La Fédération FO de la Métallurgie a pris acte des annonces chocs de la Direction d’Airbus Group, lors du Comité Européen, concernant le nombre d’emplois qu’elle entend supprimer dans sa filiale Commercial Aircraft(Airbus Op, Airbus SAS, STELIA, ATR seront annoncés en CGA-F). Seule la filiale “Helicopters”, dont le plan de charge n’a pas été impacté par la crise, ne serait pas soumise à un plan social.
Ces annonces interviennent après celle de l’augmentation du nombre de postes supprimés dans la filiale “Defence & Space”, portant le chiffre à 2 665 dans le monde, dont 464 pour la France. Elles comportent 14 931 suppressions d’emplois supplémentaires dans le monde, dont 4 952 en France !
Ce nombre de suppressions de postes n’est pas acceptable, il ne protège que les intérêts financiers à court terme d’Airbus. Ce chiffre doit être revu à la baisse, c’est un enjeu pour l’avenir d’Airbus comme pour l’ensemble de nos bassins d’emplois et de la filière. De plus, 14 931 salariés Airbus en emplois directs, c’est plus de 90 000 emplois réellement menacés. Pour FO Métaux, c’est totalement inacceptable !
Dès les premières heures de cette crise, après avoir mis en place les mesures sanitaires qui s’imposaient, les équipes FO d’Airbus avaient pris leurs responsabilités pour ne pas ajouter une crise à la crise en participant à la reprise graduelle et en toute sécurité des activités dites essentielles. Il est évident que la pandémie a profondément bouleversé les prévisions de livraisons d’avions commerciaux, cependant pour FO au regard de l’engagement des femmes et des hommes qui contribuent à la richesse et au développement de l’entreprise, le nombre de suppressions de postes n’est pas acceptable.
Si la COVID 19 a perturbé très fortement nos activités d’Airbus, il est à noter que :
Airbus commercial dispose encore à ce jour d’un carnet de commande de presque 10 ans !
Cette crise est bien conjoncturelle.
Il faut coûte que coûte maintenir les emplois et les compétences pour la reprise qui se rapproche un peu plus chaque jour.
Cette pandémie s’est ajoutée à la crise du 737max pour Boeing et a fortement ralenti le démarrage de l’avion chinois COMAC, faisant d’Airbus le seul constructeur d’avions capable de livrer à ce jour.
Le ciel restera pour toujours le meilleur moyen pour traverser les continents !
Le plan de sauvegarde de l’aéronautique et l’investissement de l’argent public dans la filière doivent permettre de préserver les emplois d’aujourd’hui et de demain, et pas uniquement de créer de la dette pour les générations futures. Cet argent doit permettre d’investir massivement dans les technologies de rupture et d’innovation, principalement sur nos moyens de production et de propulsion d’un avion résolument plus écologique.
La Fédération FO de la Métallurgie rappelle que le plan aéronautique et les mesures qui ont été obtenues suite au texte paritaire de la branche de la Métallurgie, dont le dispositif qui a conduit à la mise en œuvre de l’ARME (Activité Réduite de Maintien dans l’Emploi) doivent permettre d’éviter les départs contraints y compris avec des mesures d’âges. Nous demandons donc à l’État un dispositif et un financement spécifique pour une durée liée à cette crise économique.
De la même façon, FO Métaux n’acceptera aucune forme de licenciement contraint. Nous revendiquons à ce titre la mise en place de mesures négociées dans le cadre du dialogue social et de la pratique contractuelle pour aider le groupe à faire face à cette crise sanitaire et avec comme objectif de préserver les emplois et les compétences.
Paris, le 1er juillet 2020
Contact : Dominique DELBOUIS, Coordinateur FO Airbus Group 06 13 19 14 09 Philippe FRAYSSE, Secrétaire Fédéral en charge de l’aéronautique, espace et défense 06 09 40 96 45 Edwin LIARD, Secrétaire Fédéral en charge de l’aéronautique, espace et défense 06 71 94 70 94
Renforcer, Rassembler, Fédérer les Luttes et les Revendications
Les unions régionales Ile-de-France (URIF) CGT, FO, Solidaires, FSU, avec l’UNEF et l’UNL, soutiennent sans réserve les dizaines de milliers de manifestant.e.s qui ont fait voler en éclat l’interdiction de se rassembler, samedi 13 juin, place de la République à Paris, pour rejeter le racisme, les discriminations, les injustices et la répression, aux cris de « Pas de justice ! Pas de paix ! ». Le mouvement syndical refuse ici comme ailleurs, que des violences, sur ordre des gouvernements, soient exercées sur des populations à cause de leur couleur de peau ou leur origine.
Les URIF ont appelé à soutenir et renforcer la mobilisation des personnels de la santé et du médico-social, mardi 16 juin, pour exiger l’augmentation générale des salaires de tous les personnels, la réouverture des lits d’hospitalisation fermés et la création des postes supprimés par ce gouvernement et tous les précédents, et pour porter également des revendications convergentes sur les services publics, l’augmentation générale des salaires, la défense et la revalorisation de tous les emplois – en particulier ceux qui ont été en première ligne durant la pandémie, la sauvegarde de la sécurité sociale, l’abandon des « réformes » de l’assurance chômage et des retraites.
Les URIF condamnent une fois de plus la répression qui s’est abattue cette fois-ci sur les personnels hospitaliers en fin de manifestation, en particulier sur Farida, infirmière de l’AP-HP du Val-de-Marne, qui a été violemment interpelée et pour laquelle nous exigeons qu’aucune poursuite ne soit engagée.
Les URIF rappellent que l’état d’urgence est là pour remettre en cause nos libertés les plus fondamentales, notamment la liberté de s’organiser librement et de manifester. À ce titre, les URIF accusent en particulier le décret du 14 juin de transformer le principe de « déclaration préalable » des manifestations en demande d’ « autorisation préalable ». Avec l’autorisation préalable, l’interdiction est le principe, la liberté de manifester l’exception : ce basculement est totalement inacceptable et remet en cause des décennies de libertés dans ce pays. Cette mesure confirme ce que nous exprimons depuis plusieurs mois, à savoir que l’état d’urgence est là pour remettre en cause le droit du travail et le droit syndical, casser les acquis sociaux, dans le but d’aller jusqu’au bout des objectifs poursuivis par ce gouvernement : précipiter la destruction des services publics, casser la sécurité sociale et les retraites, « ubériser » totalement les relations de travail.
A ce sujet, si le recours au « télétravail » peut être perçu par certains comme un moyen d’échapper à la dégradation continue des conditions de travail à l’intérieur des entreprises et administrations, associée à la détérioration des transports publics franciliens, la promotion et la généralisation de ces « nouvelles organisations de travail » par les employeurs répondent à un objectif : accroitre le chantage aux suppressions de postes et aux délocalisations, déréglementer le temps de travail, empêcher l’action syndicale. Les URIF rappellent qu’actuellement, le « télétravail » est encadré juridiquement par la loi, celle-ci loin de répondre aux enjeux, prévoit néanmoins des dispositions spécifiques – « déconnexion », moyens, volontariat… – dont les employeurs cherchent aujourd’hui à s’exonérer. Il y a plus que jamais nécessité d’une négociation nationale interprofessionnelle sur le sujet pour renforcer la protection des salariés.
Les URIF rejettent les annonces selon lesquelles la « réforme » Macron sur les retraites reste dans l’agenda du gouvernement : si le maintien de l’âge pivot à 62 ans est en discussion, il n’en demeure pas moins que le cœur de la « réforme », à savoir la mise en place d’un régime universel par points entraînant notamment la disparition des régimes spéciaux et du Code des pensions civiles et militaires, reste en vigueur. En ce sens, les URIF réaffirment leur exigence de retrait pur et simple de la « réforme » Macron sur les retraites.
Dans le privé, les plans de licenciement tombent : dans le commerce, ce sont les fermetures annoncées à Conforama, à Alinéa, la Hall, Célio… Dans l’industrie, les entreprises comme Air France ou Renault ont touché des aides publiques conséquentes (7 milliards pour Air France, 5 milliards pour Renault) : il est loin le temps où le chef de l’État ironisait sur le fait qu’ « il n’y a pas d’argent magique »… Aujourd’hui, ces mêmes entreprises annoncent des plans de licenciements de s’ milliers d’emplois (entre 8000 et 10000 à Air France, 4600 à Renault en France). INACCEPTABLE !
Dans ce contexte, les URIF considèrent que la question d’une initiative interprofessionnelle est posée pour fédérer et rassembler l’ensemble des salariés contre la politique du gouvernement. D’ores et déjà, elles appellent à renforcer toutes les luttes en cours, lors d’une nouvelle mobilisation d’ampleur le mardi 30 juin.
Nous avons remis hier nos revendications à la direction dans lesquelles nous demandons la prise en charge du chômage partiel à hauteur de 100% du salaire brut et la mise en place des préconisations du CSE concernant les mesures de protection sanitaire pour la reprise de l’activité. Au vu du contexte difficile et de la situation sanitaire, notre syndicat s’est voulu concret et efficace dans ses revendications toujours dans le souci de l’intérêt des salariés d’Aerolis. Contrairement à d’autres représentants qui en off prônent le rassemblement, mais devant la direction sont inexistants, voire complaisants et dans leurs actions cherchent toujours la division et la polémique vis à vis de notre syndicat FO et de ses représentants. Nous disons que malheureusement leurs revendications sont hors sol et hors contexte.
Néanmoins nous devons reconnaître que certains membres du CSE de ce groupe, veulent aller de l’avant et nous pourrons avancer ensemble dans l’intérêt des salariés contre les tentatives de casse sociale de la direction.
En effet, nous sommes en face d’une petite bande d’opportunistes et de carriéristes arrogants qui veulent surfer sur la vague de la pandémie pour dégrader nos conditions de travail, baisser nos salaires et justifier des licenciements massifs. Bien évidemment tout cela sur un fond de chantage à l’emploi. “Si vous voulez que la société ne ferme pas et garder vos emplois vous allez devoir faire des sacrifices !” C’est ce que notre bienveillante direction nous martèle depuis une semaine, alors qu’elle était absente tout au long de la crise sanitaire et du confinement. Et aujourd’hui ils sortent leurs petites têtes pour nous donner des leçons de gestion, alors qu’ils étaient tous en soi-disant télétravail à la charge de l’entreprise pendant que les salariés ont dû puiser dans leurs CP. Sachez que ses pseudo directeurs ne sont en réalité que des gestionnaires qui n’ont jamais réellement entrepris et ne savent pas ce qu’est d’investir, de créer et prendre des risques. Ils ne fond que jouer avec l’argent et la vie des autres ! Les annonces hâtives de la direction lors du CSE du 02 Juin 2020 ne sont pas fondées et ne répondent à aucune réalité de la situation. Les mesures de protection sanitaire pour la reprise sont insuffisantes voir obsolètes, notamment concernant l’isolement et la protection du poste de conduite, ainsi que celles réglementant l’accès des locaux. La direction ne veut pas mettre en place les mesures sanitaires recommandées par le gouvernement, ni celles préconisées par le CSE pour que la reprise de l’activité s’opère dans de bonnes conditions et n’ont rien entrepris sur les véhicules qui étaient pourtant à l’arrêt pendant près de 3 mois.
La décision de fermer le dépôt d’Athis est stratégiquement pour l’entreprise une bêtise et socialement catastrophique puisque des salariés ne pourront pas être transférés au Mesnil-Amelot du fait de leur point d’habitation. De plus au vu de la géographie et de la densité de circulation de notre activité (exploitation de ligne Aéroportuaire Orly, Roissy, Paris), il nous paraît évident que de conserver des bases d’exploitations à proximité des deux aéroports Parisien est essentiel pour réguler les 4 lignes. Surtout au vu du faible coup du loyer du dépôt d’Athis qui est de 8000€ par mois !
La direction a également prévu la suppression du service bagages en date du 3 Septembre 2020 pour une économie de 3,8 millions d’euros. Conséquence, destruction d’une soixantaine d’emplois, abandon de la gestion bagages et désertion de nos arrêts aux détriment des conducteurs et des clients. La direction nous annonce également qu’elle prévoit de faire travailler les salariés d’Aerolis 4 jours de plus par mois, soit 52 jours de plus par ans en total violation des accords dans l’entreprise. La direction a refusé nos revendications en NAO et a même eu le culot de nous proposer de mettre en place un accord qui réduirait nos primes transport et blanchisserie, supprimerait nos prime GFA et 4 trentième, avec la suppression des fériés chômés, suppression du temps de pose payé, réduction de la participation employeur mutuelle de 27%, remise en cause des décomptes de CP et du déclenchement des COR. En gros, travailler plus pour gagner moins !
C’est cela le résultat de 3 mois de télétravail de la direction ? La direction nous a fait la folle annonce de vouloir faire une économie de 10 millions d’euros ce qui correspond à environ 33% du chiffre d’affaires. Principalement sur la masse salariés et sur le coût social de l’entreprise. Par contre rien sur les frais du groupe Keolis qui d’après la direction, continue à nous facturer leurs charges. L’entreprise continue à payer 600 000 € de charges par mois et Keolis n’a prévu aucune concession, ni report . Comme nous l’avons rappelé, nous reconnaissons que la situation est difficile, mais nous disons qu’avec le chômage partiel, les aides exceptionnelles de l’état et surtout le bon sens nous pourrons ensemble traverser cette situation. L’heure est à la solidarité et au partage.
Notre direction a un positionnement égoïste et purement capitaliste et cela n’est pas acceptable en temps de guerre !
Nous allons nous organiser pour combattre par tous les moyens ces projets de destructions et faire en sorte que la direction redevienne responsable et assume ses responsabilités.
Bulletin de la section FO Alstom Transport Information Solutions Saint-Ouen www.fo-sif.org
Saint-Ouen, le 20/05/2020
NON À LA REMISE EN CAUSE DES MESURES D’AUGMENTATION SALARIALE !
La direction générale avait annoncé dans un premier temps aux organisations syndicales son intention d’annuler les annonces d’augmentations de salaire qu’elle avait signées en février de cette année, ce qui serait revenu à geler les salaires en 2020 (1)!
À la suite de mobilisations en grande partie spontanées sur les sites de production, la direction a finalement accordé une augmentation forfaitaire de 37€/mois pour tous les salariés sauf les I&C qui ont une part variable sur leur salaire (le “bonus”).
Le versement de l’énorme dividende de l’année dernière (1,23 milliard d’euros) est tout à fait scandaleux et ce n’est pas aux salariés d’en faire maintenant les frais.
Nous organiserons prochainement une réunion d’information syndicale sur ce sujet. Si vous souhaitez y participer, nous vous invitons à vous inscrire dès maintenant auprès de vos représentants FO.
POUR LE RESPECT DES CONDITIONS DE SÉCURITÉ SANITAIRE
Dès le début de la crise sanitaire, FO a réclamé auprès de la direction la mise à disposition de masques pour tout le monde. La direction s’est engagée dans son plan de « déconfinement » à en fournir à chaque salarié qui viendra travailler sur le site de Saint-Ouen (4 par jour pour ceux qui prennent les transports en commun (4)).
FO avait aussi réclamé la mise à disposition de lingettes désinfectantes sur les plates-formes de test afin de pouvoir nettoyer les objets partagés (souris, claviers, écrans, …) La direction s’était engagée à le faire, mais nous avons dû faire de multiples rappels avant que cela commence à être appliqué. Si cela n’est pas effectif sur certaines plates-formes, n’hésitez pas à nous le signaler.
FO a néanmoins donné un avis défavorable aux modalités présentées par la direction, pour les raisons données dans sa déclaration faite en réunion de CSE :
« FO prend connaissance de la déclinaison partielle du protocole national de déconfinement du gouvernement du 3 mai présentée par la direction. Ce protocole ne prévoit pas de campagne de tests de dépistage systématique, ce qui est une grave lacune. (…) Nous avons relevé plusieurs points que nous jugeons négatifs : (…) • Prise de température dans un lieu de passage et ne respectant donc pas le secret médical, • Pas de mise en place claire d’un mode de circulation permettant la gestion des flux de circulation dans l’établissement, • Pas d’organisation logistique précise pour la distribution des masques (…) et le remplissage des distributeurs de gel hydroalcoolique, • Pas d’assurance donnée sur le respect du niveau de sécurité sanitaire requis pour la climatisation, • L’absence de distributeurs papier dans les toilettes à la place des dérouleurs tissu actuels qui ne sont pas conformes aux règles de sécurité sanitaire (5). ”
N’hésitez pas à nous signaler les problèmes que vous rencontrez.
À PROPOS D’UN QUESTIONNAIRE SUR LE TAD
La direction a présenté en réunion de la Commission Santé Sécurité Conditions de Travail(CSSCT) un projet de questionnaire destiné aux salariés en Travail À Domicile(TAD).
Si ce questionnaire est présenté comme étant anonyme, la direction a cependant admis que l’anonymat n’était pas garanti par les outils informatiques, une trace de l’émetteur étant laissée dans le système.
Si le prétexte avancé par la direction est la prévention des risques psycho-sociaux(RPS), nombre de questions sont relatives à l’efficacité du travail à distance.
Il est clair qu’à l’occasion de la crise sanitaire le MEDEF pense à généraliser le TAD dans le but d’augmenter le temps de travail et de faire des économies de frais généraux.
Très clairement ce questionnaire peut servir à “fliquer” les managers, puisque nombre de questions portent sur les échanges avec le manager, les réunions d’équipe, etc.
Ce questionnaire étant facultatif, rien ne vous oblige à le remplir, notamment la partie relative à l’évaluation du travail, ce qui relève par ailleurs de la fonction du manager.
Par ailleurs, nous avons réclamé que l’indemnité de TAD (6) soit versée à tous les collègues en TAD, et pas seulement à ceux qui avaient choisi le TAD volontairement avant la crise sanitaire. A ce stade, la direction a répondu que ça n’était pas prévu…
Rappelons à ce sujet que si le TAD entraîne des frais supplémentaires pour le salarié, ce dernier est en droit de faire une note de frais pour remboursement. Alstom est en effet tenu de prendre en charge tous vos frais professionnels.
Pour la préservation de vos droits, pour la défense de vos intérêts, nous vous appelons à adhérer à FO, syndicat libre et indépendant !
1 Voir nos communiqués des 11 et 12 mai téléchargeables sur https://www.fo-sif.org/nos-tracts/2 Ces jours de congé imposés résultent d’un accord ATSA que FO avait refusé de signer.
3 La direction n’a pas respecté la procédure légale, elle aurait dû consulter le CSE avant la semaine “pilote” du 11 mai.
4 Nous avons demandé que cela soit aussi appliqué sur le bâtiment Sigma, car certains salariés TIS Saint-Ouen se sont vu refuser les 2 masques supplémentaires à l’accueil de ce bâtiment bien qu’ils empruntent les transports en commun.
5 Voir les recommandations de l’INRS sur inrs.fr/batiments-remise-en-route-apres-confinement6 Indemnité de 16 euros/mois actuellement.
DISCOURS LORS DE LA MARCHE POUR L’EMPLOI À ROISSY CDG LE 15 OCTOBRE 2020.
Chers camarades,
Je vous apporte le salut fraternel de l’union départementale FO de Seine saint Denis et de l’union départementale FO du Val d’Oise ainsi que de la région FO Île-de-France.
Nous nous félicitons de l’unité réalisée aujourd’hui de tous les syndicats pour la défense de nos emplois, de nos conditions de travail dans cette crise sanitaire, sociale et économique.
Plusieurs centaines de milliards ont été donnés aux patrons depuis cet été, par le gvt. Il s’agit pour eux de relancer leur économie alors que des centaines de milliers d’emplois sont menacés dans notre pays mettant plusieurs milliers de famille dans la précarité.
Ici, sur la zone aéroportuaire de Roissy, plusieurs entreprises ont fermé leurs portes, toute l’assistance en escale est touchée : le transport aérien : nettoyage, sureté aéroportuaire, restauration, manutention, transports.
Aéroports de paris et Air France, deux entreprises essentielles sur la zone aéroportuaire sont touchées également de plein fouet et des licenciements secs sont en prévision. Les syndicats se battent pied à pied pour sauvegarder les emplois car leur bagarre concerne l’ensemble des entreprises ici à Roissy.
Tout le monde parle de transition écologique et on a même vu des écolos manifester sur le tarmac pour affirmer qu’il ne faut plus que les avions décollent ! Quelle connerie monumentale ! Nos emplois sont en jeu !
La crise sanitaire et la crise sociale et économique aujourd’hui ont montré une nouvelle fois, malgré les atermoiements et défaillances des pouvoirs publics, le rôle majeur de l’intervention publique, des services publics et de la sécurité sociale ainsi que des syndicats en défense des intérêts des salariés et de la préservation de leur santé au travail.
Nous exigeons le maintien d’un dispositif large d’activité partielle permettant de maintenir pleinement les contrats de travail et revenus des salariés à 100 %.
Concernant les aides massives, directes et indirectes, elles doivent être soumises à conditions, contrôlées et sanctionnées. Parmi ces conditions doivent figurer l’interdiction des licenciements et du versement de dividendes, bonus et stocks option ou tout autre moyen de gratification.
C’est aussi la raison pour laquelle, le dispositif d’APLD doit être impérativement revu pour interdire toute possibilitéde PSE ou toute autre restructuration supprimant des emplois.
Nous constatons que la crise sanitaire a démontré l’importance de notre modèle social et demandons que les ressources de la protection sociale soient confortées aussi par l’imposition des hauts patrimoines et des grandes entreprises.
Nous constatons également le recours à la sous traitance qui permet un moins disant social dans plusieurs secteurs. Les politiques de détricotage méthodique de notre système de soins et de santé entrainent des suppressions d’emplois et de services.
C’est en répondant aux besoins de la population que le plan de relance conduira au plein emploi préservant ainsi les droits et les acquis pour tous et toutes.
Nous dénonçons les difficultés toujours croissantes rencontrées par nombre de représentants du personnel pour exercer leur mandat, en particulier du fait de l’élargissement de leurs attributions, de la réduction de leur nombre sans compensation en termes de moyens mais également du choix opéré par certaines entreprises de centraliser leur CSE au lieu de les maintenir sur les sites.
Nous demandons l’abrogation des dispositions des ordonnances permettant de déroger à la durée hebdomadaire de travail, au temps de repos ainsi que des dispositions actant la mise en œuvre des accords de performance collective qui placent les organisations syndicales et les salariés dans une situation de chantage permanent à l’emploi pour leur faire accepter la remise en cause de leurs droits et notamment de leurs salaires. La lutte contre le chômage doit d’abord passer par la défense des emplois existants.
Nous sommes déterminés à défendre et à faire valoir les intérêts des salariés ainsi que le droit de manifester qui est un droit essentiel que nous défendrons becs et ongles.
De mémoire de syndicaliste, pour qu’un 1er mai se déroule sans rassemblement ou manifestation, il faut remonter aux périodes de guerre. Pour retrouver une situation semblable, il faut donc un sacré fléau…
Le 1er mai tire son origine des combats du mouvement ouvrier dès la fin du XIXème siècle, mais plus précisément c’est un 1ier mai 1884 que les syndicats américains se donnèrent 2 ans pour obtenir la limitation de la journée travail à 8h. Ainsi le 1er mai 1886 est déclarée la grève générale dans tout le pays. Les manifestations seront durement réprimées par le pouvoir, comme par exemple à Chicago qui dénombrera 3 morts et de nombreuses arrestations et condamnations de travailleurs, elles donneront naissance aux manifestations du 1er mai en France.
Chez nous, les manifestations du 1er mai, ont été aussi vues d’un mauvais oeil de la part du patronat du nord qui interdira aux ouvriers de Fourmies (lainière de 37 établissements) de fêter le 1er mai et voudra les obliger à travailler. Les ouvriers manifesteront et barricaderont l’entrée de leurs usines en revendiquant l’augmentation de leurs salaires après plusieurs années de baisse ; ils le paieront de leurs vies par la répression de l’armée qui fit 14 morts et de nombreux emprisonnements.
Le 1er mai c’est bien une fête des travailleurs et non du travail comme certains essayent de nous le faire croire. Il aura fallu attendre la fin de la première guerre mondiale et après les milliers d’ouvriers morts sur le Front pour voir enfin la revendication 8h de travail, 8h de loisirs et 8h de sommeil, se mettre en place dans les usines. Ce n’est qu’en 1946 après la 2ième guerre mondiale que le 1er mai devient un jour chômé et payé.
La fédération FO des personnels des services publics et de santé FORCE OUVRIERE et la Fédération Générale des Fonctionnaires FO constatent qu’avec les restrictions budgétaires et maintenant l’état d’urgence sanitaire, la journée de 8h est remise en cause dans de nombreux établissements, pour introduire des organisations en 12H ! Idem pour le déplafonnement des heures supplémentaires et les normes du travail. Malheureusement le progrès technique n’a pas profité au progrès social, mais à la productivité, à la rentabilité et aux actionnaires !
En ce 1er mai 2020, un petit virus, invisible à l’œil nu (et même au microscope optique !), aura réussi à remettre en question toutes les certitudes et doctrines néolibérales, du marché, de la concurrence et de la mondialisation.
Ce Coronavirus aura eu même l’outrecuidance, qui l’eût cru, de mettre les mots “d’état providence”, “de solidarité”, “de jours heureux”, proclamés en son temps par le Conseil National de la Résistance, dans le discours du Président Macron.
Néanmoins, nos fédérations ne sont pas naïves face à ces éléments de langage qui sont utilisés pour motiver les agents.
C’est pourquoi, en ce 1er mai 2020, nos fédérations ne dérogeront pas à leur triptyque revendicatif :
Augmentation générale des salaires et meilleurs déroulements de carrières pour tous les agents ;
Amélioration des conditions de travail et des équipements de protection ;
Arrêt des suppressions de postes et recrutement partout où c’est nécessaire.
Nous y rajouterons bien évidement l’arrêt immédiat de la politique de casse des services publics par l’abrogation de la loi de transformation de la fonction publique mais aussi Ma Santé 2022, la fin de l’ONDAM hospitalier et de l’encadrement des budgets de fonctionnement des collectivités territoriales et l’abandon de la contre-réforme des retraites.
Ce contexte de pandémie du Covid 19 confirme, plus que jamais, la nécessité de l’égalité de traitement de l’ensemble des citoyens par le renforcement du service public et de la fonction publique républicaine pilier de la République et de sa devise de Liberté, d’Egalité, de Fraternité, de laïcité et de Solidarité par une amélioration de la protection sociale collective.
En ce 1er mai 2020 nos revendications ne sont pas confinées, portons-les en toute liberté et indépendance pour lutter contre les inégalités et pour l’amélioration des conditions d’existence de la classe ouvrière.
La fédération des personnels des services publics et de santé FORCE OUVRIERE et la Fédération Générale des Fonctionnaires FO vous souhaitent un excellent premier mai revendicatif, combatif et inventif. N’hésitez pas à nous faire part de de vos initiatives.
En ce premier mai confiné, nous vous proposons de relire ou découvrir, ci-joint, le beau texte “La chanson du 1er mai” de Gaston Couté, à fredonner sur l’air du “Temps des Cerises”.
le 30 avril 2020 12:00 Ce communiqué vaut pour courrier à la direction et communiqué de presse
Le 21 avril dernier, FO écrivait au DRH (copie PDG) pour demander des garanties écrites du PDG sur la préservation des emplois, et l’absence de “plan de licenciements ou assimilé”. À ce jour, nous n’avons aucune réponse.
FORCE OUVRIÈRE continuera à porter les revendications des agents, quoiqu’il arrive ! Le 13 mars dernier, le Directeur Général Exécutif (DGE) initiait une réunion avec l’ensemble des syndicats représentés au CSE, réunions devenues ensuite hebdomadaires. Le 23 avril, lors du CSE, le DRH annonçait la suppression de ces réunions mais il oubliait de mentionner (SIC !!!!) son remplacement par une nouvelle une réunion intitulée : “mesures d’économie”, réservée aux syndicats dits représentatifs. C’était sans compter les nombreux militants qui nous ont informés et transmis l’avis de réunion. Nous les en remercions. Suite à nos différentes démarches, le DRH a réactivé ces réunions. On ne peut que s’en féliciter car plus que jamais les salariés ont des inquiétudes, des demandes, des revendications qui demandent à être porter à la direction. FO continuera à les porter. Tous les jeudis – et au-delà des CSE – il y aura donc des réunions avec le DRH. Nous invitons l’ensemble des collègues à nous faire remonter leurs questions, problèmes, revendications. moc.l1780199033iamg@1780199033ereir1780199033vuoec1780199033rof.p1780199033da1780199033rf.pd1780199033a@yro1780199033f1780199033 Nous ferons le nécessaire pour les porter.
Qu’est ce qui s’est dit dans cette réunion du 23 avril ? (voir encadré)
Le plan d’économie se monterait à 30 millions d’euros qui devrait s’inscrire dans des mesures plus scandaleuses les unes que les autres.
➢ Temps de travail & congés :
La direction envisage :
De s’en prendre au temps de travail avec la mise à jour du manuel de gestion et le gel des heures supplémentaires et la journée de l’arbre de noël serait travaillée.
Souhaite supprimer l’attribution des bonifications de congés payés- notamment en obligeant le plus possible de salariés à prendre un maximum de congés pendant la période légale.
Pire, la direction évoquerait la solidarité des opérationnels pour envisager de cesser d’incrémenter leurs droits à repos (RTT, JSC) pendant la période d’activité partielle, ce qui reviendrait à les payer 35 heures au lieu du temps nominal de leur grille.
➢ Rémunération :
La direction envisage :
De supprimer la compensation de hausse de la CSG, obtenue par FO, dès juin.
Les primes de sujétion seraient revues à partir de septembre.
S’agissant des cadres, la direction s’en prendrait à la rémunérationvariable pour 2020 en « l’adaptant. »
Les gratifications exceptionnelles seraient diminuées de 50%.
➢ Indemnités maladies :
La direction envisage de ne plus payer certain(s) jour(s) de carence en cas d’arrêt maladie ce qui occasionnera de fait une baisse de rémunération.
➢ Retraite supplémentaire :
La direction envisagerait la suspension pure et simple du versement des cotisations 2020., alors même qu’elle vient de réformer le système à la baisse.
➢ Emplois :
Le plan impacterait les effectifs : le gel des recrutements des CDI et CDD, et même des stages d’alternants et d’apprentis ; suppression de tout personnel intérimaire, et de toute promotion ! Et comme si cela ne suffisait pas, la direction n’exclut pas un plan de suppression d’emploi. Sous quelle forme ? PSE, PDV ?
Devant une telle offensive contre les salariés d’ADP, Force Ouvrière réaffirme ses revendications et appelle les agents à faire bloc pour défendre nos emplois, nos garanties collectives et statutaires. La question de l’union est aujourd’hui posée. Dans cette perspective, FO s’adressera aux autres syndicats pour leur proposer l’action commune.
En plus de devoir faire face à la pandémie, les agents devraient-il faire face à une direction qui entend faire économies sur leurs dos, alors que cette même direction envisage de poursuivre le rachat du groupe indien GMR Airport, et a versé aux actionnaires depuis 2006 des sommes considérables ?
Les salariés qui, années après années, ont permis à ADP, par leur travail acharné, par leur productivité toujours plus forte, de développer, de procéder à de nombreuses acquisitions à l’étranger, et de verser de confortables dividendes à des actionnaires toujours plus exigeants n’ont pas à subir un tel plan d’austérité.
NON AU PLAN D’ÉCONOMIE DE 30 MILLIONS D’EUROS
Pour faire face à la situation actuelle de l’entreprise, la direction projette une remise en cause durable de l’organisation du travail, du fonctionnement de l’entreprise et surtout de nos acquis pour les prochaines années. En s’attaquant à nos congés, à l’indemnisation des arrêts maladies (non-paiement de jour(s) de carence, aux avancements, à la réduction ou la suppression de divers avantages acquis… Pour autant, elle n’exclut pas des licenciements, par la suite.
Avant cette crise, dans tous les secteurs les agents souffraient déjà des diminutions d’effectifs engagées par la direction. Comment feront-ils demain avec moins de repos et de congés et comme récompenses des revenus diminués ?
En quoi supprimer un jour de congés- en l’occurrence, la journée de l’arbre de Noël pourrait faire économiser 1 million d’euros ? La réponse coule de source : c’est que le travail fourni par tous les agents ce jours-là, permettrait de supprimer un certain nombre de postes…, d’emplois statutaires, et donc économiserait la masse salariale correspondante.
MAINTIEN DU MANUEL DE GESTION FO EXIGE LE RESPECT DU STATUT, DANS TOUS SES ELEMENTS !
Le manuel de gestion découle du statut du personnel. La plupart des notes du manuel ont pour but de préciser l’application du statut du personnel.
Maintien de toutes les primes de sujétion, de leur montants et conditions d’octroi :
Les primes de sujétion sont inscrites à l’article 25 du statut du personnel et le manuel de gestion référence 33 primes de sujétion différentes, et en précise le montant et les conditions d’octrois.
Rémunération variable : aucune remise en cause des acquis
La rémunération variable est inscrite à l’article 21 du statut du personnel et une note du manuel de gestion en définit les critères et les capacités exigées. L’adaptation prévue par la direction ne saurait remettre en cause un quelconque acquis des cadres et amplifier la remise en cause des avancements déjà effective.
Maintien de l’article 14 du statut du personnel et de l’ensemble des notes du manuel de gestion associées notamment la journée de l’arbre de Noël
Inscrite au manuel de gestion, la journée Arbre de Noël prévoit que cette journée est traitée comme un jour férié. Les agents qui travaillent peuvent au choix la récupérer ou être payée à 100%.
Maintien des gratifications exceptionnelle à leur montants initiaux
Les gratifications exceptionnelles sont inscrites à l’article 30 du statut du personnel qui précise qu’elles sont faites pour les agents “qui se sont spécialement distingués dans le service par des actes de courage ou de dévouement,
par des efforts ou des résultats exceptionnels, ou par des propositions susceptibles d’améliorer le fonctionnement d’Aéroports de Paris”
Non seulement, les agents ne méritent pas de voir baisser leurs gratifications de moitié mais tous les agents en mériteraient une dans la dernière période.
En revanche, FO déplore que ces gratifications exceptionnelles ne soient trop souvent réservées qu’à certains « privilégiés », lesquels bénéficient déjà de salaires très confortables, voire de variables extravagantes.
FO exige que ces gratifications exceptionnelles retrouvent leur véritable objet : récompenser des services exceptionnels, et soient accessibles à tous les agents, quelles que soient leur catégorie !Maintien des bonifications prévues à l’article 15 du statut et le prorata défini dans le manuel de gestion
Le droit à la bonification de congés payés est inscrit dans le corps de l’article 15 du statut du personnel allant de “1 à 7 jours ouvrables au prorata de la durée du congé pris hors de la période 1er mai au 31 octobre”. Le manuel de gestion précise quant à lui le prorata pour :
Les agents en horaire administratif/atelier
Les agents en semi-continu et continu
Ici ou là, FO observe que dans la pratique, certains secteurs « oublient » déjà de créditer dans les compteurs des salariés les bonifications générées par certains congés secondaires.
MAINTIEN DE TOUS LES EMPLOIS GARANTIE ECRITE DU PDG DE PRESERVER TOUS LES EMPLOIS !
Un certain nombre d’analystes et de spécialistes prédisent que le trafic ne reviendrait pas à son niveau avant bien longtemps… voire jamais ; et que dans les prochaines années, il serait au niveau de celui de l’an 2000. Et alors ? Combien de salariés étions nous alors ?
Il faut remonter à 1993 pour retrouver l’effectif de 6 300 salariés d’Aéroports de Paris ! Certes, la masse salariale occupait une place relative plus importante, mais cela n’empêchait nullement ADP d’investir avec ambition, de développer nos aérogares…. Et nous n’étions pas contraints à des plans d’économies toujours plus exigeants, même lorsque tous les indicateurs étaient, jusqu’au début de 2020, au vert !
Nous l’avons dit, nous l’avons écrit, nous le répétons : FO ADP revendique la renationalisation d’AEROPORTS DE PARIS
MAINTIEN DES ENGAGEMENTS PRIS “ni détricotage des droits acquis, si licenciements d’aucune sorte”
Le mécanisme dit « d’activité partielle » permet à ADP de faire payer intégralement à l’Etat les indemnités des quelques 80% du personnel en chômage technique total. Or, tout porte à croire que la direction entend maximiser cette « manne financière » :
Les agents en horaire administratif/atelier Les agents en semi-continu et continu
– en refusant obstinément de compenser le manque à gagner pour les agents, ce alors même que le haut management s’est partout auto-jugé « indispensable », est en télétravail à l’abri de tout risque sanitaire…et n’a renoncé à aucun élément de rémunération ;
– en édictant l’interdiction de poser tout droit à congé ou repos : si les agents pouvaient poser des congés, il faudrait les payer comme des congés, ce qui d’une part génère des cotisations sociales (dépenses en plus), et empêche ADP de toucher l’indemnité d’activité partielle correspondantes (manque à gagner).
– en annulant même le départ en CET de certains agents, préalable à leur mise à la retraite. On peut se demander quel est l’intérêt à agir ainsi, car lors de leur départ, elle devra payer l’équivalent monétaire du CET. Mais d’une part, pendant toute la durée du chômage partiel avant leur date de départ en retraite, ADP aura encaissé l’indemnité correspondante
Et d’autre part, depuis la réforme du CET, le paiement des jours CET (hors droits antérieurs, bloqués) équivaut à la somme effectivement versée par les salariés… Alors qu’en posant leurs jours CET, ces jours sont tous payés à leur salaire actuel.
En résumé : ADP prétend refuser toute « aide de l’Etat » – (qui reste portant notre actionnaire principal, et pourrait rendre à ADP une partie des dividendes encaissés, année après année), mais maximise les indemnités d’activité partielle versées par l’Etat….
Et projette, en sus, un plan de licenciement qui pourrait prendre la forme « politiquement correcte » d’un plan de départ volontaire : Plusieurs groupes de salariés ont eu communication de ce projet, présenté comme ayant été annoncé par le PDG au « TOP 100 ».
Le syndicat FORCE OUVRIERE d’AEROPORTS DE PARIS affirme avec sa fédération, la FEETS-FO :
” (…) FO combattra et s’opposera à toute forme de licenciements dans les entreprises du secteur aérien. Cette crise ne doit pas être le prétexte, tant attendu par les employeurs, pour supprimer des emplois, augmenter la productivité et revenir sur les droits acquis des salariés.”
Secrétariat général Numéro 119-2020 Réf. : YV/NS Paris, le 26 avril 2020
Téléconférence avec la ministre du Travail et le secrétaire d’État 24 avril 2020
Chères et chers camarades,
Ci-dessous un retour de la dernière téléconférence avec la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et le secrétaire d’État, Laurent Pietraszewski, qui a eu lieu vendredi 24 avril en fin de journée.
Ordonnance sur la durée de travail
Comme elle l’avait laissé entendre publiquement le matin même, la Ministre a confirmé que, pour l’heure, aucun décret permettant de mettre en œuvre l’ordonnance sur les possibilités de dérogation à la durée de travail, temps de repos et travail dominical, n’était projeté. Nul doute que l’opposition syndicale constante à ce sujet et la controverse publique avec le Président du MEDEF sur le “travailler plus” n’y sont pas pour rien. Pour autant, l’ordonnance demeure et peut toujours faire l’objet de décret à un moment ou un autre. C’est pourquoi nous maintenons notre revendication de son abandon.
Titres restaurant
Il s’agissait d’une demande, formulée dès le début du confinement, que le plafond pour l’utilisation des titres restaurants soit relevé. Un décret doit paraître dans les jours à venir donnant la possibilité d’effectuer des achats alimentaires – dans la grande distribution comme dans le commerce de proximité – jusqu’à 95€. Quant aux titres restaurants périmés, ils seraient reversés dans un fonds de soutien à l’activité des Cafés et Restaurants.
Délais de consultation des CSE
Comme indiqué dans une circulaire précédente (n°118-2020 relative à l’Ordonnance n° 2020-460 du 22 avril 2020), la Confédération s’était adressée la veille de la réunion à la Ministre pour contester les dispositions relatives au raccourcissement des délais de consultation du CSE. Les autres organisations syndicales étaient sur la même position.
Contrairement à ce qui avait été annoncé, le décret, quant à sa mise en œuvre, n’a pas encore été pris et ne devrait l’être que cette semaine. Nous serons vigilants, considérant que cela n’a aucune utilité sachant que les IRP ont toujours la capacité d’être mobilisées rapidement dans le contexte de dispositions d’urgence, mais que cela risque par contre d’être détourné par certains employeurs pour faire passer des PSE ou autres décisions contraires aux salariés.
Activité partielle individualisée
Là aussi, nous nous étions adressés à la Ministre par écrit, pointant le risque d’inégalités salariales injustifiées, voire de discriminations entre salariés sous le coup de décisions arbitraires (cf. pièce jointe à la circulaire n°118-2020). La Ministre renvoie à l’obligation, soit d’un accord, soit d’un avis conforme du CSE.
Maladie professionnelle
À l’évidence la revendication de la reconnaissance en Maladie professionnelle du Covid-19 au-delà des seuls personnels de santé fait son chemin. Le ministère nous dit être en train d’examiner cette question au regard d’une multiplication probable des recours individuels devant la justice.
Prévoyance et santé
L’ensemble des syndicats ont soulevé la question du maintien des prestations de prévoyance en situation d’activité partielle, faute d’être parvenus à un accord avec le patronat jusqu’alors. La solution pourrait passer par une ordonnance rendant obligatoire l’appel à cotisation en situation d’activité partielle, quitte à envisager un paiement différé pour les entreprises concernées. Dans certains secteurs (ProBTP) les organismes de prévoyance ont maintenu les prestations sans appel de cotisation que ce soit pour les salariés ou les entreprises en les finançant sur leurs réserves en cas de besoin.
Écoles et 11 mai
Outre le fait que les conditions de reprise des écoles soulèvent beaucoup de questions et d’inquiétudes (cf. pétition lancée par la FNECFP FO), une interrogation supplémentaire vient de l’annonce que cette reprise se ferait sur la base du volontariat des parents, sans que soit clarifiée la position qui serait alors celle du parent salarié, ne souhaitant pas que son enfant reprenne l’école, vis-à-vis de son employeur (maintien de la position d’arrêt pour garde d’enfant ?).