis en place.

Les préfectures organisent les solutions d’accueil prioritaires dans chaque territoire. Les parents concernés sont informés par les gestionnaires des structures pouvant accueillir leur(s) enfant(s).

Tous les Eaje doivent suspendre l’accueil des enfants, mais peuvent ouvrir pour les personnels prioritaires (cf. liste). Les Eaje rattachés à un établissement de santé, social, médico-social ou aux services de l’État chargés de la gestion de l’épidémie restent ouverts, avec malgré tout une organisation interne qui permettra la création de groupes de 10 enfants maximum, sans temps de rassemblement. 

La branche Famille mobilisée

Un portail accessible via monenfant.fr permet à chacun de s’inscrire pour demander une place prioritaire pour son enfant, afin d’aider le préfet à mieux juger les besoins.

Les assistants maternels bénéficieront d’activité partielle, en particulier ceux dont la Mam – Maisons d’assistants maternels – ferme. L’État soutiendra financièrement les crèches publiques ou privées, via les Caf : le soutien a été voté à l’unanimité par le conseil d’administration de la Cnaf.

La Cnaf met en place un soutien financier aux crèches fermées

La branche Famille met en place une aide financière exceptionnelle aux 12 500 crèches financées et fermées par décision des pouvoirs publics pour enrayer la propagation de l’épidémie, et qui voient donc leur équilibre financier fragilisé.

Les crèches financées par la prestation de service unique – Psu – recevront 27 euros par place fermée et par jour pour les crèches publiques et 17 euros par place et par jour pour les établissements privés.

Cette aide, financée par le fonds national d’action sociale (Fnas) de la Cnaf, viendra en complément de l’indemnisation au titre de l’activité partielle, versée pour compenser les salaires des employés contraints à l’inactivité.

en attendant de pouvoir se rendre sur place …
Préparation de la carte scolaire

Plateforme aéroportuaire Roissy CDG

L’Union départementale FO de Seine Saint Denis tient à apporter son soutien à l’ensemble des personnels des plateformes aéroportuaires de Roissy et du Bourget.

Avec la chute de trafic, la fermeture des aéroports, la réduction de l’activité des compagnies aériennes, plusieurs milliers de salariés se retrouvent dans les dispositifs de chômage partiel avec les pertes de rémunération associées.

Ces milliers de salariés des entreprises des plateformes ont dû exercés leur travail- et pour certains d’entre eux le font encore aujourd’hui – sans les mesures préventives nécessaires et adéquates : absence de masques pour éviter la propagation, absence de gants et de gel hydro-alcoolique et aucune désinfection des locaux.

Début Mars, l’Union départementale a demandé audience au Préfet de Roissy, représentant l’Etat sur la plateforme. À ce jour, nous sommes toujours dans l’attente d’une réponse de sa part. Ce silence est incompréhensible au regard de la sensibilité des aéroports dans ce contexte actuel.

FO 93 revendique des pouvoirs publics et des entreprises sur Roissy CDG, les moyens nécessaires pour que les salariés puissent se protéger. Les différentes entreprises se contentent des mesures gouvernementales quand elles les mettent en œuvre ce qui est loin d’être le cas.

Cette pandémie nous rappelle à quel point les services publics sont importants et s’agissant de l’aéroport, elle nous ramène à la privatisation d’Aéroports de Paris.

FO 93 dénonce le gouvernement qui suspend la privatisation d’ADP uniquement parce que les conditions du marché ne sont pas favorables.

À contrario, l’union départementale revendique la renationalisation d’aéroports de Paris et de toutes les entreprises publiques qui ont été transformées en sociétés anonymes par les différents gouvernements avec retour aux statuts seul à même de préserver les garanties collectives et les emplois des salariés.

S’opposer aux privatisations, hier comme aujourd’hui, est une revendication nécessaire et vitale.

Bobigny, le 24 mars 2020.


UNION DÉPARTEMENTALE FORCE OUVRIÈRE DE SEINE-SAINT-DENIS
Place de la libération – 93000 Bobigny – tel. 01 48 96 35 35 – fax. 01 48 96 35 29

Air France : 80% du personnel passe en “activité partielle”

Air France : 80% du personnel passe en “activité partielle”

par Elie Hiesse

La quasi-totalité des 45.000 salariés de la compagnie aérienne commenceront, lundi 23 mars, une période d’“activité partielle”, prévue pour une durée maximale de six mois. À cette date, Air France ne devrait plus opérer que 10% de ses vols.

Face à la crise sans précédent du coronavirus, Air France réduit chaque jour un peu plus ses vols dans le monde et en France. La compagnie, qui avait déjà diminué de 55% son programme de vols mercredi 18 mars, a prévu une décroissance de 90% de son activité à la date du lundi 23 mars. Inédite, cette réduction de capacité va s’accompagner de la mise au chômage partiel (appelé aujourd’hui “activité partielle ”) de 80% des 45.000 salariés. Après l’annonce faite en début de semaine en CSE-C (Comité social et économique central), les modalités de mise en œuvre ont été précisées ce matin dans tous les CSE d’établissement.

Ce chômage technique concerne tous les personnels, opérationnels et des fonctions supports, qui subissent une baisse d’activité : seuls les employés affectés à des fonctions dites “fonctions vitales” ne seront pas concernés par la mesure. Néanmoins, la demande de “recours à l’activité partielle” auprès des services de l’État a été déposée pour l’ensemble des salariés.

Elle porte sur une durée maximale de six mois. Ce qui ne présage de rien. “Cette période de six mois est la règle dans ce genre de procédure, et non pas la durée forcément envisagée”, précise Christophe Mallogi, secrétaire général du syndicat FO Air France.

“Chaque jour, la boule au ventre”

Pendant ces six mois, Air France prévoit un taux d’inactivité “moyen” de 50%. Car il sera modulé au fur et à mesure de l’évolution de l’activité. Dans le détail, la compagnie aérienne a annoncé un taux d’inactivité de 80% les trois premiers mois (soit jusqu’à la fin juin) et de 20% les trois derniers mois (soit jusqu’à la fin septembre).

Mais ces chiffres sont également des moyennes, qui recouvrent des aménagements différents selon les secteurs d’activité. Lundi, les agents chargés de la maintenance des équipements ne seront pas en chômage partiel à 80% mais à 50% ; ceux s’occupant de la maintenance des moteurs seront en chômage partiel à 40%… « La quasi-totalité du personnel au sol, qu’ils soient opérationnels, dans les fonctions “support” ou les agences, débuteront avec un taux d’inactivité de 80% », commente Christophe Mallogi, qui parle d’un “grand soulagement” parmi les salariés.

« Absence de masque, des gants en nombre insuffisant… Énormément de salariés, parmi ceux qui ne peuvent télé-travailler, viennent chaque jour la boule au ventre. Ils estiment être les “sacrifiés” de la compagnie. Dans les aéroports, il est difficile de respecter le mètre de distance nécessaire, ne serait-ce que lorsqu’il faut contrôler la pièce d’identité d’un passager », appuie le militant FO.

Vers la création d’un fonds d’aide supplémentaire ?

Pendant ces six mois, les salariés en « activité partielle » percevront, pour chaque heure chômée, une indemnité horaire correspondant à 70% de la rémunération brute (l’équivalent de 84% du salaire net horaire). D’ores et déjà, la direction a fermé la porte à toute négociation sur un éventuel complément salarial pour réduire les pertes de rémunération. Mais suite à la demande formulée par plusieurs syndicats dont FO d’accorder une attention particulièrement aux plus bas salaires et aux situations des personnes économiquement fragiles, elle pourrait envisager la création d’un fond d’aide supplémentaire. “Pour l’instant, il n’y a encore aucune annonce officielle”, déplore Christophe Mallogi.

Chose certaine, la situation n’aura pas d’impact sur les augmentations générales : elles sont maintenues. Par contre, le versement des augmentations individuelles (AI) sera reporté, après réunion des organisations signataires de l’accord sur le sujet.

Les navigants en attente d’une disposition légale

Avec la réduction attendue des capacités d’Air France de 90% dès lundi, la très grande partie des personnels navigants va également passer en “activité partielle”. Mais en pratique, pas légalement. “Il n’existe pas de texte régissant le chômage partiel des personnels navigants. Les services de l’État et la Direction générale de l’aviation civile sont en train de le construire. Il devrait pouvoir s’appliquer début avril”, espère David Lanfranchi, président du syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC) FO.

Payés à l’heure de vol, les personnels navigants – hôtesses, stewards, pilotes – ont un système de décompte du temps de travail particulier. Celui-ci relève du Code des transports et de l’aviation civile, et n’a pas d’équivalence dans le Code du travail. En attendant que cette disposition légale sur l’activité partielle se concrétise, les personnels navigants subissent donc une baisse de rémunération liée à la diminution du nombre d’heures de vol, et se retrouvent au “salaire minimum garanti”.

Dans cette crise sans précédent, Air France a assuré qu’il n’y aurait pas de licenciements secs. Rappelons que sa compagnie-sœur KLM a déjà annoncé la suppression de 1.500 à 2.000 postes, à commencer par ceux des salariés à temps partiels ou qui sont proches de la retraite.

ELIE HIESSE

Covid-19 : unis et solidaires

Vous avez dit nationalisations !

Que de fois avons-nous été traités de ringards quand “avant” nous revendiquions les bationalisations de certains secteurs ou que nous luttons aujourd’hui contre la privatisation d’ADP. Le gouvernement en découvre les vertus avec la possibilité de nationaliser Air France.

Comme l’hôpital a besoin de moyens considérables, disparus au fil des années sous les gouvernements actuels et précédents, comme la SNCF et EDF ont les mêmes besoins, comme la poste et les Télécoms qui ont avec cette privatisation rampante perdu toutes les possibilités de lutter contre la désertification. Il faut aujourd’hui retrouver ce que le conseil national de la résistance avait construit au service des Français.

Tout cela se nomme “le service public” et monsieur Darmanin qui vantait ce matin même les mérites des personnels, comme le 1er ministre et le Président avant lui devraient se souvenir qu’il n’y a qu’au moment des grandes crises que l’on félicite les agents du service public.

Nationalisations : Oui c’est moderne et ça fait la démonstration que l’on ne peut s’en passer aujourd’hui comme on ne peut se passer de tous ceux qui nous permettent de vivre.

Oui, comme nous le disions dans notre communiqué d’hier, il est nécessaire de constater que les personnels de la grande distribution sont présents dans les magasins sans masques, que la propreté est assurée dans toutes les communes, sans masques, que la sécurité est assurée, sans masques etc, etc.

  • À quand la nationalisation de la fabrication des matériels indispensables à la vie (masques, ventilateurs pulmonaires, gel, médicaments) ?
  • À quand la relocalisation de la production ?
  • À quand la renationalisation de tous les services publics qui après cette crise sanitaire se trouveront toujours confrontés à des situations difficiles de tempêtes, d’inondations etc… ?
  • À quand l’arrêt de la privatisation d’ADP ?
  • À quand l’arrêt de cette volonté de confier nos grands services publics à la loi du marché en se rendant compte trop tard qu’ils sont terriblement utiles et efficaces quand on est dans la M…e ?

Paris, le 18 mars 2020


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