Lettre aux maires de Seine-Saint-Denis

Lettre aux maires de Seine-Saint-Denis

Bobigny, le 23 avril 2020

Mesdames, Messieurs,
Les maires de Seine-Saint-Denis,

Le Président de la République, puis le Premier ministre et le ministre de l’Éducation nationale, ont annoncé leur décision de rouvrir progressivement les crèches, les écoles, les collèges et les lycées à compter du 11 mai prochain, alors même que tous les lieux publics resteront fermés.

Cette décision a des conséquences majeures en particulier pour les mairies, la gestion sanitaire des écoles tant sur le temps scolaire que péri scolaire.

Pour notre part, nous considérons que cette décision est irresponsable, dangereuse, impossible à mettre en œuvre sur le terrain sans mise en danger des élèves et des personnels. Les gestes barrières, nous le savons tous ne pourront être respectés compte tenu de l’âge des élèves ou du nombre d’élèves par classe. Comment imaginer qu’un enfant de 7 ans se tienne à bonne distance de ses pairs durant ce temps scolaire et périscolaire ? Sans parler des regroupements dans la cour de récréation, de la sieste en maternelle, des repas collectifs, des transports…

Dès lors comment éviter une nouvelle flambée épidémique quand les écoliers ainsi que les 11 000 enseignants du premier degré de notre département seront rassemblés en classe, auxquels il faut ajouter tous les personnels ATSEM, AESH, animateurs et surveillants de cantine amenés à se déplacer et à entrer en contact ?

La FNEC FP FO a déclenché une procédure d’alerte telle que prévue par l’article 5-7 (faisant référence à l’article 5-5) du décret 82-453 modifié. Devant l’absence de réponse du ministère de l’Éducation Nationale aux questions posées, la FNEC FP FO a un motif raisonnable de penser que la santé et la vie de nos collègues sont menacées par des décisions de reprise le 11 mai.

Le comité hygiène et sécurité conditions de travail (CHSCT) du ministère de l’Éducation nationale indique dans un avis voté par FO et FSU : “Le CHSCT M demande un dépistage généralisé aux personnels et aux élèves comme préalable à toute reprise d’activité.”

L’union départementale FORCE OUVRIÈRE de Seine-Saint-Denis, avec le Snudi-FO, soutiennent ce vœu et exigent de M. le ministre la mise en œuvre de toutes les mesures de protection nécessaires, à savoir la mise en place d’équipements de protection à hauteur des besoins, la désinfection totale des locaux, ainsi que la mise en place de tests quotidiens.

Au cours du Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN) de Seine-Saint-Denis du lundi 20 avril, une vive inquiétude s’est exprimée aussi bien de la part des représentants du personnel que des fédérations de parents d’élèves, ainsi que des élus.

Pour notre part, nous vous informons que l’union départementale FORCE OUVRIÈRE de Seine-Saint-Denis et le Snudi-FO, soutiendront tous les personnels qui refusent de retourner sur leur lieu de travail, soucieux de leur santé et de celle de leurs élèves.

L’union départementale FORCE OUVRIÈRE de Seine-Saint-Denis, avec le Snudi-FO, tiennent également à vous informer de la mise en ligne d’une pétition nationale par la fédération nationale de l’enseignement, de la culture et de la formation professionnelle FORCE OUVRIÈRE (FNEC-FP FO), qui a déjà recueilli la signature de 40 000 personnels, parents d’élèves et citoyens

Lien : fofnecfp.fr/le-11-mai-ou-apres-pas-de-reprise-sans-depistage-systematique- sans-tous-les-moyens-deprotection-necessaires

Nous sommes bien évidemment à votre disposition pour échanger sur toutes ces questions.

Jean-Marc Burtscher
Secrétaire Départemental Adjoint Snudi-FO 93

Reza Painchan
Secrétaire Général FO93


UNION DÉPARTEMENTALE FORCE OUVRIÈRE DE SEINE-SAINT-DENIS
Place de la libération – 93000 Bobigny – tel. 01 48 96 35 35 – fax. 01 48 96 35 29

Une activité à tout prix !

Une activité à tout prix !

le 21/04/2020

Mi-mars 2020, le Gouvernement a demandé à tous les établissements de soins du Privé et du Public d’annuler toutes les activités afin que le système hospitalier se prépare à la pandémie COVID. Bien avant cette date, l’établissement a intelligemment anticipé et donné de bonnes directives en revoyant les organisations (dialyse, urgences, consultations…). Dès le 27 février 2020, et à notre demande, des points réguliers d’informations ont pu être faits aux élus du CSE/ CSSCT (nouveau CE et CHSCT).

Nous déplorons de constater que ce nétait quun semblant de dialogue sociale. Depuis que lEtat durgence sanitaire a été décrété par le Président de la République, la Direction fait ce quelle veut et décide toute seule dans son coin ou avec les praticiens !

Grâce à la mobilisation des élus sur le terrain, les informations nous remontaient et nous avons pu intervenir plusieurs fois notamment sur la question des effectifs soignants, sur la mise en repos « forcée » des salariés mais aussi lorsque nous avons constaté un risque infectieux avec la mise en œuvre d’une nouvelle procédure portant sur la « prise en charge des décès COVID » qui autorisait des présentations de corps COVID, non réglementaire et non sécuritaire (flux mélangé COVID /non COVID).

Le 21 avril 2020, nous apprenons un retour en phase 1 et/ou phase 0 dès le 21 avril 2020 avec des réouvertures de consultations et des programmations de bloc alors que létablissement compte toujours environ 33 patients COVID hospitalisés dont 20 en USC/Rea.
Il faut savoir que le Ministre de la Santé a demandé que les activités essentielles (cardio, neuro, dépistage cancéro…) reprennent afin de limiter des conséquences sur la santé des citoyens.

Nous apprenons que lactivité reprend en consultation mais ne sera pas contrôlée ! Nous apprenons aussi que les consultations de chir vasculaire et consultations de neurologie ne reprennent pas : cherchez l’erreur ?!
Nous découvrons qu’une hôtesse de consultation devra « filtrer » les patients à l’entrée (prise de températures, remise de masques…) en lieu et place dune infirmière ! LA BONNE BLAGUE !

Que des plexiglass ne seront pas installés aux accueils ! Or, la situation n’est plus celle de Février et nous devons faire évoluer les mesures de protection en fonction de l’évolution des connaissances sur le virus et du taux de contamination dans le département de Seine Saint Denis. Nous comprenons ainsi que nous aurons des flux de patients COVID/potentiellement COVID ou non COVID. La question du bio nettoyage avec EPI en consultation se pose dans un secteur fortement touché par labsentéisme !

Nous apprenons aussi aujourd’hui que l’on réouvre entièrement le service de médecine alors que nous connaissons un taux d’absentéisme déjà bien élevé dans la catégorie des soignants dans laquelle nous constatons des équipes fatiguées qui méritent du repos ! (Va-ton refuser les congés des soignants du mois de mai pour assurer des activités soi-disant essentielles ?).

Nous découvrons quon réinstalle 2 malades par chambre cela pour augmenter le nombre de patients !

On ne prend plus aucune sécurité au Vert Galant ? Retour à la phase 0 ?

Nous comprenons ainsi que les IDE, AS, Brancardier et ASH devront travailler dans ce secteur dans l’insécurité (sans équipement approprié) dans un service qui aura un flux de patients COVID/potentiellement COVID/potentiellement non COVID !

Nous apprenons que le bloc opératoire va reprendre dès aujourd’hui les « activités essentielles », en activité semble-t-il réduite (?), et à partir du 11 mai, chaque chirurgien pourra opérer une fois par semaine (activités essentielles ou non essentielles ?).

Nous apprenons que l’activité endoscopie réouvre dès le 28 avril à 60% de sa capacité !

FO affirme que la sécurité des salariés EST et DOIT rester la priorité !

En Ile de France, les établissements sont toujours saturés et une seconde vague dans la région est attendue au regard de la FORTE circulation du virus. La gestion de stock des matériels et produits doit être une priorité !

L’Ile-de-France est une région où le virus circule encore fortement (au 17/04) :
• 60% des entrées nationales en Réanimation ont lieu en IDF,
• 40% des décès nationaux annoncés ont lieu en IDF.

La reprise des activités essentielles doit être contrôlée, c’est-à-dire que les rendez-vous ne doivent pas être en accès libre sur Doctolib mais doivent être filtrés !! A ce jour, personne ne contrôle les motifs de rendez-vous de consultations ! Les rendez-vous doivent être donnés par l’établissement et reconnus comme « Essentiel ».

FO rappelle à toute fin utile l’existence d’une ordonnance parue le 26 mars garantissant un maintien du chiffre d’affaires des établissements de soins donc lurgence financière de reprendre une « activité à tout prix » nest pas justifiée et doit se limiter aux activités essentielles (neuro, cardio, dépistage de cancer…).

FO déclare que si l’Etablissement dispose de lits et des effectifs soignants suffisants pour assurer de l’activité, il peut aussi prendre en charge des résidents d’EHPAD COVID+ qui, à ce jour ont peu accès aux soins hospitaliers et sont actuellement confinés dans leurs chambres, sédatés sous Rivotril !

Prendre en charge et soigner nos résidents d’EPHAD COVID est UNE URGENCE mais peut-être que le mot URGENCE n’a pas la même définition lorsqu’il s’agit de résidents d’EHPAD ?

CONSTAT :

1/ On demande au personnel non soignant dutiliser 1 masque chirurgical par jour (et non toutes les 4 heures comme le préconise l’ARS) afin de permettre une protection optimum aux collègues soignants. Sur ce point, il nous est rapporté que certains praticiens consultent avec des FFP2…
Aujourdhui, on nous dit que le stock permet de distribuer les masques aux patients des consultations ! Au regard des informations reçues (une consultation toutes les 20 min dans 7 bureaux) nous estimons une utilisation quotidienne denviron 250 masques chirurgicaux pour lactivité consultation !

2/ Les soignants dans les services COVID ont une restriction en matière dutilisation de surblouses et utilisent les surblouses de bloc opératoire à raison de 1 par jour du fait de stock en tension au niveau mondial.
Aujourdhui on apprend quil y a des blouses pour rouvrir le bloc pour des activités dites essentielles qui assurément ne seront pas toutes « essentielles » (On s’interroge sur les posthectomies programmées ?).

3/ La gestion des produits anesthésiants est en tension en raison de la forte activité de Réanimation nationale et mondiale.
Aujourd’hui, nous apprenons qu’il y en a pour la chirurgie HPVG mais pas pour les Réanimations ?!
Pourtant l’Etat vient d’annoncer une réquisition des curares et hypnotiques et les établissements seront rationnalisés dès le 25 avril !

Ce tract a été réalisé d’après les réclamations reçues des salariés puisque la Direction N’A PAS DAIGNE CONSULTER LE CSE sur un éventuel plan de reprise d’activité (encore moins le CLIN ! Une Instance morte depuis de nombreux mois) !!! Lorsque FO disposera de l’ensemble des infos, il agira en conséquence, préavis de grève, droit de retrait des salariés, saisine de l’ARS…

Carmen CATARINO
Déléguée Syndicale FO HPVG


Syndicat Force Ouvrière de l’Hôpital Privé du Vert Galant 38 rue du Dr Georges Assant – 93290 Tremblay-en-France

Lettre aux maires de Seine-Saint-Denis

Covid-19 et exercice des mandats

La Direction Générale du Travail a été amenée à préciser les conditions d’exercice des mandats des représentants du personnel et des délégués syndicaux pendant l’épidémie Covid-19, notamment les conditions de leur déplacement sur les sites où sont présents les salariés.

Le principe de liberté de circulation des membres élus de la délégation du personnel et des représentants syndicaux du CSE dans l’entreprise est prévu par l’alinéa 2 de l’article L.2315-14 du code du travail qui dispose : “Pour l’exercice de leurs fonctions, les membres élus de la délégation du personnel du CSE et les représentants syndicaux au comité peuvent également, tant durant les heures de délégation qu’en dehors de leurs heures habituelles de travail, circuler librement dans l’entreprise et y prendre tous contacts nécessaires à l’accomplissement de leur mission, notamment auprès d’un salarié à son poste de travail, sous réserve de ne pas apporter de gêne importante à l’accomplissement du travail des salariés.”

Toute atteinte à ce principe doit être justifiée par des impératifs de sécurité et doit être proportionnée au but recherché (Cour de Cassation, 26 février 2020, 18-24.758 F-D).

En situation d’état d’urgence sanitaire, au regard de leurs attributions en matière de santé sécurité et condition de travail, les élus du CSE, particulièrement ceux membres de la CSSCT, et les délégués syndicaux, doivent pouvoir continuer à exercer leurs missions à l’intérieur des entreprises dont l’activité n’est pas interrompue. Elles requièrent le maintien de leur liberté de circulation, reconnue d’ordre public.

Un tel déplacement sur site, qui ne peut être différé ou est indispensable à l’exercice des missions d’élu ou de délégué syndical, est regardé comme un déplacement professionnel. À ce titre, l’employeur délivre le justificatif de déplacement professionnel prévu en application de l’article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19.

Les modalités de circulation doivent être adaptées à la situation exceptionnelle. Ceci implique d’organiser les déplacements et les contacts avec les salariés, dans le respect des gestes barrières et des procédures mises en place dans l’entreprise, uniquement lorsque les moyens de communication à distance sont inopérants ou insuffisants.

Ces principes s’appliquent également lorsque le représentant du personnel est placé en activité partielle, la suspension du contrat de travail n’entraînant pas la suspension du mandat (cf. CE 13 novembre 1987, n° 68104, publié au recueil).

Mettons fin à la catastrophe !

Mettons fin à la catastrophe !

SPECTACLE, AUDIOVISUEL, CINÉMA, INTERMITTENTS

DES MESURES S’IMPOSENT, “QUOI QU’IL EN COÛTE”.

Pétition adressée à Monsieur le Premier ministre, Madame la ministre du Travail, Monsieur le ministre de la Culture, Monsieur le ministre de l’Économie et des Finances.

C’EST UNE CRISE GÉNÉRALE

Nous sommes artistes et techniciens du cinéma, de l’audiovisuel et du spectacle vivant. La crise sanitaire que nous traversons nous plonge dans une crise sociale sans précédent. Cette crise touche tous nos métiers, tous les professionnels. Elle est massive et générale. Depuis les premières interdictions de rassemblement, annulations après annulations, nous avons été parmi les premiers touchés dans nos activités.
Il est clair que nous serons les derniers à pouvoir retravailler.

LES MESURES PRISES SONT INSUFFISANTES

Les moyens engagés par le gouvernement ne sont toujours pas à la hauteur de la catastrophe dans nos secteurs. Combien de spectacles, de festivals, de tournages, de concerts, d’événements culturels devront être encore annulés pour que vous preniez conscience de l’ampleur du désastre ?

DES MESURES S’IMPOSENT MAINTENANT,
POUR AUJOURD’HUI, DEMAIN ET APRÈS

Ces mesures doivent concerner l’ensemble de la période d’interdiction des rassemblements. Elles doivent aussi couvrir l’après. Nous le disons, la situation est gravissime : il faudra à la plupart des professionnels de longs mois, voire des années, avant de retrouver l’activité d’avant crise.

Nous invitons le public à partager le constat que nous faisons.

NOS REVENDICATIONS : DES ACTES FORTS ET PRÉCIS !

CONCERNANT LE PAIEMENT DES SALAIRES

Tout engagement annulé doit être honoré en salaire, ou à défaut en indemnité de “chômage partiel”.
Permettre juridiquement aux structures, de droit privé et de droit public, le paiement des engagements annulés.

Le ministère de la Culture a recommandé le paiement des contrats de cession et des contrats d’engagement non effectués par les structures subventionnées, sur la base du volontariat, sans base juridique.

CONCERNANT LE “CHÔMAGE PARTIEL”

Tout engagement annulé, non payé en salaire, doit être indemnisé en “chômage partiel”.

Les employeurs doivent en faire la demande. Le salarié doit pouvoir percevoir 84% du salaire net prévu. Les jours déclarés en “chômage partiel” doivent être pris en compte à raison de 7h par jour coté Pôle Emploi, pour chaque cachet ou journée de travail.

• Donner aux petites structures les moyens financiers de payer la cotisation des Congés Spectacles, afin qu’elles puissent recourir au “chômage partiel”.

Nous savons que beaucoup de salariés sont exclus de ce dispositif.
Les structures indépendantes fragilisées ne peuvent pas y recourir sans un soutien financier spécifique.

• Confirmer la possibilité du recours au “chômage partiel” par les associations subventionnées.

La prise en charge par l’État est à ce jour susceptible d’être remise en cause pour ces associations.

• Permettre aux salariés gérés par le GUSO (Guichet Unique du Spectacle Occasionnel) de bénéficier du “chômage partiel”. Ils en sont pour l’instant exclus.

• Définir une ligne claire, ouverte et solidaire, quant à la prise en compte des promesses d’embauche, des engagements sur les contrats à venir, notamment pour les festivals annulés.

À ce jour, seuls les contrats engagés avant le 17 mars peuvent être indemnisés.
À ce jour, aucune indemnisation au chômage partiel ne peut être prise en compte, côté Pôle Emploi, après le 31 juillet.

CONCERNANT L’ASSURANCE CHÔMAGE

• Ne pas étendre la précarité inhérente aux emplois artistiques et techniques, notamment en aménageant la réglementation des Annexes 8 et 10 de l’assurance chômage.

• Quelle que ce soit la durée du confinement, prolonger d’autant la période d’indemnisation pour tous les intermittents. Pas seulement pour ceux qui arrivent en fin de droits.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’indemnisation est à ce jour prolongée uniquement pour ceux qui arrivent en renouvellement pendant le confinement.

• Adapter la réglementation pour permettre l’ouverture de droits des nouveaux entrants, ou pour les intermittents en rupture de droits.

Via un fonds provisoire d’indemnisation. Par exemple en abaissant le seuil des 507h requises, au prorata de la durée totale de l’interdiction des rassemblements. Les plus fragiles d’entre nous ne doivent pas être exclus.

• Adapter la règlementation pour permettre facilement la réouverture de droits après un congé maternité, après un arrêt maladie.

À ce jour, après un arrêt maladie ou un congé maternité, il faut obligatoirement un contrat de travail pour valider la période d’arrêt.

• Reporter l’application des délais de franchise à partir du 1er mars 2020, pendant la durée du confinement, pour éviter de mettre de nombreux salariés dans des difficultés financières.

• Suspendre le système de date anniversaire “glissante”.

Une future ouverture de droits doit pouvoir débuter au lendemain de la date anniversaire, et non pas “glisser” au dernier contrat, qui pourrait se situer plusieurs mois avant. Si l’on devait revenir au dernier contrat travaillé avant la crise, il ne resterait que très peu de mois pour retrouver ses 507 heures.

• Au moment du réexamen de ses droits, tout salarié intermittent qui n’aurait pas ses 507 heures devra bénéficier d’une période supplémentaire d’indemnisation, de douze mois ou plus en fonction des conséquences de la crise sociale. Le montant de son indemnité journalière doit être identique à celui de sa précédente période indemnisée.
Ce filet de protection nous est indispensable.

Cette période supplémentaire doit être financée par l’État, via un fonds provisoire d’indemnisation.

• D’autres mesures seront nécessaires dans le futur : une vraie concertation doit être engagée, avec des interlocuteurs au fait des réalités de nos métiers.

NOUS, PUBLICS ET PROFESSIONNELS,
SOUTENONS ET SIGNONS CETTE PÉTITION.

http://chng.it/6Y6ZgcX9

Les points sur les i

Reprise progressive de l’école le 11 mai ?

Reprise progressive de l’école le 11 mai ?

C’est de l’enfumage irresponsable !

Satisfaction immédiate des revendications !

La reprise, un objectif social pour lutter contre le décrochage scolaire ? Vraiment ? Ou alors une façon de se mettre au pas quand le patronat ordonne ? Depuis quelques jours, les pressions du MEDEF se sont multipliées, le chantage au chômage dans le privé et à la confiscation des congés dans le public n’était plus dissimulé. “Le 11 mai, il s’agira aussi de permettre au plus grand nombre de retourner travailler, redémarrer notre industrie, nos commerces et nos services” a déclaré E. Macron le 13 avril.

Il s’agit de gommer les inégalités ou remettre les salariés au travail dans les conditions révoltantes des ordonnances de la loi “d’urgence sanitaire” ?

Lutter contre les inégalités sociales au mois de mai / juin à l’école ? Comment le ministre ose-t-il parler de lutte contre les inégalités alors qu’il persiste à fermer 172 classes dans le seul département du 93 ?! Alors que nous demandions des moyens pour accompagner nos élèves à la rentrée ? Au lieu de ça, ce n’est pas un seul remplaçant en plus, pas de RASED complet, pas une infirmière scolaire, comme d’habitude on fait des économies sur notre dos ! 

M. Macron vient d’annoncer la réouverture des écoles à partir du 11 mai, mais à quel prix ? Sous quelles conditions ? Avec quelles protections ? De quelle progressivité nous parle-t-on alors que les restaurants et les cinémas restent fermés ?

Tout est flou et c’est la peur au ventre que les collègues envisagent ce retour.

Comment peut-on imaginer une seule seconde une distanciation et des gestes barrières avec des enfants ?

Comment imaginer de mener des séances pédagogiques sans contact et de surcroît sans prendre le risque d’être contaminé ni de contaminer ses proches de retour de l’école ?

Au nom de quoi prend-on le risque de reprendre le chemin de l’école et de prendre des risques inconsidérés pour nos vies. Tout rouvrir pour deux mois : école, cantine, centre de loisirs ? Distanciation sociale à l’école avec les parents, les autres enseignants, les AESH, les personnels de la mairie, dans les transports ?

Nous sommes donc les premiers à repartir au front : les enseignants, les AESH, les ATSEM, les territoriaux et les 12 millions d’élèves.

Les enfants peuvent être des vecteurs de la maladie et on nous envoie tels des militaires, les enseignants au front. Sauf que contrairement aux militaires, nous, nous ne sommes pas armés. Pour calmer les parents, l’école ne sera pas obligatoire mais nous, nous sommes exposés.

C’est une honte ! Nous n’avons, en temps normal, déjà du savon qu’une fois sur deux, alors là, du gel hydroalcoolique pour les enseignants, pour les enfants, des masques, des gants pour tous. Comment garantir notre sécurité dans les transports ?

“Les gens fragiles doivent rester chez eux” mais qu’est-ce qu’un “agent fragile” ? Faudra-t-il justifier d’une RQTH ? À quel âge un enseignant doit-il rester chez lui ? 50 ans, 55 ans, 60, 62 ans et du coup son salaire, son jour de carence, le rapport avec les parents ? Aurons-nous des réponses ?

C’est l’incompréhension et l’incohérence totales, sacrifier les enseignants et les élèves au nom de quoi ? On découvre des cas de décès de patients de plus en plus jeunes. Le taux de mortalité dans le 93 est le plus élevé de France. Durant le CHS CT du 6 avril,  le Directeur Académique Adjoint a même précisé que “le COVID 19 ne sera pas forcément pris comme maladie professionnelle : Et oui ! Comment allez-vous prouver que vous l’avez attrapé à l’école …”  rajoute-t-il. On le voit, ils oseront tout pour faire repartir l’économie, pour que les affaires reprennent, pour que ce système qui a détruit l’Hôpital Public puisse de nouveau refaire des bénéfices.

C’est le président de la Fédération des médecins de France Jean-Paul Hamon lui-même qui déclare que cette décision “fait courir un risque inutile (…) je pense que c’est prématuré. On s’attendait tous à ce qu’il décrète des vacances jusqu’en septembre.” 

(France Info, 13 avril 2020).

Les collègues se sont confinés, ont respecté tout ce qui a été dit, ils ont assuré leur “continuité pédagogique” et là on leur demande de se déconfiner en “deuxième ligne” selon les propos de M. Macron lui-même.

Puisque le gouvernement ne parviendra pas
à respecter les conditions nécessaires
à la sécurité de tous, nous disons non à la reprise le 11 mai.

Annulez les fermetures, ouvrez les postes nécessaires ! Pas de reprise possible sans dépistage systématique de toute la population ! Protections nécessaires pour tous les volontaires. Le CHS du 30 avril continuera à intervenir sur ce sujet.

 Le Snudi FO 93 soutiendra toutes les demandes de droit de retrait, il n’est pas question que les collègues aillent au travail la peur au ventre ! La FNEC FP-FO a déposé un préavis de grève pour couvrir tous les personnels qui refuseraient cette mise en danger collective des personnels, des élèves et de leurs parents.

Les collègues nous appellent, témoignent de leurs inquiétudes, de leur colère. Ils ne veulent pas être sacrifiés.

Il n’y aura pas de reprise possible
tant que le gouvernement ne parviendra pas à respecter
les conditions nécessaires à la sécurité de tous

Il est hors de question de risquer nos vies pour un retour dans l’improvisation la plus totale ! Aucun test, quelques masques dans le meilleur des cas, aucun suivi médical …

Les conditions de la reprise ne sont pas là !

Dès à présent le Snudi-FO organise des RIS en Audio/Vidéo conférence pour informer les collègues. Le Snudi-FO prend contact avec les autres organisations syndicales, les fédérations de parents d’élèves !

Prochaines réunions d’informations syndicales prévues :
Mardi 21, vendredi 24, mardi 28, Jeudi 30 à 10h et 15h.

Vous pouvez inscrire de suite, en suivant le lien ci-joint :
https://www.snudifo93.net/teleris/

Aide exceptionnelle de solidarité

Aide exceptionnelle de solidarité

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 15 avril 2020

Olivier Véran
Ministre des Solidarités et de la Santé

Julien Denormandie
Ministre chargé de la Ville et du Logement

Christelle Dubos
Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Solidarités et de la Santé

COVID-19 : le Gouvernement annonce le versement d’une aide exceptionnelle de solidarité aux foyers les plus modestes

La crise épidémique pèse lourdement sur les conditions de vies des personnes modestes, et en particulier des familles. D’une part certains ménages font face à des dépenses plus importantes du fait du confinement ou à des difficultés à subvenir à leurs besoins les plus essentiels. L’absence de cantine quasi-gratuite fait par exemple supporter à de nombreuses familles une charge financière supplémentaire pour faire déjeuner leurs enfants, alors que le recours à l’aide alimentaire est parfois devenu difficile. D’autre part ces ménages ont pu voir leurs revenus diminuer du fait de la situation épidémique.

Face à ces constats et pour soutenir les familles et les personnes les plus précaires le président de la République a annoncé dans son allocution du 13 avril 2020 le versement d’une aide exceptionnelle aux foyers les plus modestes. Cette aide a été détaillée à l’issue du conseil des ministres du 15 avril 2020.

Les foyers allocataires du revenu de solidarité active (RSA) ou de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) percevront une aide de 150€, à laquelle s’ajoute 100€ supplémentaires par enfant à charge.

Par ailleurs, toutes les familles bénéficiaires des aides personnalisées au logement (APL) qui ne touchent pas le RSA ou l’ASS bénéficieront d’une aide de 100€ par enfant à charge.

Ces aides s’ajouteront aux aides sociales versées mensuellement toute au long de l’année, et sera versée automatiquement aux personnes qui y ont droit.

4,1 millions de foyers dont près de 5 millions d’enfants bénéficieront de cette aide exceptionnelle de solidarité versée en une fois, le 15 mai 2020, automatiquement par les caisses d’allocations familiales (CAF), les caisses de la mutualité sociale agricole (MSA) et Pôle emploi.

Ce dispositif de solidarité, absolument nécessaire pour soutenir les foyers modestes qui subissent plus durement les conséquences de la crise épidémique, représente un budget de 900 millions d’euros.
M. Olivier Véran, M. Julien Denormandie et Mme Christelle Dubos tiennent à rappeler la mobilisation totale du Gouvernement pour qu’à la crise épidémique ne s’ajoutent pas des drames humains. Cette aide exceptionnelle vient soutenir les familles modestes tout en renforçant le soutien apporté aux plus précaires en cette période de crise : maintien de l’aide alimentaire, mise à l’abri des personnes sans domicile fixe, prolongation des droits aux aides sociales, mobilisation de la réserve sociale.

Les ministres remercient les associations, les collectivités, les travailleurs sociaux, les structures sociales et médico-sociales ainsi que tous les citoyens qui, face à une crise sans précédent, font vivre cette solidarité partout en France et viennent en aide à ceux qui en ont le plus besoin.

Tableau des montants de l’aide exceptionnelle de solidarité :

Pour un foyer bénéficiaire des APL (hors bénéficiaires du RSA ou de l’ASS)

  • Personne seule ou en couple 100€ avec un enfant
  • Personne seule ou en couple 200€ avec deux enfants
  • Personne seule ou en couple 300€ avec trois enfants
  • Personne seule ou en couple 400 € avec quatre enfants
  • Etc…

Pour un foyer bénéficiaire du RSA ou de l’ASS

  • Personne seule ou en couple 150€
  • Foyer avec un enfant 250€
  • Foyer avec deux enfants 350€
  • Foyer avec trois enfants 450€
  • Foyer avec quatre enfants 550€
  • Etc..
Nouveau Mensonge d’État

Nouveau Mensonge d’État

Prime … il y aura beaucoup de déçus et de laissés pour compte !

En organisation syndicale responsable, la Fédération des Personnels des Services publics et des Personnels des Services de santé Force Ouvrière a jugé nécessaire, le 17 mars 2020, de suspendre ses préavis de grève pendant la période de crise sanitaire sans précèdent que nous traversons et cela, malgré une situation sociale largement dégradée par ce gouvernement. Depuis le début du confinement, nous sommes en relation avec les différents ministères, afin d’être informés de la situation et de faire remonter les difficultés du terrain. Ce dialogue social ne s’est pas fait naturellement et il aura fallu faire preuve d’obstination pour que des rencontres hebdomadaires soient initiées.

À titre d’exemple, alors que les personnels de l’hôpital public sont surexposés au Covid-19 par manque de moyens de protection, la Commission Hygiène Sécurité Conditions de travail (CHSCT) nationale s’est tenue, des semaines après la décision de mise en confinement sur le territoire, et ceci à la demande exclusive de la Fédération FO-SPS.

Depuis l’intervention du Président de la République à Mulhouse, nous étions dans l’attente de contacts spécifiques avec le cabinet du ministre Olivier VÉRAN concernant l’attribution de la prime promise par M. MACRON aux personnels hospitaliers ainsi que sur la revalorisation des salaires et des carrières. Hier, à 7H30, Olivier VÉRAN annonçait sur les ondes, à propos de la prime, qu’il était en relation avec les syndicats et que des discussions sur la prime et son périmètre étaient en cours. Cette déclaration du ministre de la santé est un nouveau mensonge d’État !

Force Ouvrière, 2ème organisation syndicale de la Fonction Publique Hospitalière, n’a jamais été en effet contactée pour une quelconque négociation sur la prime par le ministre ou même son cabinet !

Hier, en amont du Conseil des Ministres, Olivier DUSSOPT nous a informés des choix du gouvernement sans aucune négociation possible !!

Les annonces faites hier démontrent le manque de considérations apportées au dialogue social et la volonté unilatérale du gouvernement de traduire les propos du Président le 25 mars à Mulhouse :

“L’engagement que je prends ce soir pour eux et pour la nation toute entière, c’est qu’à l’issue de cette crise un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières sera construit pour notre hôpital. C’est ce que nous leur devons, c’est ce que nous devons à la Nation. Cette réponse sera profonde et dans la durée”.

Nous vous laissons juges. Seuls quelques fonctionnaires seront “récompensés” et non tous, comme annoncé déjà dans la presse, sur la base du “surcroît de travail” ! Une fois de plus le gouvernement joue la division et privilégie les finances à l’humain ! Les agents hospitaliers se sentent une fois de plus trahis par ce gouvernement ! Pour mémoire, FO revendiquait le paiement de cette prime à l’ensemble des personnels sur la base des bulletins de paye édités fin mars 2020.

Il nous faudra attendre le détail des textes instituant le dispositif de prime exceptionnelle, afin d’en connaître exactement le périmètre dans les 30 départements, et 108 établissements cités par le Ministre de la Santé. Les éléments délivrés ce jour par le Ministre annoncent déjà une “usine à gaz”, notamment sur la détermination des heures supplémentaires majorées à 50 %. Toutes ces mesures à géométrie et géographie variable ajouteront de la confusion et de la colère auprès des hospitaliers.

S’il y aura eu un “avant COVID” et un “après”, force est de constater que les vieux archaïsmes financiers n’ont pas quitté les ministères ! Après les médailles pour les attentats, l’aumône et la parcimonie pour le COVID !! Pourtant, les discours ministériels et gouvernementaux portant aux nues, l’union sacrée, le tous ensemble et la solidarité pendant cette crise auraient pu nous laisser penser que le “chacun pour soi” et le “tous contre tous” étaient enterrés. Que nenni !

Cela n’augure pas de bons présages pour l’avenir sur le 2ème volet financier promis, à savoir la revalorisation et l’attractivité des carrières.

Devant ce constat, l’Union Interfédérale de la Fonction Publique FO va interpeller par courrier le gouvernement. Nous exigeons un engagement écrit sur un nouvel agenda social prenant en compte les promesses du Président sur l’après COVID, mais également, le retrait immédiat de la loi de la transformation de la fonction publique, de la loi Ma santé 2022 et du projet de réforme des retraites. Nous exigeons un calendrier précis sur l’ouverture de négociations salariales pour tous les agents de la fonction publique. Les paroles s’envolent, les écrits restent !

Conformément à nos valeurs et nos engagements, notre cahier revendicatif sera porté avec autant de force après le Covid-19. Nous n’acceptons pas que le gouvernement continue de mépriser le dialogue social en s’essuyant les pieds sur les agents hospitaliers par le mépris de leurs représentants légitimement élus. La Fédération saura prendre ses responsabilités, que le gouvernement soit prévenu !

Le secrétariat fédéral
Paris, le 14 avril 2020


Fédération des Personnels des Services Publics et des Services de Santé Force Ouvrière
– www.fo-publics-sante.org – Tél. : 01 44 01 06 00 –
153-155 rue de Rome – 75017 PARIS

Les déclarations du Président de la République

Les déclarations du Président de la République

ou “L’allocution d’un sourd”

COMMUNIQUÉ DU SYNDICAT FO AP-HP
suite à l’allocution du président de la république

le 14 avril 2020

Le syndicat FO AP-HP a été très attentif aux déclarations du président de la république lors de son allocution du 13 avril.

Pour FO AP-HP, le président de la république n’a répondu à aucune revendication que le monde hospitalier porte depuis plus d’un an.

L’AP-HP n’a pu tenir que grâce à ses personnels (Personnels de soins, médecins, administratifs, ouvriers, techniques, aux étudiants et aux bénévoles), car après les coupes successives dans les personnels, il n’y avait plus assez de monde pour être au lit du patient.

FO AP-HP exige du véritable matériel pour travailler :

Des masques FFP2 pour ne pas nous mettre en danger
Qu’est-ce que nous avons aujourd’hui ? Deux ou trois masques chirurgicaux pour la journée pour les personnels des services, des masques FFP2 dans les réas et lorsque l’on fait certains soins invasifs.
De plus, les masques FFP2 que l’on nous donne sont bien souvent périmés depuis des années (pour les plus anciens que nous avons trouvé, il s’agit de masques périmés depuis 2001).

Des surblouses pour que l’on ne soit pas contaminé
On nous demande de les envoyer à la blanchisserie pour les laver (il est marqué sur ces surblouses à Usage Unique) par définition non réutilisables. Pourtant nous devons les réutiliser car nous n’avons rien d’autre. Certains préfèrent mettre sur eux un sac poubelle pour se protéger, ils trouvent cela plus sécurisant que des surblouses qui ne protègent plus rien (travail en mode dégradé, nous dit-on)

Quant au matériel médical (pousse-seringues, respirateurs etc.), ils arrivent au compte-goutte. Les médicaments sont pour certains en très forte tension (curare, antibiotiques etc.)

FO AP-HP exige que les lits et des services qui ont été fermés soient réouverts. Bien souvent pour recevoir les patients COVID19, les directions demandent aux médecins de faire sortir les patients qui vont le moins mal, de déprogrammer toutes les interventions non urgentes. On ouvre des lits de réa dans les blocs, dans des chambres d’hospitalisation, tout devient modulable et corvéable.

Pour FO AP-HP lors du déconfinement, il va y avoir une arrivée massive de patients qui ne se sont pas faits soigner durant cette période, qui ne sont pas venus à l’hôpital de peur d’attraper le COVID19 et dont la pathologie s’est aggravée faute de soins. Pour FO AP- HP, le dépistage systématique du personnel et des patients mais aussi de la population est une priorité. Un dépistage à partir du 11 mai sur les personnes présentant des symptômes, c’est ce qui est déjà fait, il n’y a aucun changement de politique.

FO AP-HP les revendications sont et resteront :
• Que tous les personnels de l’hôpital aient des masques FFP2, du gel hydroalcoolique, des surblouses, des lunettes de protection pour tous les collègues (soignants, médecins, ouvriers, administratifs, médico- techniques,…)
• Qu’ils puissent changer de tenues de travail tous les jours.
• Que l’on ouvre tous les services qui ont été fermés depuis des années -Embauche massive de personnel sous statut (Infirmier, Aide-soignant, personnel ouvrier, administratif)
• Que l’on dispose des plexiglass pour tous les agents administratifs qui reçoivent du public afin d’éviter une contamination.
• L’arrêt des appels téléphoniques pour changer les repos des collègues ou les changer d’équipe.
• Que l’on donne le matériel médical dans les services, pousse-seringues, médicaments.
• Nous exigeons que les personnels qui ne se sentent pas capables d’être auprès des COVID+ ne le soient pas.
• Nous exigeons un dépistage immédiat de tous les agents et de tous les patients.
• Que l’on respecte l’arrêt de 14 jours lorsque l’on est reconnu COVID+
• L’augmentation conséquente du point d’indice pour tous, non augmenté depuis bien trop longtemps.

Résister – Revendiquer – Reconquérir

SYNDICAT FORCE OUVRIERE AP-HP
—2, rue Saint Martin 75004 PARIS —Tél. : 01.40.27.40.44 —